SOCIETE

10 ANS DE TRAVAUX FORCÉS- Comment les limiers ont arrêté le trafiquant et ses deux épouses

  • Date: 26 juillet 2016

L’accusé Abdourahmane Bâ va purger la peine de 10 ans que lui avait infligée la Cour d’assises. En effet, le président de la Chambre criminelle d’appel a reconnu l’accusé coupable de trafic de drogue avant de confirmer la sentence qui a été rendue en première instance.

C’est en pleurant que l’accusé Abdourahmane Bâ a comparu, hier, à la barre de la Chambre criminelle d’appel. Marié et père de 3 enfants, il a été condamné en 1998 à 2 ans de prison pour détention de chanvre indien. Il a été attrait encore devant la Cour d’assises et condamné à 10 ans de travaux forcés pour les faits de trafic de chanvre indien. L’accusé a donc interjeté appel pour, dit-il, dire toute la vérité afin d’être quitte avec sa conscience. S’agissant des faits, ils ont eu lieu le 26 octobre 2008. Ce jour-là, les éléments de la police de Diamaguène procédaient à une opération de sécurisation. Ils ont mis aux arrêts les nommés Baba Guèye et Ibrahima Dione qui étaient en train de fumer du Yamba devant un domicile. Après une fouille corporelle, les limiers ont trouvé par devers le premier nommé un cornet de chanvre indien, un joint et la somme de 5.000 F Cfa.

Conduits dans les locaux de la police, ils ont reconnu les faits de détention et usage de chanvre indien avant de décider de dénoncer leur fournisseur. Soumis au feu roulant des questions, Baba Guèye a déclaré que c’est un certain Abdourahmane Bâ qui, à bord d’un scooter, fournissait de la drogue à ses clients habitants Yeumbeul. En effet, une descente des policiers chez Abdourahmane Bâ a permis de découvrir 5 téléphones portables, plus de 3,5 Kg de Yamba dans la chambre conjugale de Salimata Diallo, sa deuxième épouse et un papier attestant la date d’expiration d’une peine de 2 ans pour trafic de chanvre indien. Alors qu’il était absent de la maison, ses deux épouses ont été arrêtées par la police. Interrogée, Rouguiatou Bâ, la première épouse, dit ignorer l’activité délictuelle à laquelle s’adonnait  son époux et elle pensait que ce dernier était un marabout qui recevait d’honnêtes citoyens à longueur de journée. Heureusement, elle a été libérée en cours d’enquête.

« Ma mère est décédée et ma seconde épouse m’a quitté… »

Quant à la seconde épouse, Salimata Diallo, de la drogue a été trouvée dans sa chambre conjugale et sous son lit. Entendue par les enquêteurs, elle déclare que son mari recevait beaucoup de personnes et chaque fois que ces dernières se présentaient, elles (les deux épouses) quittaient la chambre. Malgré ses dénégations, Salimata a passé deux longues années en prison avant d’être acquittée. Aussitôt après sa sortie de prison, elle a demandé le divorce alors que son mari était en cavale. Ce n’est que deux ans après les faits que le mis en cause a décidé de rentrer à la maison. Pensant que le dossier a été classé, Abdourahmane Bâ a eu la visite surprise des gendarmes. Il a été jugé puis condamné à 10 ans de travaux forcé en première instance. Devant la Chambre criminelle d’appel, hier, l’accusé a reconnu les faits avant de présenter ses excuses. C’est en pleurs qu’il déclare : « Je reconnais les faits et je présente mes excuses. Ma maman est décédée alors que je suis en détention. Ma seconde épouse a aussi quitté la maison conjugale. Je me sens responsable de tous ces actes. J’ai des problèmes de conscience et je n’arrive plus à fermer l’œil », s’est-il confessé.  Sur ce, son avocat demande à ce que la perche lui soit tendue et de lui faire une application bienveillante de la loi pénale. De son côté, l’avocat général a demandé la confirmation de la peine de 10 ans rendue en première instance. Au cours de son délibéré, la chambre a suivi l’avocat général dans son réquisitoire.

Cheikh Moussa SARR

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