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Nous avons une dette envers nos familles !

Nous avons tous, quoi qu’on dise, une dette envers nos familles respectives. Chez beaucoup de compatriotes sénégalais, une fois qu’on pense avoir atteint ou acquis une aisance matérielle, financière ou une certaine notoriété, on a tôt fait de se détourner des membres de sa famille d’origine, ou de ceux-là qui vous ont couvés et blanchis des années durant lorsque, incapables de la moindre grandeur sociale économique ou financière digne de ce nom, vous étiez encadrés, protégés, dorlotés par ceux-là même que vous vouez aujourd’hui aux gémonies. Et alors, l’alibi massif brandi est tout trouvé : « les parents me fatiguent « daniouma sonal », ils demandent trop, je ne peux plus me reposer. »

S’il est permis de dire que les névroses de la société africaine semblent être dans le temps que nous vivons, l’expression d’un excès de vie communautaire, il est aussi juste de reconnaitre que nous avons tous, que l’on veuille ou non, une dette de reconnaissance affective et effective envers tous ceux qui nous ont accompagnés durant notre tendre enfance et nous ont ainsi permis d’atteindre souvent les hautes cimes de la réussite.

Aussi, ce n’est pas en fuyant les parents, ceux qui vous ont encadrés, que vous allez réussir votre vie matérielle ou bâtir une vie nouvelle faite de magnificence et de quiétude. Ce n’est pas en cherchant de très lointaines affectations en vue de fuir vos familles, amis d’hier, voisins, que vous serez reconnus.

Les exemples font lésion cependant, qui montrent que de très brillantes illustrations de cadres renommés, acceptés et admirés de tous, et qui n’ont jamais coupé le cordon ombilical ni avec leur famille d’origine, leurs enfants d’enfance, ni avec leurs camarades de promotion ou collègues de travail, même après avoir bénéficié de très hautes distinctions ou promotion.

La conscience morale ayant été toujours au rendez vous. Pierre Kouroul Namakaous avait coutume de dire, qu’il ne s’agit donc pas changer de fréquentation après toute promotion pour espérer devenir un grand, un distingué.

Soyons humbles et restons nous-mêmes. La famille, les amis, les voisins, dans notre pays, dans notre culture ont un sens, une puissance affective, nous disons bien affective et effective, mais aussi protectrice qui invite à réfléchir.

Echangeons avec eux en intégrant la temporalité. Qu’avons-nous été hier ? Qui sommes-nous aujourd’hui et que deviendront nous demain ?

Ceci aidera à réveiller le bon sens, car nous avons tous, quoi qu’on dise, une dette, ne serait ce que morale, envers nos familles.

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