SOCIETE

15 ANS DE TRAVAUX FORCÉS Ivre, Bécaye Sèye avait tué Pape S. Ndiaye à coup de tessons de bouteille

  • Date: 26 juillet 2016

Condamné, en première instance, à 15 ans de travaux forcés pour homicide, l’accusé Bécaye Sèye a comparu, hier, à la barre de la Chambre criminelle d’appel. Son appel n’a pas servi à grand-chose car, le Président de la Chambre criminelle d’appel a confirmé, hier, la peine rendue en première instance.

Marié et père de 3 enfants, l’accusé Bécaye Sèye a été condamné,, en première instance, au courant de l’année 2014, à 15 ans de travaux forcés par la Cour d’assises pour avoir volontairement commis un homicide sur la personne de Pape S. Ndiaye. N’étant pas d’accord avec cette décision, il a interjeté appel et l’affaire a été rejugée, hier, par la Chambre criminelle d’appel. Il ressort des débats d’audience que les faits ont eu lieu dans la nuit du 3 au 4 août 2008 dans un bar (Chez Claude : Ndlr). Ce jour-là, une bagarre a éclaté entre les deux protagonistes et Pape S. Ndiaye a reçu des coups à la gorge. Il a été évacué à l’hôpital Roi Baudouin où il a succombé à ses blessures. C’est sur ces entrefaites que l’infirmier a informé les limiers qu’un individu reçu dans leur service venait de succomber à ses blessures à la gorge. Une enquête a été ouverte et les témoins ont confirmé que c’est bel et bien une bagarre qui a opposé les deux individus. Cependant, lorsque ces derniers ont été séparés, l’accusé est allé casser une bouteille avant d’atteindre la victime sur la gorge. À la barre de la Chambre criminelle d’appel, hier, l’accusé Bécaye Sèye a reconnu les faits arguant, tout de même, qu’il n’avait pas l’intention de donner la mort.

Confirmation de la peine

Devant les juges, l’accusé a révélé qu’il a donné un coup à la victime mais c’était pour se défendre. À la question de savoir s’il avait vraiment l’intention de donner la mort parce qu’ayant visé la gorge, l’accusé a répondu par la négative. À l’en croire, il était ivre donc il ne pouvait pas viser une telle ou telle autre partie. Ces déclarations ont été confirmées par son avocat selon qui, rien n’atteste que l’accusé avait l’intention de donner la mort. « Mon client vous a dit qu’il était ivre. Et, je crois qu’il bénéficie de circonstances atténuantes. Il a fait amende honorable et c’est des faits qu’il regrette », a dit la robe noire avant de demander aux juges de prendre en compte le fait que l’accusé s’est repenti.

Pour sa part, l’avocat général estime que le mis en cause est de mauvaise foi. Car, dit-il, l’accusé veut faire croire à la chambre qu’il était ivre au moment des faits. Malgré son ivresse, il a pu reconnaître son domicile. Suffisant pour le maître des poursuites de dire que la préméditation existe bel et bien. « Son vis-à-vis n’était pas du tout armé. C’est pourquoi, les faits de meurtre doivent être requalifiés en assassinat. Je vous demande également de confirmer la décision de 15 ans de travaux forcés qui a été rendue en première instance », a déclaré l’avocat général.

En rendant sa décision, le président de la Chambre criminelle d’appel a suivi le maître des poursuites en reconnaissant l’accusé coupable avant de confirmer l’arrêt rendu en première instance.

Cheikh Moussa SARR

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