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'Assises nationales' : le compte à rebours a commencé


'Assises nationales' : le compte à rebours a commencé

Le Comité national de pilotage (Cnp) des Assises nationales se donne, à compter de ce jour, deux à 3 semaines pour procéder à l’installation officielle de son bureau exécutif national. Ces rencontres initiées par l’opposition réunie au sein du Front Siggil Sénégal, seront étalées dans une période de trois à six mois maximum. Le Cnp que préside M. Amadou Makhtar Mbow, ancien ministre et ex-directeur général de l’Unesco, a ainsi validé les travaux du comité ad hoc, chargé de la préparation de ces assises. La réunion a eu lieu en présence des principaux leaders du « Front Siggil Sénégal » et des représentants des différentes organisations parties prenantes.

Source : Africanglobalnews


« 72 organisations (partis politiques, centrales syndicales, organisations patronales, Ong, organisations de la Société civile et associations de la diaspora), ont confirmé par écrit, leur participation aux Assises nationales », démarrage des travaux dans « deux à trois semaines maximum » par l’installation officielle des membres du Bureau exécutif national à laquelle seront conviées organisations internationales et représentations diplomatiques. Telles sont entre autres révélations, les informations livrées par le comité ad hoc chargé de la préparation des Assises nationales. C’était au cours d’un point de presse tenu ce samedi 03 avril à Dakar. Cette structure présidée par M. Saliou Sarr du Conseil national de concertation des ruraux (Cncr), a aussi déroulé l’architecture institutionnelle, la méthodologie, le chronogramme et le code de conduite de ces conclaves.

Les Assisse nationales vont durer entre trois et six mois
Le Comité national de pilotage s’accorde un délai de trois mois au moins, et six mois au plus pour la durée des assises, tandis que le financement se fera exclusivement par les contributions des participants. Concernant la méthodologie, le schéma proposé a adopté trois sortes de consultation. Ainsi des commissions thématiques, des consultations citoyennes et des forums Internet ont été retenus comme dispositif participatif.

Pour associer les différentes franges de la Nations à ces assises, le Cnp a opté pour la mise sur pied de comités départementaux de pilotage à partir desquels remonteront les propositions vers le Bureau exécutif national. Tout le processus est participatif et toutes les fonctions sont assurées à titre bénévole. Le consensus a été consacré comme mode de prise de décision, tandis que neutralité et responsabilité figurent en bonne place dans le code de conduite édicté.

Lancée par le « Front Siggil Sénégal » (coalition de partis de l’opposition), l’idée des Assises nationales a été proposée à différentes organisations de la société civile. « Ces assises ont été retenues comme solution concertée à la crise institutionnelle, politique, sociale, et économique que traverse le Sénégal », assurent ses promoteurs. Pour l’instant, ni le gouvernement, ni les partis de la majorité, ne s’y sont impliqués. Néanmoins, les partis de l’opposition qui ont été à la base de l’initiative, ont toujours rappelé que les Assises nationales se tiendront, avec ou sans la participation du pouvoir en place.


Dimanche 04 Mai 2008 - 02:15
Dimanche 04 Mai 2008 - 02:21
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1. Posté par Solo1 le 06/05/2008 06:45
Attendons voir ce que ces assises vont donner comme resultats. L'opposition en quetion n'est pas encore prete pour y participer. Ce ne sont que les medias qui font du bruit. Moctar MBow aura une grande deception.

2. Posté par malaika12 le 06/05/2008 13:42
Homo senegalensis


A l'indépendance du Sénégal, j'avais deux ans quand, après une longue parenthèse coloniale, dans les douleurs et allégresses, l'ancienne capitale de l'AOF, bastion de la France, réclame sa souveraineté.
Le discours sur le Référendum est passé par là.

Des grandes figures émergèrent de cette effervescence nationale, avec une vision d'un type de sénégalais nouveau : un mutant tant scandé par le premier président de la République du Sénégal, le poète Léopold Sédar Senghor., chantre de la Négritude.
Mutation au sens biologique, comme un saut qualitatif pour accomplir l'homme nouveau.

Pour atteindre cet objectif de modeler un être universel, ouvert et enraciné, le tissu social et culturel est mis en exergue.

Des écoles d'art, de théâtre, de danse sont créées.

Le Sénégal devient une référence dans la réflexion sur l'identité de l'Homme noir.

A cette époque de mes cinq ans, Dakar me semblait une ville où il faisait bon vivre ; les habitants étaient bien habillés, la ville propre.
Les messieurs et dames de la ville étaient humains car ils donnaient souvent l'aumône et nous savions réciter le Coran et étions propres et disciplinés.

