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25 mars 2012-25 mars 2019: 7 ans de Macky au pouvoir

Le Président Macky Sall vient de boucler 7 ans à la tête du Sénégal. Réélu le 24 février dernier avec un score de plus de 58%, il va encore diriger le Sénégal pendant 5 ans. Et, en principe, il ne doit plus se représenter en 2024.

Pendant les 7 ans, il aura marqué de son emprunte une jeune démocratie souvent citée en Afrique et qui ne tient que parce que sa population est souvent en avance sur ses hommes politiques.

Macky, c’est l’homme des slogans forts : « la patrie avant le parti », « je ne vais jamais protéger personne », etc.

C’est l’homme de la traque des biens mal acquis, de la promesse de réduction de son mandat de 7 à 5 ans, du référendum dont les résultats ont été partiellement appliqués à l’image de tout ce qu’il a promis et préconisé.

Le respect de ses promesses n’est pas son point fort. Il n’aura pas été une exception en la matière. Wade ne disait-il pas que les promesses n’engagent que ceux qui croient?

Il a lancé le Plan Sénégal Émergent (Pse) et un paquet d’autres programmes dont le plus rayonnant est le Pudc qui lui a valu quelques satisfactions.

C’est l’homme des grands travaux comme l’autoroute Ila Touba, de grands chantiers comme le Ter, avec, toile de fonds, un endettement permanent.

On creuse partout pour des travaux car le Président a compris que les infrastructures laissent des traces.

Il aura, sur le plan politique, raté tous ses appels au dialogue avec une opposition qui ne lui fait pas confiance.

Il aura réussi à démanteler tous les grands partis politiques traditionnels comme le Parti démocratique sénégalais (Pds) qui s’est considérablement affaibli.

Sous son magistère, ses alliés comme le Ps, l’AFP, le Pit et autres formations politiques auront souffert de ce compagnonnage avec des scissions à répétition.

On retiendra de Macky, un assujettissement d’institutions de contre-pouvoirs comme la Justice, l’Assemblée nationale et un ramollissement de la Société civile.

La presse a vécu les pires moments de son existence avec une instrumentalisation de nombres d’organes à des fins partisanes.

Son bilan est alors mitigé. Il aura fait du social avec des bourses familiales, le Cmu, la carte  d’égalité des chances, etc. Mais sous son magistère, la faim aura sévi dans certains départements du pays. Il aura tenté et échoué à assoir l’autosuffisance en riz et les campagnes d’arachide souffrent de dysfonctionnements graves.

Le pétrole et le gaz ont été découverts sous son magistère avec, là aussi, un flou qui entoure certains contrats.

Et sous Macky, la présence de sociétés françaises et étrangères a été plus marquée.

Il aura cependant décentralisé les Conseils des Ministres, transféré des Ministères à Diamniadio, ouvert l’AIBD, créé des pôles urbains, promis des milliards aux régions et réussi la paix en Casamance.

Le même succès a été noté dans la gestion du dossier en Gambie avec le départ de Yayah Jammeh, le retour de la paix au Burkina Faso, etc.

Il réussira à faire la paix avec les Présidents mauritaniens et guinéens pour ce qui étaient présentés comme des brouilles entre eux.

Disons alors que Macky peut mieux faire. Il est attendu par des Sénégalais qui restent insatisfaits sur de nombreux domaines et pas des moindres.

Il devra faire moins de politique et travailler davantage pour mieux convaincre. Il devra aussi poser des actes forts pour  créer les conditions d’un consensus national autour de l’essentiel.

La préférence nationale ne doit plus être un vain mot et les jeunes attendent pour une meilleure formation et des opportunités d’emplois.

Le système sanitaire qui est malade doit être assisté et les priorités revues.

Grosso modo, les politiques publiques engagées ont besoin de recadrage et les dépenses publiques réduites.

 

Assane Samb

 

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