3EME SALON AFRICAIN DE LA RECHERCHE ET DES INNOVATIONS Plus 500 participants attendus à Dakar

L’Agence nationale de la Recherche scientifique appliquée (ANRSA), en collaboration avec l’Agence Nationale pour les Energies Renouvelables (ANER) et le Conseil Patronal des Energies Renouvelables au Sénégal (COPERES), organise du 25 au 27 octobre au Grand Théâtre, la 3ème édition du Salon de la recherche et des innovations au Sénégal et la 2ème édition de la Conférence Africaine sur les Energies Renouvelables.

L’ambition affichée par l’Anrsa est de «réunir des scientifiques, des investisseurs et autres acteurs de la société pour informer, s’informer, débattre et échanger sur tous les aspects de la recherche et de l’innovation à travers des expositions, des conférences, des ateliers et activités de promotion de la culture scientifique». La conférence, moment fort de la rencontre, constituera un ‘’moyen de sensibilisation et de plaidoyer pour l’atteinte de cet objectif, en particulier pour les pays africains’’. Les TIC, outils incontournables pour l’appropriation des inventions, innovations et résultats de recherche par la société civile et le secteur privé, seront également au cœur de l’évènement. Le thème de cette édition est «Promotion des énergies renouvelables en Afrique : contribution de la recherche, des TIC, du secteur privé et de la société civile pour un développement durable ». Cette initiative, selon Mme Sophie Gladima Siby, directrice générale de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée, est une plateforme de promotion, d’échanges, d’exposition d’équipements et d’innovations en matière de recherche sur les énergies renouvelables. Son but, dit-elle, est d’aller à la découverte des avancées technologiques dans le domaine. Mieux, poursuit Mme Siby, elle offre l’opportunité de développer une stratégie d’amélioration de la qualité des équipements et des possibilités de valoriser des résultats de la recherche par le renforcement du Partenariat Public-Privé dans le secteur. Mme Siby qui affiche haut ses ambitions, a donné à cette édition une dimension internationale avec la participation de pays de la sous-région. L’évènement réunira au moins cinq cents (500) participants venus d’Afrique et d’Europe, bref du monde entier, pour discuter des questions relatives aux aspects liés au développement des énergies renouvelables dans une perspective d’adaptation aux changements climatiques pour un développement durable.

La directrice générale juge qu’il est nécessaire de mettre en place les conditions idoines pour «permettre à la science et à la technologie de jouer pleinement leur rôle afin d’asseoir un développement harmonieux et durable». Le Sénégal qui met en lumière la stratégie nationale de développement économique et social, a listé les obstacles à la recherche scientifique et technique. Ils ont trait à un manque de diffusion et de valorisation qui reste lié à l’insuffisance de la prise en compte par les programmes de recherche des besoins socio-économiques et industriels, un défaut d’accès aux connaissances issues des résultats de la recherche, mais surtout à l’absence de cadre institutionnel d’échanges des ressources financières allouées à la recherche scientifique et technologique et de dialogue entre les différentes parties prenantes.

Rahmatoulahi Bouchra KEBE

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