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2eme partie de l’itw de Mbagnick Diop sur les ‘’ALA’’ ‘’Akon a bel et bien été nominé’’

Dans cette partie de l’interview du président du Meds, lors du ‘’Grand Oral’’ de Rewmi, Mbagnick Diop est revenu sur la ‘’polémique’’ Akon.

Pour cette première édition des ALA, comment la sélection des nominés a-t-elle été faite ?

Vous avez entendu le Président du jury, qui se trouve être l’un des premiers cabinets d’avocat et de conseil en France, c’est-à-dire le cabinet Lazaref lebar. Me Benoît Lebar a bien dit que les critères de sélection n’ont pas été faciles. Car dans chaque catégorie, il y a une trentaine de nominés et ils ont procédé par élimination pour finalement retenir celui que le jury a pensé qu’il était digne d’être distingué. Je pense qu’il n’y a pas eu de polémique à ce niveau. Toutes les personnalités qui ont été distinguées, je pense, le méritent amplement. Comme vous l’avez constaté, c’était vraiment diversifié.

Quelles sont les différentes catégories qui ont été nominées ?

Il y avait l’émergence, le leader du futur, le jeune entrepreneur qui gère les start-up, la personnalité africaine de l’année, avec le docteur Sanou, qui est haut fonctionnaire et qui fait des choses extraordinaires et, aujourd’hui, qui est à la pointe du numérique, l’entreprise la plus performante avec Ads solution avec Samba Bathily, la diaspora, Alain Foca, journaliste, Awards de l’intégration, etc. je pense que chaque catégorie a eu donc un lauréat. Et un lauréat charismatique qui a fait l’unanimité. Il y a un lauréat afro-américain qui a eu l’Awards du leadership féminin. Elle est jeune, mais elle a reçu un Oscar parce que c’est une productrice de cinéma de beaucoup de choses.

On a constaté aussi que des européens étaient nominés alors qu’on parle d’African leadership Awards. Comment expliquez-vous cela ?

Si vous regardez la présentation des African leadership Awards, ce n’est pas seulement pour les Africains. C’est aussi pour les personnalités internationales qui contribuent au développement de l’Afrique. Si ma mémoire est bonne, je pense qu’il y a un seul Français qui a une fondation sur l’énergie. Je pense qu’il y a certains qui se sont opposés pour dire pourquoi ne pas donner un prix à Akon. Je reviens là-dessus pour dire qu’Akon avait un calendrier très chargé mais, il a été nominé. Akon a préféré reporter sa nomination, sa présence à la prochaine édition. Je crois qu’il était en compétition avec Jean Luc Borlot et tout cela va dans le bon sens parce que Borlot est un Français qui adore l’Afrique et qui travaille pour l’Afrique. L’objectif des African leadership Awards c’est déjà de distinguer des fils d’Afrique, mais aussi de distinguer des fils d’un autre continent et qui travaillent pour l’Afrique. Je dois dire qu’on n’est pas fermé et ce n’est pas limitatif. Vous avez constaté la présence de plusieurs Européens dans la salle et ces Européens ont plusieurs entreprises en Afrique et ils ont honoré de leur présence pour participer à cette fête africaine. C’est important de les intégrer dans les ALA.

La particularité de ces ALA, c’est également la promotion de l’artisanat africain. Vous parfaitement jouez votre rôle de Président de la commission artisanat, culture, tourisme et sport du Conseil économique, social et environnemental. Pouvez-vous revenir sur la main d’œuvre africaine et son rôle dans cette édition des ALA ?

C’était un prétexte pour moi de vulgariser l’expertise locale. Nous avons des artisans qui sont magnifiques et qui font des choses extraordinaires. Peut-être c’est parfois la finition qui faisait défaut, mais là, vous avez vu les Awards : on aurait pu les commander aux Usa, à Hollywood, etc. mais nous avons décidé de les faire faire en Afrique, singulièrement au Sénégal, à Soumbédioune, par des jeunes avec une moyenne d’âge de 30 ans. J’ai volontairement fait en direct à la télévision pour leur rendre hommage pour dire que l’expertise locale est là. Aussi bien les Awards que les super boitiers qui contenaient les Awards ont été réalisés au Sénégal par un certain Babacar Mbathie qui fait des choses extraordinaires. Ça les a beaucoup motivés et lorsque je suis rentré, ils étaient heureux parce qu’on les a félicité de partout. Mais c’est notre rôle en tant que décideur, c’est de faire la promotion de ces jeunes-là.

On a une idée de vos relations avec certains chefs d’Etat dont Macky Sall et des personnalités du monde. Mais peut-on savoir ceux qui vous ont soutenu dans cette organisation des ALA ?

Macky Sall est mon ami, avant même d’être Président. Et on a gardé cette relation sincère, franche. Il m’encourage dans toutes mes multiples initiatives. Il était vraiment fier de voir un Sénégalais initier un tel concept et surtout faire converger sur Paris autant de sommités. Effectivement, le Président Sall m’a félicité, soutenu et accompagné. Il a demandé à l’Etat du Sénégal d’être mes côtés et je le remercie infiniment. Je lui exprime toute ma gratitude parce qu’il a compris ma vision, il a compris ce que je veux faire et tout. C’est important pour nous décideurs de sentir que l’Etat est derrière nous. C’est l’occasion de le remercier ainsi que son Premier ministre, Mouhamed Boun Abdallah Dionne, le Ministre de l’Economie et des Finances, qui ont tous soutenu les ALA et qui m’ont permis de pouvoir l’organiser et surtout le réussir. C’est une grande fierté, aussi bien pour moi et pour le Sénégal.

Vous attendez-vous à ce que ce concept soit copié, comme c’est le cas avec les Cauris d’Or ? 