En 1965, je fus inscrit au Cours d'Initiation à l'école primaire d'une banlieue populeuse de Dakar.

Alors maigrichon écolier, des sœurs franciscaines nous offraient un succulent petit déjeuner qui nous retenait en éveil jusqu'au-delà du repas de midi.
Nous étions bien nourris ; la mer était abondante ; le travail facile à obtenir.

L'école était un centre d'excellence où la discipline et le civisme étaient appris par cœur et exécutés à la règle. Sinon…

L'école forçait le respect : serrer la main de son « maître » frisait cette jouissance ludique des esprits ouverts que nous étions.


Le système éducatif avait intégré, dans le sens fort du terme, toutes les composantes sociales : une frange de la société n'était laissé sur le bord de la route qui menait à l'émancipation de l'homo senegalensis.

Les médias avaient valeur d'éducation et de formation avec de grands journalistes qui ont fait la fierté de la profession.

L'excellence était de rigueur et l'intérêt de la Nation la seule variable.

L'internat était un système de compagnonnage dans un cadre éducatif rigoureux et discipliné.

Mes années d'adolescence furent rythmées par une profusion culturelle : le « Ndep ,les « Tand beer » des dames et leur « Ndaw rabin », se succédaient au « Kassak » et autre « Taaxuraan ».
Samba Sow, chanteur et troubadour peulh, rivalisaient avec Saloum Dieng, apôtre du Ndaga, spécialité du Saloum.

Le Festival Mondial des Arts Nègres porta une couronne à toute cette ferveur culturelle.
J'avais huit ans.

L'école primaire que je fréquentais alors fut mise à contribution : mobilisation générale pour accueillir des hôtes de marque mais aussi pour peupler les espaces d'exposition et de performance.

Cet événement sera gravé à jamais dans mon substrat culturel : voire toutes les têtes couronnées du monde, les danseurs de Trinidad et Tobago, les musiciens guinéens, les échassiers du Nigéria…

Senghor était sur toutes bouches.
Mon oncle écoutait ses longs discours sans y comprendre un traître mot !
Les sénégalais aimaient entendre cette voix traînante et ponctuée, en français comme en wolof qu'il parlait avec son fort accent séreer. On en riait !

Il avait à ses côtés une véritable équipe dont Alioune Sène, Ministre de la Culture qui a marqué les annales de ce département.

Le Sénégal de la littérature battait son plein :Cheikh Hamidou KANE, Ousmane Sembène, Aminata Sow Fall, Mariama BA, Ken Bugul et tant d'autres portaient le flambeau du renouveau du roman et de la poésie.
Cette dernière a eu ses apôtres pour la Négritude (Césaire, Damas, Senghor), maintenant , elle a ses novateurs à la quête de l'Identité( David Diop, Amadou Lamine Sall).

Le cinéma n'était pas en reste :Mambéty, Sembène, Ben Diogaye Bèye, Momar Thiam , ravirent tous les trophées sur la scène internationale.

Le cinéma africain venait de naître avec se précurseurs : Paulin Vieyra, Mamadou Sarr.

Mudra Afrique, sous la houlette de Maurice Béjart, fait retentir le métissage si cher à Senghor.
La danse africaine venait de recevoir son label et Germaine Acogny épluchait les planches du monde.

Le Sénégal était sur belle rampe de lancement soutenu par des hommes de qualité et de valeur.
Mon pays était respecté.

Le religieux avait une équation sérieuse : comment ne pas aimer Senghor, ce catholique fervent, affable, pétillant d'intelligence et visionnaire ?

Serigne Falilou Mbacké, Khalife général des mourides donna le premier Ndigel de vote à un catholique !

Le syncrétisme religieux mariait sans états d'âme, chrétiens, musulmans et animistes.

La paix sociale s'est installée avec l'insouciance des masses : les baptêmes se succédaient aux mariages, les bals populaires fusaient de toutes parts.

Tout allait très bien.

L'homo senegalensis festoya sans compter.

Le mérite était célébré : je me rappelle cette matinée où je serrai la main au Président Senghor qui m'offrit comme jouet un avion…C'était l'époque où l'écolier de parents indigents était célébré au même titre que ceux ou celles des quartiers cossus de Dakar.
Un moment où seul le mérite est récompensé.

