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Retard pluviométrique: Les cultures se meurent, la famine se précise

Nul besoin d’être prolixe en orthographes. L’horizon est sombre. Aux quatre coins du Sénégal, exceptée une partie de la zone sud, les cultures se dessèchent. Les jeunes pousses jaunissent sous l’effet d’un soleil sans pitié. En cette période de l’année, le tapis vert devrait décorer l’environnement champêtre, laissant filtrer une bonne odeur de menthe. En ce mois d’Août, sur la surface des sols, rien n’apparait. Le paysans accroupit au loin, scrutant l’horizon comme pour implorer Dieu de donner l’ordre au ciel d’ouvrir ces vannes, est gagné par l’angoisse et la peur. La peur d’une famine qui guette sa famille. La famille paysanne. Les deux pluies de la semaine, comme un médecin après la mort, rafraichira la terre et les cœurs meurtris de paysans. Thiès, Louga, Kaolack, Kaffrine, Tamba, Matam, la situation est la même. L’espoir d’une bonne récolte s’amenuise. Côté autorités, on sème l’espoir que les retours pluviométriques vont rééquilibrer la situation. Alors que, le dessein macabre qui s’offre sur les bordures de champs, annonce déjà le cataclysme humanitaire. Pour le voyageur, le décor qui s’offre, effraie. Des animaux morts, morts ces animaux faute de nourriture. Faute de prévention ! Alors que, les bêlements, les beuglements, les hennissements, comme le tonnerre, ont résonné. Des vociférations entendues comme des cliquetis de cadenas aux oreilles des autorités étatiques dont l’écho des centres de vacances noie ces appels de détresse. Faudra-t-il attendre la calamité pour acheminent vivres et nourritures ? La tournée tardive du ministre de l’agriculture a-t-il vraiment un sens ? Les paysans ont besoin et urgemment d’aide. Le Président Macky Sall devrait s’enquérir d’avantage de la situation et non se contenter des bulletins de techniciens dans leurs bureaux climatisés. Ceux qui nourrissent le Sénégal méritent respect et considération. La situation est grave. Le gouvernement part en vacances pour avoir « bien et trop travaillé ». C’est ce que disaient les autorités éthiopiennes. A  la veille de la famine mémorable.

Pape Amadou Gaye

One comment

  1. Le contexte de changement climatique phenomene mondial est pris en compte par les autorites. Le contour actuel de l’hivernage a ete annonce par les agences specialisees et des strategies idoines sont menees. La famine prophetisee ne saurait etre le fait de cet hivernage si elle advenait maintenant. Oui comme dans tous le sahel la situation la situation prreoccupe et les autorites a tous les niveaux suivent et meytent des mecanismes d’adaptation qui sont structurels .les paysans savent que l’etat est a leur cote et prendra les mesures idoines au bon moment.

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