Vous savez que le Ministre des Affaires étrangères l’a si bien dit. Sidiki Kaba a dit : Mbagnick rassurez-vous. Il ne faut pas que ça vous touche, vous serez toujours copié, mais jamais égalé. Je pense qu’il a raison, même si parfois ça fait mal. Vous n’avez jamais vu un Américain copier les Oscars ou un Français copier le festival de Cannes. Il n’y a qu’en Afrique où lorsque que quelque chose marche, tout le monde se rue. On a initié les Cauris d’Or au moment où il n’y avait aucune cérémonie de distinction à des entrepreneurs ou à des entreprises. Depuis lors, il y a eu une dizaine de concepts similaires. Du coup, les gens ont l’impression de vivre la même chose. Ce n’est pas la même chose parce que nous investissons beaucoup dans l’organisation, la scène, la déco, etc. On a un directeur artistique et le concept est mûri, on a une organisation très professionnelle, on a une équipe professionnelle. C’est vraiment un challenge, un travail par rapport aux standards internationaux. Lorsque vous voyez quelqu’un qui copie pour mettre les « Nguimb d’or », « les Guerté d’or », « les Malaw d’or », etc. on ne comprend plus. Même ceux à qui ils s’adressent ne comprennent plus. Je pense qu’il faut apprendre à réfléchir par nous-mêmes, de conceptualiser. Un concept, on le vit. Tu dors avec, tu te lèves avec, tu le portes ce projet-là. Mais lorsque quelqu’un a réussi à mettre sur pied quelque chose, au lieu de le soutenir, les gens se lèvent pour aller faire la même chose. Ça risque de dévaloriser le concept et moi, je réponds à ça parce que ça fait mal. Le fait d’être copié, c’est parce que vous faites des choses extraordinaires et il y a un an, quelqu’un a fait une démarche positive pour dire : Président Mbagnick, je voulais organiser un truc un peu similaire, mais ce n’est pas la même chose. Je l’ai conseillé. Il l’a fait mais autrement et c’est ça qui est important. Mais copier, au lieu de mettre Cauris d’Or vous mettez autre chose. Mais ceux qui regardent, ils regardent tous les concepts. Est-ce que quelqu’un se rappelle de ces concepts ? Partout dans le monde, vous parlez des Cauris d’or, les gens se rappelleront parce que c’est un truc original. C’est le succès des Cauris qui a fait qu’on a voulu s’ouvrir au reste du monde, d’où les ALA.

Le Chef de l’Etat a félicité le Meds à travers votre personne et il l’a réitéré lors de la 17e édition des Assises économiques sur les infrastructures comme levier de développement pour le Sénégal. Comment le Meds arrive-t-il à diagnostiquer ces secteurs clés de développement pour les aborder et dégager des recommandations ?

Si vous suivez le Meds depuis 17 ans, chaque année, nous mettons en lumière une thématique qui est liée au développement du pays. Cette année, on a effectivement parlé des infrastructures parce que les infrastructures, je pense que la question a été bien posée, sont-elles un levier pour le développement ? Je pense oui et nous avons réussi à inviter les plus grands experts qui ont débattu là-dessus et en plus, il y a eu des conclusions que nous avons comme de coutume adressées au chef de l’Etat, avec les recommandations au Premier ministre, à nos partenaires, que ce soit le FMI ou la Banque mondiale, etc. Parce que comme je dis souvent, le Meds ce n’est pas une organisation patronale classique qui revendique les retraites, entre autres. Nous sommes une organisation de réflexion stratégique, de proposition et d’action. C’est pourquoi nous avons mis au Meds un comité scientifique qui réfléchit sur les grands sujets du moment et surtout sur le développement économique du pays.. Nous avons au moins une demi-douzaine de concepts et chaque fois on a un plan d’action. Nous arrivons quand même à gérer et à respecter ce plan d’action depuis 17 ans. Nous sommes comme des horlogers suisses, très ponctuels. On a le forum du premier emploi, l’Assemblée générale du Meds, les assises, les Cauris d’or, la nuit de l’orientation, etc. On a tous les concepts que nous avons développés depuis 17 ans et chaque année, on les planifie et les organise (…). Il manque au Sénégal de cadre d’échange alors qu’il faut échanger sur comment résoudre beaucoup de problèmes et surtout de faire émerger de nouvelles idées et les partager.

Un mot sur le sport avec la qualification des Lions au mondial en Russie 2018. Si vous aviez un mot ou un conseil à donner au staff en tant que président de la commission artisanat, culture, tourisme et sport du Cese, ce serait quoi ?

Je suis un ancien sportif et j’ai travaillé aussi pendant des années avec l’équipe nationale en étant le Président marketing avec le groupe Promo Consulting. J’ai fait beaucoup de tournois, de coupes d’Afrique et autres avec l’équipe nationale. J’ai vécu au sein de la Tanière et je sais comment ça se passe. Je pense que c’est une fierté pour tout Sénégalais de voir cette jeune équipe sénégalaise se qualifier pour la prochaine coupe du monde. Depuis 2002, nous attendons cette nouvelle, donc, je leur souhaite le meilleur et qu’ils aillent, pourquoi pas en finale ou en demi-finale. Il faut rêver et vous savez que le sport ça fédère. Ça permet aux uns et autres d’oublier leurs soucis, de vibrer. Je pense qu’on a une équipe jeune avec beaucoup d’expérience. On a des joueurs qui jouent dans de très grands clubs. Le Président les a bien revigorés avec des primes, entre autres promesses. Aujourd’hui, ils ont beaucoup plus de chance que leurs aînés parce que vous n’entendez plus parler de problème de primes, d’hébergement, etc. tout ça a été réglé et il faut régler le problème d’équipementier avant la coupe du monde parce qu’on en a plus.

Cheikh Moussa SARR

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