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193.000 tonnes par an au Sénégal 

La Journée mondiale du recyclage du plastique a été célébrée, hier, à Dakar. Le thème de cette présente édition est : « Recyclage plastique au Sénégal : enjeux environnementaux, économiques et sociaux ». S’exprimant à cette occasion, le Directeur des financements verts et des partenariats au Ministère de l’Environnement et du Développement durable, Amadou Lamine Diagne, a indiqué qu’on a 193.000 tonnes de déchets plastiques par an au Sénégal.

Le Sénégal produit chaque année 193 mille tonnes de déchets plastiques dont seulement 8000 tonnes sont recyclées. C’est le Directeur des financements verts et des partenariats au ministère de l’Environnement et du Développement durable, Amadou Lamine Diagne, qui en a fait la révélation. « Au Sénégal, nous avons 193 mille tonnes de déchets plastiques jetés dans la nature, chaque année, dont seulement 8000 tonnes sont recyclées », a-t-il dit à l’occasion de la Journée mondiale du recyclage du plastique, portant sur le thème : « Recyclage plastique au Sénégal : enjeux environnementaux, économiques et sociaux ». En effet, cette journée, lancée en 1994, est une initiative venue des Etats-Unis d’Amérique et dont l’objectif est de contribuer à la promotion de la consommation de produits fabriqués avec des matériaux recyclés. « Le produit recyclé permet d’investir moins et de produire avec autant de qualité. C’est le cas du Sénégal où, de fait, 150 000 tonnes sont laissées dans la nature chaque année », a-t-il dit. Avant de continuer : « cela est à l’origine du péril plastique que nous vivons de nos jours. Ce sont les plastiques qui décorent l’entrée des villes. Ce n’est pas beau à voir. Et, le recyclage n’est plus une option mais une obligation, car nous sommes submergés par nos déchets. Nous jetons beaucoup d’objets autour de nous, donc recycler devient une obligation ».

« Le recyclage peut créer plus d’un million d’emplois »

A l’en croire, il y a surtout que le recyclage peut permettre également de créer plus d’un million d’emplois. « C’est un facteur, une force économique parce que les gens prennent de la matière recyclée qu’ils mélangent avec celle vierge, pour disposer des produits finis qui sont d’égale qualité avec ceux fabriqués à partir de matières neuves », a aussi dit M Diagne. Il a rappelé par ailleurs que les mesures prises pour lutter contre le péril plastique, dont la loi relative à l’importation et à la production des sachets plastiques, est entrée en vigueur en janvier 2016. « Nous avons un certain nombre de difficultés dans l’application » de cette loi, a indiqué M. Diagne, s’empressant d’ajouter que des dispositions sont en train d’être prises en rapport avec d’autres départements ministériels pour que cette loi soit effective. Il s’agit aussi par ce biais d’encourager le tri dans la collecte des ordures, pour faciliter le recyclage des déchets et non les mélanger », a-t-il dit. De plus, « nous voulons encourager les structures qui s’adonnent au recyclage », notamment à travers des kiosques de récupération dénommés Recuplast ». Il faut dire que les déchets collectés seront ainsi revendus aux récupérateurs pour qu’ils soient transformés en produits comme des seaux, des bassines et autres objets. Selon lui, il y a une proportion de 30% de plastique recyclés au Sénégal. Toutefois, il a réitéré l’engagement du ministère de l’Environnement et du Développement durable à soutenir davantage les industries du recyclage et à les aider à trouver des marchés.

 

Cheikh Moussa SARR

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