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2 mois après  l’agression du diplomate sénégalais à l’aéroport de Tunis, toujours rien

 Reparlons de l’agression d’Ousmane Fall, ce diplomate sénégalais, par des policiers à l’aéroport Tunis-Carthage. Et c’est le site «espacemanager.com» qui fait le point deux mois après. Pour rappel, le jeudi 2 juillet dernier, le diplomate sénégalais avait été molesté devant son enfant par des policiers de l’aéroport Tunis-Carthage. Lèvre fendue, habits déchirés, il avait par la suite été menotté et retenu dans une salle durant une heure environ, son fils de 3 ans sur ses genoux. Par la suite, le Sénégalais avait vivement protesté. Khady Tall Diagne, l’ambassadeur du Sénégal en Tunisie avait saisi par note verbale le ministère des Affaires étrangères de Tunis. D’ailleurs, rappelle le site «espacemanager.com», lors d’une interview, Touhami Abdouli, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires arabes et africaines au ministère des Affaires étrangères, avait déclaré, suite à une question concernant l’agression d’Ousmane Fall : «L’affaire du diplomate (sénégalais) a malheureusement été trop médiatisée et la vidéo a largement été diffusée sur les réseaux sociaux (…)»

«Suite à cet incident, j’ai reçu l’Ambassadeur du Sénégal à Tunis, Khadidiatou Tall Diagne, et le deuxième conseiller à l’Ambassade, Ousmane Fall. Ils ont exposé les détails de l’incident dont il a fait l’objet  à l’aéroport de Tunis-Carthage. Une enquête a été ouverte à ce sujet», avait ajouté l’officiel tunisien. Il terminait en lâchant : «L’affaire faisait l’objet d’un suivi de la part du ministère des Affaires étrangères, qui n’a épargné aucun effort pour faire la lumière sur les circonstances de l’incident et déterminer les responsabilités.  A la fin, je ne peux que vous dire que cet incident demeure toujours un acte ‘isolé’ qu’on a pu dépasser avec nos amis sénégalais « . Est-ce la raison pour laquelle, aucune avancée n’est notée dans ce dossier ? En tout cas, deux mois, jour pour jour, après l’agression qui lui avait valu 10 jours d’interruption de travail, rien n’a bougé. Selon la même source, les choses ne cessent de traîner : aucune sanction, pas la moindre excuse. Pire, on n’est toujours pas capable de dire quels sont les agents de police alors en service.

  En tout cas, contacté par le site «espacemanager.com» Ousmane Fall, se dit indigné par ces propos et la légèreté avec laquelle cette affaire semble être traitée. «Je ne peux m’empêcher d’exprimer ma déception et mon indignation après lecture de cette partie, me concernant, de l’interview de Monsieur Touhami Abdouli (ndlr : Secrétaire d’Etat chargé des Affaires arabes et africaines au ministère des Affaires étrangères). Effectivement, Monsieur Abdouli nous a reçus, Son Excellence Madame l’Ambassadeur et moi. Effectivement, comme il le dit nous avons ‘exposé les détails de l’incident dont il a fait l’objet à l’aéroport de Tunis-Carthage’. Monsieur le secrétaire d’État a par la suite publié [un] communiqué que je ne peux qualifier que de laconique», se désole le diplomate. Pire, regrette-t-il, «il (le Secrétaire d’Etat) parle maintenant de cette agression comme étant ‘un acte isolé, qu’on a pu dépasser avec nos amis sénégalais’. En ce qui me concerne, moi principal intéressé, je rappelle que j’ai déposé une plainte contre mes agresseurs et voleurs».

  Ousmane Fall d’ajouter : «A ma grande surprise, on me dit, aujourd’hui, qu’une enquête a été ouverte, l’affaire faisait l’objet d’un suivi par le ministère des Affaires étrangères, qui n’a épargné aucun effort pour faire la lumière’. Depuis le 2 juillet, tous ces efforts déployés n’ont rien fourni, me semble-t-il. Après deux mois d’efforts, on n’est toujours pas capable de dire quels sont les agents alors en service dans un poste de police, qui, plus est, est celui de l’aéroport». Le diplomate dit «encore espérer que ce n’est pas une manière de classer (sa) plainte sans suite pour protéger des voyous, incapables de reconnaître et ‘lire’ une carte d’identité diplomatique». Toujours en colère, il ressasse : «Ces gens se sont lâchement acharnés sur ma personne à plusieurs, pour ensuite me diffamer dans la presse et dans leur rapport, où ils me nomment ‘l’Africain’. Difficile alors de dissocier cet acte, soi-disant ‘isolé’ et trop médiatisé du goût de certains, d’acte raciste. Moi, ce que je déplore c’est que dans ce pays, cet acte n’en est qu’un parmi tant d’autres, malheureusement pas assez médiatisés. Je sais bien de quoi je parle».

Avec le populaire

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