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«Masla et neup neupeul »

Notre pardon au Sénégal est trop élastique. Notre mentalité conservatrice du « Masla», du pardon par l’évitement nous cause beaucoup de torts.

Trop de torts même. En ce sens qu’on ne tire jamais les conséquences désastreuses d’une situation souvent créée, et de plein gré.

A tous les niveaux de notre sphère nationale, on pardonne tout. Dans les familles, dans le monde sportif, dans le monde de l’éducation, médical, administratif, dans le monde politique, nous manipulons le pardon de manière trop élastique.

On peut tendre le pardon jusqu’aux confins du monde et alors, tout le monde sera innocenté malgré les trop nombreuses anomalies commises et constatées, et dont la liste remplirait un livre de mille pages.

Cette mentalité qui dénote une faiblesse psychologique, donne l’image en définitive, que tout le monde est beau, tout le monde est gentil.

Or, on ne peut en être ainsi à notre pays où les filous, les paresseux, les tricheurs, les bavards, les détourneurs de fonds et d’objectifs, polluent l’atmosphère.

Or, encore une fois, il nous faut avancer, avancer en bravant les obstacles avec méthode et foi, avoir foi en notre capacité de redevenir ce que nous ne devrions jamais cesser d’être, c’est-à-dire un peuple de valeur, un peuple qui sait sanctionner.

La sanction ne doit pas être un symbole de refroidi, bien au contraire, s’il faut faire preuve de violence qui, dans son essence, doit être un acte de très haute portée morale ; il faudra le faire.

L’histoire nous donne toujours des leçons,  nous ne devons ni hésiter, ni reculer. Tous les peuples qui sont entrés dans l’histoire par la grande porte ont appliqué la violence quand ils ont jugé que c’était nécessaire.

Dans l’administration, dans la nébuleuse politique, dans le sport, dans l’éducation, dans la presse, dans les centres médicaux, n’ayons pas peur qu’on nous traite de toubabs, de durs, d’êtres sans pitié.

Quand le fossoyeur du peuple, l’obstacle majeur à l’émergence d’une nouvelle conscience nous traite mal et par tous les noms d’oiseaux, c’est parce que nous sommes sur la bonne voie.

Nous devons donc être engagés dans l’éradication de cette mentalité hyper négative d’une notion de pardon trop élastique.

 

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