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Argent du pétrole et du gaz, financement des grands chantiers: Macky cherche un couteau suisse

Avec cette tension sociale inquiétante, cette jeunesse qualifiée sans emploi, l’arrêt général des chantiers, cette possibilité de capture de financement, le Président est esseulé. Il cherche alors un magicien. Un Suisse sachant tout faire.
Il aura tout essayé. Un banquier, une Dame réseautée et un ami de l’Onudi. Mais rien n’y fait. Les problèmes de trésorerie subsistent toujours. Le passage de Mouhammad Boun Abdallah Dione à la primature a un peu boosté les choses mais sa santé précaire ne lui a pas permis de carburer à plein régime. Mais, l’ex Pm aura assuré l’essentiel de sa mission en créant les conditions nécessaires à un décollage économique. Avec ces découvertes du pétrole et du gaz, le Sénégal est parti pour intégrer le giron des pays producteurs de pétrole. Et avec sa faible population, il n’est pas loin du standing de vie du Koweït ou du Qatar. C’est dire que l’espoir est permis. Seulement, cela ne suffit pas. Pour capter les fonds nécessaires pour renflouer les caisses de l’Etat et relancer l’économie sénégalaise, le chef de l’Etat a besoin d’une compétence sachant tout faire. Un homme multidimensionnel et maîtrisant les rouages de la finance internationale. Voilà la pièce qui manque au puzzle présidentiel. Macky Sall connait les faiblesses de son équipe et il sait que le temps lui est compté. Les chantiers du Ter, les routes, les infrastructures routières, la dette intérieure, le chômage des jeunes, les attentes sociales, les pressions syndicales, un ensemble d’urgence qu’il se veut de régler au plus vite. Et il faudra de l’argent. Beaucoup de capitaux. C’est dire que les attentes sur les ressources pétrolières constituent une bouffée d’oxygène pour ce régime Sall. Dès lors, le Sénégal s’oriente vers la capture de capitaux étrangers au moindre frais. Et les possibilités énergétiques qu’offre le Sénégal sont multiples. Ce faux départ sur les accords d’exploitation et l’affaire Frank Timis ont freiné l’ardeur d’investisseurs qui attendent le dénouement de cette lugubre affaire. Et pendant ce temps, c’est l’économie sénégalaise qui en pâtit. Alors face à ces écueils, le Président Sall cherche l’oiseau rare. Ce qui fait présager d’un chamboulement gouvernemental et le retour probable du poste de premier ministre. Un futur gouvernement qui s’inspirera, selon nos sources, du modèle japonais avec un grand ministère de l’économie, de l’investissement comme le Miti japonais.

Pape Amadou Gaye

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