Signe visionnaire de Senghor : je suis l'homme de toute ma lignée qui a le plus pris l'avion et voyagé !
Mes grands-parents ont voyagé en bateau pour rejoindre le front français comme tirailleurs.
Seul mon oncle maternel en est revenu avec une jambe en moins !
Pour la France !

Et vint la première sécheresse.

Je vis débarquer à la concession, de lointains cousins et oncles, tantes et cousines.

Ils venaient tous de découvrir les caprices de la nature : Dame pluie, en cette année-là, avait décidé d'être frivole.
Les greniers se vidèrent ; le bétail mourrait.
Le peuple connaît la famine. Une disette, disait-on pour faire joli.

Le réveil fut brutal. Les remèdes préconisés fort aléatoires.
Les sociétés d'état s'écroulaient les unes après les autres, victimes de la gabégie , de la corruption et du népotisme.

La banque Mondiale et le FMI n'attendaient que ce moment pour proposer de remèdes de cheval : les plans d'ajustements structurels.

Et le pain blanc disparut à jamais des menus de l'homo senegalensis.

Senghor est parti, un soir de Noël, après un émouvant adieu aux sénégalais, sénégalaises et hôtes vivant parmi nous, rejoindre la Normandie tant aimée et admirer des prairies plus verdoyantes que celles du Sine.

« Pour ne pas gêner son dauphin. », disait-on dans les salons feutrés de la capitale.

L'homme de « Nuits de Sine » est parti ce soir-là, portant une douloureuse blessure qui le marqua à jamais : la mort de son fils Philippe.
Goûtant moins à la vie, Senghor est parmi se réfugier dans les limbes de l'Académie française.

Mais jamais le peuple ne l'oubliera.

Il nous laissa un disciple, courtois et presque timide du haut de ses deux mètres.
L'homme est réputé un excellent technocrate et un honnête travailleur.
Abdou Diouf était discret et poli.

Il nous laissa un long discours sur « la détérioration des termes de l'échange » qui, à lui seul, suffisait à justifier toutes les privatisations et les coupes budgétaires sur tout ce qui « n'est pas rentable », au sens économique du terme.
Et la Culture fut la première victime.

Il se raconte dans les salons huppés de Dakar qu'un Ministre « rétrogradé » au rang de chargé de la Culture recevait des condoléances de ses pairs !
La vision du Président Senghor se trouve ainsi dévoyée au profit de l'économisme sans visage humain.
Jamais Senghor , l'humaniste, n'aurait accepté un tel diktat : était-ce pour ça qu'il était parti ?

Et l'argent prit le pouvoir au détriment des couches laborieuses.
L'agriculture est sacrifiée au profit de culture de rente, les industries licencient, les syndicats s'époumonent.

Le chômage touche chaque famille. Les départs volontaires détruisent tant de ménages.

Le lait est déjà tiré, il faut bien le boire.

L'Université connaît une succession d'années blanches.
Les élections se suivent avec leurs lots de truquage, de matraquage et d'achats de conscience.
Les grands électeurs (marabouts, politiciens de métier) sont arrosés à coups de centaines de millions pendant que les paysans désertent les champs pour s'agglutiner dans les villes qui n'en finissent pas de grossir.

La période du pain noir fut terrible pour les populations sénégalaises : les mœurs se sont dégradées à toute vitesse, le tissu social disloqué, la culture négligée et le culte de l'argent facile érigé en système.
Et l'homo senegalensis de déclamer que « l'argent ne se travaille pas, on l'obtient par des combinaisons ».

La fin des années 80 fut marquée par le douloureux évènement de la chasse aux mauritaniens, suite aux exactions de ces derniers sur des sénégalais.

Une vendetta sanguinaire s'ensuit.
Pour la première fois dans l'histoire contemporaine du pays, des sénégalais égorgent et émasculent des êtres humains.
J'avais trente ans et jamais je n'avais vu de cadavre au paravent !

L'homo senegalensis , si cher à Senghor est mort, tué par le dauphin de ce dernier sous l'autel de l'ignorance, du manque d'idéal, et surtout, faute de visionnaires.

Laissés à eux-mêmes, livrés à la manne des capitaux, sans éducation de qualité, voilà le sénégalais qui troque ses valeurs de
jom, courage, bravoure, honneur
mun, retenue, endurance, sublimation
kersa, , pudeur, simplicité
ngor , noblesse, grandeur, fierté, fidélité, pour des espèces sonnantes et trébuchantes
Le quartier des Almadies connaît un essor immobilier record pendant que les bidonvilles poussent comme des champignons le long des voies ferrées et des autoroutes.
Les inondations et calamités naturelles désorientent les meilleurs experts.
Des « plans » se succèdent aux autres.
Et peuple attend.

