15e session des assises économiques : Le Mdes chante les mérites de la Rse dans l’entreprise

L’OBS – Le Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes) a tenu, hier, sa quinzième session des Assises économiques, avec comme thème : «Rse et croissance inclusive.» Moment saisi par le président du Mdes, Mbagnick Diop, pour inviter ses collaborateurs à veiller au respect de la Rse.

Pour lutter contre les inégalités sociales afin d’atteindre une croissance plus juste, le Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes), sous la houlette de son président Mbagnick Diop, a tenu sa 15e session des Assises de l’économie. Présidée par le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, la rencontre avait pour objectif de sensibiliser davantage les entreprises privées comme publiques, mais aussi les décideurs publics, sur la Responsable sociale d’entreprise (Rse). Pour le président du Mdes, la Rse ne doit pas être perçue comme un frein ou un coût pour les entreprises et leur développement, mais comme une véritable opportunité de créer plus de valeur pour tous. «L’objectif des Assises est de montrer, avec un argumentaire suffisamment puissant que la Rse peut contribuer, de manière significative, à une croissance inclusive qui profite à la majeure partie de la population. Il s’agit surtout de mettre en relief les relations intimement liées entre Rse et diffusion des richesses à travers tout le tissu social», indique Mbagnick Diop. «Nous allons débattre sur comment repenser notre modèle de croissance pour qu’elle soit plus inclusive. En quoi la Rse peut-elle servir à une meilleure distribution des richesses et à une croissance plus forte ? Quels sont les «best practicies» au niveau des entreprises pour l’intégration de la dimension sociale de la Rse ? Rse et croissance inclusive : quelles sont les barrières et pièges à éviter pour ne pas tomber dans l’immobilisme ?» Renseigne M. Diop.

Il est attendu de cette rencontre que la Rse soit prise en compte par toutes les entreprises. Que l’Etat mette en place toutes les conditions pour permettre à chaque entreprise d’intégrer un volet Rse dans ses activités. Et enfin, que les organisations de la société civile mettent en valeur les entreprises intégrant la Rse dans leurs activités. «Nous devons, nous entreprises, aussi prendre notre part de responsabilité en tant qu’acteurs de la vie économique. Nous devons aussi proposer notre implication dans les questions relatives au développement local, dans la façon d’allier création de richesse et développement durable», demande Mbagnick Diop. Selon lui, l’avenir du Sénégal se trouve dans sa capacité à intégrer les plus défavorisés. En effet, explique-t-il, «une étude publiée en juin 2015 par le Fonds monétaire international (Fmi), intitulée : «Causes et conséquences de l’inégalité des revenus», montre que, lorsque le revenu des 20% les plus aisés augmente de 1%, la croissance n’augmente pas, mais baisse de 0,08% dans les 5 ans qui suivent. A contrario, une hausse de 1% des revenus les plus faibles dope la croissance de 0,38%. Il est important que les entreprises sénégalaises s’adaptent à cette dimension.» «La croissance du Sénégal sera d’autant plus importante que les entreprises sauront intégrer dans leur modèle d’affaires les préoccupations sociales de la société», dit-il.

Pour sa part, le Premier ministre rappelle que la Rse, comprise comme la prise en compte des préoccupations sociales, environnementales et économiques, doit être un levier de management des entreprises vis-à-vis d’une diversité de partenaires que sont : les clients, les salariés, les fournisseurs, les investisseurs, les donneurs d’ordres ou les citoyens ordinaires. Vu sous cet angle, le concept de Rse englobe le dialogue social comme un vecteur de progrès auxquels souscrivent les entreprises par conviction et par nécessité. «Le gouvernement appuie et encourage cette dynamique fondée sur des motivations positives et suggère au Mdes, dans sa démarche d’accompagnement, de contribuer à forger des outils adaptés», soutient Mahammad Dionne.

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