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40 ANS, LE BEL ÂGE ET LES DÉFIS (PAR BAYE DAME WADE)

Une organisation privée panafricaine qui fête ses 40 ans, ça ne court pas les rues. D’où le mérite extraordinaire des pères-concepteurs et des frères-continuateurs qui ont porté haut le flambeau de ce puissant outil d’intégration économique en Afrique.

Ainsi, depuis sa création en 1976, la Fédération des Sociétés d’Assurances de droit National africaine (FANAF) n’a cessé d’œuvrer pour faire connaître les métiers de l’assurance, les faire adopter par les populations africaines, couvrir les risques inhérents aux activités de production et de consommation, et surtout en faire un marché porteur pour les investisseurs du continent et d’ailleurs…

Conçue à l’origine comme un vecteur d’appropriation de l’assurance par les compagnies 100% africaines, la FANAF est aujourd’hui à la croisée des chemins du fait que les multinationales étrangères sont revenues en force sur le continent et sont même présentes dans le Bureau exécutif de la FANAF. C’est dire…

Il faut se réjouir, dans le même temps, que des compagnies nationales se sont érigées en groupes d’affaires, présents dans plusieurs pays de l’espace FANAF, voire prospectent des métiers connexes comme la bancassurance. Soit un effort de diversification de l’offre qui est le bienvenu tellement elle manquait encore…

Aujourd’hui, l’heure est à la financiarisation de l’assurance, la digitalisation de l’offre (mobile-assurance), la conquête de nouveaux segments tels que le secteur informel, la micro-assurance, l’assurance agricole…

Le défi est de taille. Un exemple pour le mesurer. Une quinzaine de compagnies marocaines produisent un chiffre d’affaires de 3 milliards USD contre 2 millions USD pour tout le marché FANAF. C’est dire que le modèle économique initial du secteur est à repenser. Il est temps de revoir l’émiettement de nos marchés, le poids plume de nos compagnies, la faiblesse du taux de pénétration (part dans le PIB) et de la densité de l’assurance (prime moyenne par habitant) en Afrique en général, dans l’espace FANAF en particulier.

Il faut aussi éviter que l’internationalisation et la libéralisation ne poussent les sociétés «locales» à la périphérie de l’assurance. Pour cela, il conviendrait de repenser la notion de «société de droit national», en s’inspirant de l’exemple de pays comme le Kenya, la Mauritanie ou le Maroc. En fait, les marchés FANAF sont en pleine reconfiguration avec les grands groupes et réseaux qui contrôlent, en 2015, près de 60% des sociétés et +70% des parts de marchés.

Pour autant, on peut avoir foi en l’avenir, à la capacité des dirigeants africains à accompagner les mutations en cours, notamment de la transformation de nos économies et du rôle de l’Assurance dans le financement du développement du continent. Le challenge est énorme mais est bien à la dimension de l’espérance.

L’espoir et permis et pendant qu’on y est, joyeux anniversaire à nos amis de la FANAF ! Et que la fête commence…

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