Comme apogée de « l'âge du pain noir », la dévaluation du CFA est venu assommer les pauvres goorgoorlous qui, couchés avec 1000 Cfa, se sont réveillés avec 500 Cfa.
La mauvaise gestion a fait le reste pour éloigner toute perspective pour sortir des crises qui secouent le pays.

Les syndicats chauffent le front social, les étudiants se mettent en grève :l'avenir s'assombrit, la crise est terrible sur les consciences …Mille espoirs volent en éclats.
La bourgeoisie, plus qu'arrogante, berne la populace au ventre creux et aux espoirs perdus.
L'Homo senegalensis se cherche, erre dans les décombres de sa conscience et prie.
Les confréries prennent un coup de jeunesse et ses tentacules longent les couloirs des palais et des ministères.
Pour être élu ou nommé, il faut l'onction fort intéressée des marabouts.
Notre laïcité en prit un sacré coup quand un chef d'Etat se mit à genoux, devant les caméras de la télévision nationale, en face de son Illustre marabout.
Je fais la même chose mais pas devant les caméras.

La guerre fait rage en Casamance.

Un soir, un ami me fait part du décès de Moussa Aïdara, un jeune officier de l'armée sénégalaise, ami d'enfance, brillant garçon toujours rieur.
Le jeune homme a sauté sur une mine.
Je venais de prendre une gifle sur la figure. La guerre fait rage :les assauts des rebelles se succèdent aux représailles des soldats gouvernementaux.
Une déchirure indélébile venait de marquer au fer rouge de sang cette belle capitale du Sud.
Cette belle région septentrionale, jadis prisée par les touristes pour sa qualité de vie et ses habitants courtois et civilisés, devient un lieu de non-droit où tant de médiateurs de toutes sortes se sont succédés, pour la plupart pour le pactole mis à leur disposition.
Le conflit en Casamance arrange bien des gens !
Vint l'an 2000.
Sous le poids du mécontentement populaire, de la crise économique et le regain de confiance de l'opposition démocratique, le « SOPI » -changement- arrache une victoire populaire et historique.
Le vaincu félicita le vainqueur.
La démocratie est sauve. Le Sénégal bénéficie alors d'un label fort rare dans la sous-région :l'alternance démocratique.
Les joies déchaînées des foules se mêlent au discours stakhanoviste des nouveaux dirigeants : il faut travailler, toujours travailler, beaucoup travailler, encore travailler.
Une ferveur populaire s'empare de foules.
Les législatives sont remportées haut la main.
Comme la jeunesse, par définition, est impatiente, cette frange de la population voit que les nouveaux dirigeants ont d'autres chats foueter que de penser à leur avenir.
Pourtant, ils ne cherchaient qu'à travailler !
Ils prirent d'assaut les océans, bravant tous les dangers pour regagner l'Eldorado européen.
Mon petit trou de la banlieue devient le port des clandestins à destination de l'Espagne.
D'autres moins chanceux se sont retrouvés à la Barbade tandis que d'autres, aujourd'hui incarcérés, se sont échus sur les rives de Manhattan !
La jeunesse sénégalaise commet un suicide cabralien, préférant les abysses des océans au déshonneur social.
Les polémiques juridico-politiques empestent le climat dans les états-majors politiques.
Des incarcérations se suivent touchant un ancien premier ministre ; des interpellations de journalistes, d'hommes d'affaires, de cinéastes finissent par installer un climat de terreur dans l'intelligentsia.
Talla Sylla est sauvagement agressé.
Quelques années plus tôt, Maître Babacar Seye, Président du Conseil Constitutionnel, est sauvagement assassiné.
Le peuple se tait. Même quand il sait que ses rêves d'hier sont devenus des cauchemars aujourd'hui.
Le quartier des Almadies refuse du monde : les cadres de l'Alternance rivalisent d'arrogance dans la construction de châteaux visibles le long de la route :il faut montrer sa richesse, faire étalage de biens dont l'origine est souvent douteux eu égard à la situation de précarité d'avant-alternance que tout le monde leur connaissait.
Le Sénégal devient le premier pays africain ou la valeur nominale commence par le milliard.
Les mines d'or du Senegal Oriental sont pillees par la famille du Roi, sans que personne ne leve le petit doigt.
Au feu rouge, après une pièce de monnaie glissée dans la petite main d'un talibé, le marmot souhaite à son bienfaiteur d'avoir plusieurs milliards et d'aller à la Mecque !
Pour satisfaire une clientèle politique et religieuse devenue de plus en plus encombrante, les grands travaux sont lancés, relayés par les chantiers de l'ANOCI.
Alors que le peuple crie sa faim, des milliards sans aucun contrôle , son dilapides par le Prince.
Pour le President WADE cherche-t-il tant a se faire remplacer par son fils ?
Parce qu'il a quelque chose a se reprocher…L'assassinat de Maitre Seye est dans toutes les memoires.
La vieillesse s'accommode mal du remords.
Une dictature rampante s'installe…Le syndrome Mugabe s'approche de nos frontieres.
Il faut enrichir sa clientèle, les armer pour les combats de succession à venir.
Des centaines de milliards sont investis, les terres sont confisquées, les paysans oublies.
Le peuple regarde tout cela et attend.
La culture est reléguée, depuis les murmures de l'alternance, au parent misérable : sans aucun soutien, certains artistes résistent tant bien que mal là où d'autres chantent les louanges des nouveaux hommes du pouvoir. Moyennant finances !
L'achat de conscience devient une règle.
Une tactique cynique est mise au point : affamer le peuple et, le moment venu, lui distribuer des miettes pour faire passer toute volonté de succession à la tête de l'Etat.
Et le peuple attend.
Le pain noir n'a même plus de saveur.
Dans certaines familles des banlieues, un seul repas est assuré par jour.
Les jeunes filles, poussées par la dure réalité de la vie, se laissent entraîner dans les bas-fonds de la ville.
La criminalité galope. La saleté est partout. Même le touriste le plus allumé n'ose perdre cinq heures dans les embouteillages, sous la chaleur : le Maroc et la Tunisie sont tout près de chez eux !
Le pain noir devient si dur qu'il sert de nid aux rats.
Le « forox caaya » fort douteux devient le menu des pauvres.
Pendant ce temps, l'Alternance jubile et festoie.
Et le peuple attend toujours, dépité du spectacle si médiocre qui se joue sous ses yeux.
Les valeureux sénégalais, dignes et fiers, travailleurs et courageux sont éloignés : ils font la fierté des universités américaines, des instances internationales et des grandes multinationales !
Et le pain noir devient rare.
Les paysans se sont vus rackettés pour des semences pas bonnes pour un sou.
Dame-pluie montre des caprices.
La jeunesse des campagnes se ruent vers les villes pour goûter aux douceurs de Dakar-la- Salope qui ne sait plus que faire de cette furie humaine qui la défigure, l'encombre et la salit.
Tout le monde épie le pain noir devenu si rare par ces beaux temps de l'Alternance.
La politique prend tout le pays en otage.
La pensée discursive si chère à l'homo senegalensis et interdite : point de point de vue contraire à la voix du maître.
« Le Sénégal est un pays de dialogue », disait le poête-président.
En 2007, le dialogue politique est rompu.
Tout le monde surveille tout le monde.
Les milliards sont annoncés à longueur de journée par la presse.
Le peuple attend. De quoi vivre. 1000 Cfa par jour pour Goorgoorlou, ce n'est pas demander la lune !

