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Finances publiques: 1488,8 milliards mobilisés en juillet 2019

La gestion budgétaire au Sénégal, à fin juillet 2019, est caractérisée par une mobilisation satisfaisante des recettes et une exécution soutenue des dépenses. Au total, le solde budgétaire, dons compris, est estimé en déficit de 609,2 milliards à fin juillet 2019, contre un déficit de 459,4 milliards à la même période de l’année précédente.

 Les ressources sont mobilisées à hauteur de 1488,8 milliards, progressant de 15,1% en glissement annuel. D’après la Direction générale de la planification et des politiques économiques, ces ressources sont essentiellement constituées de recettes budgétaires à hauteur de 1408,5 milliards, et des dons pour 80,3 milliards. En glissement annuel, la hausse des ressources est principalement attribuable à la composante budgétaire. En particulier, les recettes fiscales se sont établies à 1327,3 milliards à fin juillet 2019, contre 1125,4 milliards un an auparavant, soit une progression de 17,9%. Celle-ci résulte principalement des bonnes performances des recouvrements de droits et taxes au cordon douanier, de l’impôt sur le revenu et de la taxe spécifique pétrole, à respectivement 445,7 milliards, 231 milliards et 79,1 milliards. Le rapatriement des taxes parafiscales à hauteur de 43,7 milliards a, également, contribué au bon comportement des recettes budgétaires. A l’inverse, les droits d’enregistrement se sont amoindris de 8% durant cette période. Concernant les recettes non fiscales, les revenus des domaines se sont repliés de 7,2 milliards  sur la période. Ce recul a, toutefois, été atténué par la bonne tenue des produits financiers qui sont évalués à 44,3 milliards. S’agissant des dépenses budgétaires, elles sont estimées à 2098 milliards à fin juillet 2019, contre 1753,2 milliards un an auparavant, soit un accroissement de 344,9 milliards. Cette évolution, apprend-on, est à la fois attribuable aux dépenses courantes et aux investissements. La hausse des dépenses courantes est principalement liée aux charges d’intérêts sur la dette publique, à la masse salariale et aux charges de fonctionnement se sont consolidées. Pour sa part, note la source, l’accroissement des dépenses de fonctionnement traduit les effets conjugués des transferts et des subventions. Concernant les dépenses en capital, elles sont évaluées à 773 milliards à fin juillet 2019 contre 677,9 un an auparavant, soit une hausse de 14 %, notamment, tirée par les investissements sur ressources extérieures et intérieures qui sont respectivement chiffrés à 353 milliards et 420 milliards.

 

Zachari BADJI

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