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Pénurie et qualité de l’eau : Les assurances du DG de la SONES

Le Directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) rassure les populations sur la récente pénurie d’eau notée dans certains quartiers de Dakar. Charles Fall soutient que la capacité de production d’eau qui est de 125 mille mètres cubes avec KMS3, sera doublée à 250 mille à travers des usines et des eaux de surface, pour un projet évalué à 214 milliards de francs CFA dont les travaux sont bien avancés.

Le Directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), Charles Fall a présidé l’atelier de lancement de la mission d’information, d’éducation et de communication du projet de renforcement de l’alimentation en eau multi usages sur l’axe Louga, Thiès, Dakar, à partir de la station de Keur Momar Sarr. Selon le patron de la SONES, ledit projet est une réponse durable de l’Etat du Sénégal face à la problématique d’accessibilité et de disponibilité de l’eau potable dans la région de Dakar et ses environs. « Ces derniers polarisent 70% des besoins de consommation de l’eau potable. Le Gouvernement du Sénégal a fait beaucoup d’efforts pour atténuer ces problématiques d’accès à l’eau, c’est ainsi que certains quartiers qui avaient des problèmes comme Fadia, Guentaba, Parcelles assainies, Nord-Foire, et tant d’autres, sont soulagés en terme d’approvisionnement en eau », dit-il. Il reconnait toutefois qu’il y a des quartiers où l’on note une présence de l’eau entre six ou 10 heures par jour. « C’est souvent des quartiers marqués par leur position géographique, soit en bout de réseau ou en hauteur, mais des solutions sont en train d’y être apportées à côte des forages et station que nous sommes en train de réaliser. Nous avons mis des mini presseurs industriels à Fadia et montagne rouge pour augmenter la capacité de distribution », renseigne le DG de la SONES. Et de renchérir : « Au cours de ces trois derniers années, nous avons augmenté de 30%  et le site construit à Bayakh produira  15 mille mètres cubes d’eau supplémentaires pour améliorer l’accès, surtout au niveau de ces quartiers en bout de réseau. En réponse durable, il fallait créer la troisième station de Keur Momar Sarr. Nous sommes à une capacité de 125 mille mètres cubes  et cette quantité sera doublée à  250 mille à  travers des usines et des eaux de surface  avec un projet  de 214 milliards de Franc CFA. Et Les travaux sont bien avancés avec  70% sur la canalisation et un peu moins pour la station ». Il fait noter que ce projet d’envergure ne peut se faire sans déranger la quiétude des populations. En ce sens, il rapporte que près de deux mille personnes sont impactées par le projet. «Nous avons pensé à un plan d’action et de réinsertion qui nous a permis de recenser toutes les personnes affectées par ce projet. Aujourd’hui, l’Etat a débloqué la sommes de 8 milliards de Francs CFA pour les dédommager, qu’elles soient physiques ou morales, ou de personnes qui avaient leur commerce ou exploitation agricole et d’autres infrastructures communautaires en bénéficiant de conditions de relogement », martèle Charles Fall.

 

Vers l’achèvement d’une grande usine de déferisation à Sébikotane

Sur la qualité de l’eau, il indique qu’elle peut avoir une couleur rougeâtre due à une coloration en fer mais, néanmoins, en termes de critères bactériologies, cette eau répond bien aux normes de l’Organisation mondiale de la santé et reste une eau potable pour les populations. Le Directeur général de la Sones fait remarquer toutefois que dans certains quartiers, notamment la banlieue comme Hann vers le Port, ce sont des quartiers particularisés par la source de l’alimentation qui proviennent des forages de Pout, de  Sébikotane et de Kirène. «Ce sont des eaux très chargées de fer, raison pour laquelle l’Etat du Sénégal a initié la construction d’une grande usine de déferisation à Sébikotane où les travaux sont presque achevés. Nous sommes dans la phase test, et dans les mois à venir, ces populations afficheront une satisfaction,  comme celles de Fatick avec l’usine de défertisation dans ladite localité ayant permis de retrouver un meilleur plaisir de vie », dit-il.

NGOYA NDIAYE

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