Du pain noir. Tant mieux.
Ou du pain rouge de sang. Tant pis.

Un citoyen qui a mal au Senegal. Comme on a mal au ventre ou a la tete













3. Posté par diokobox le 06/05/2008 16:22
Bonjour à tout le monde.Appeler en illimité 24h/24 et 7 jours/7 vers les USA, le Canada, la France, l'Italie, l'Espagne, la Grande Bretagne, L'Irlande
RV: sur www.diokoaksenegal.com ou par Mail:diokovoip@live.fr ou diokoaksenegal@live.fr
http://www.diokoaksenegal.com

4. Posté par badou le 07/05/2008 16:34
C EST A CROIRE QUE L OPPOSITION N A RIEN A FOUTRE.PASSER 3 MOIS A PALABRER .ILS FERAIENT MIEUX D ALLER CULTIVER LA TERRE POUR PARTICIPER A L AUTOSUFISANCE ALIMENTAIRE

5. Posté par moulaye le 08/05/2008 15:19
Babou
tu ferais mieux de fermer ta gueule puante La Go ana de WEDDI est tout juste une chimère qui ne se realisera pas GOANA= go anyway

6. Posté par www.xuli bët.sn le 12/05/2008 20:47
OHE malaika, tu devrais plutôt écrire un livre , ta contribution est assez élastique....
BONNE RECEPTION

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