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Les 400 médicaments cancérigènes identifiés

En déclarant, ces derniers jours, que « plus de 400 médicaments interdits de vente en Europe et aux Usa, et contenant des parabènes (substances cancérigènes), sont en vente dans nos pharmacies», le président de Prometra International, Eric Gbodoussou, a jeté un pavé dans la mare.

La réaction très vive du Directeur de la pharmacie nationale, le Professeur Amadou Mokhtar Dièye, en dit long sur l’énormité de la révélation. Ce dernier a été très clair : ‘’Impossible ! Car, le Sénégal dispose d’un système pharmacovigilance’’.

Soit, mais cette situation nous laisse perplexe. Car Prometra International qui a fait cette sortie est assez outillé pour cela. C’est au demeurant un organisme de recherche culturelle, de pratique médicale et de diffusion scientifique qui a à son actif plusieurs brevets d’invention (OAPI), pour le diabète le VIH/SIDA et certaines dermatoses et (PCT) pour le VIH/SIDA et le diabète. Elle a aussi une reconnaissance diplomatique au Sénégal.

En conséquence, comme beaucoup de Sénégalais le souhaitent, il serait important que Gbodoussou éclaire la lanterne de l’opinion sur les médicaments en question évalués au nombre de 400.

Il nous semble en effet comprendre qu’il ne s’agit nullement de ces médicaments contrefaits à partir de l’Asie (Inde, Chine, etc.) qui inondent l’Afrique. Ces faux médicaments ne sauraient, en principe, être vendus dans les officines publiques qui bénéficient de la confiance totale des consommateurs, même si certains continuent, encore, à se ravitailler sur ces marchés parallèles.

Les dangers liés à ces types de faux médicaments ont été assez bien expliqués aux consommateurs.

Les médicaments visés ici sont ceux qui sont en vente sur le marché parce que bénéficiant normalement des autorisations légales de mise sur le marché par les pays d’où ils sont fabriqués. Nous savons que certains de ces médicaments sont frappés de retrait du fait de dangers observés plus tard, notamment en France. Il s’agit notamment du VIOXX et son concurrent le CELEBREX qui appartenaient à une nouvelle famille d’anti-inflammatoires, les coxibs.

Une douzaine de médicaments ont aussi été retirés de la vente en France, notamment en 2005. Voici la liste : Locabiotal 1 %, Lysopaïne en comprimés, Oropivalonebacitracine en comprimés, Pharmacilline 0,25 pour mille en flacon pulvérisateur, Argicilline 0,05 pour mille en solution nasale, Pharmacilline 0,05 pour mille en solution nasale, Solutricine maux de gorge en comprimés (et les formules sans sucre et tétracaïne), Ergix mal de gorge en comprimés, Veybirol tyrothricine en solution pour bain de bouche et Tyrotricil en comprimés enrobés.

Il est important que le Sénégal dispose, comme en France, d’une unité de Pharmacovigilance, mais le souhait des consommateurs est d’avoir les informations nécessaires sur ces activités lorsque celles-ci sont  liées à l’interdiction de circulation de médicaments.

C’est dire que désormais, face à l’acuité du problème, les Sénégalais s’attendent à de meilleures explications de la part de Prometra, mais aussi des autorités sanitaires afin de les assurer que toutes les garanties ont été prises.

Car si une structure comme Prometra International nous indique que nous sommes des consommateurs passifs et de surcroit des déchets dont la santé compte peu, il y a de sérieuses raisons de s’inquiéter d’autant plus que cela existe dans tous les autres secteurs, y compris dans l’achat de matériels d’aviation avec tous les risques que cela comporte.

Le plus inquiétant est qu’une liste de 400 médicaments circule déjà dans le net, publiée dans le site du journal ‘’Le Monde’’ dans un article en date du 23 juin 2018, mis à jour le 29 juin.

Il n’est pas exclu que cet article ait été justement la source du Docteur Gbodoussou.

 

Ces médicaments pourraient être retirés de la vente

Voici ce qui est y écrit :

‘’Environ 400 spécialités pharmaceutiques – certaines utilisées de façon très courante– contiennent des parabènes, ces conservateurs dont la toxicité et les effets cancérigènes font l’objet de débats scientifiques et dont l’Assemblée nationale a voté l’interdiction le 3 mai. La liste, établie par Le Monde, comprend aussi bien des dentifrices que des médicaments utilisés en chimiothérapie anticancéreuse’’.

Et voici la liste des produits ciblés : ‘’De nombreux cosmétiques pour bébé ; des crèmes comme la Biafine ; de nombreux sirops contre la toux (Clarix, Codotussyl, Drill, Hexapneumine, Humex, Pectosan, Rhinathiol) ; des pansements gastriques (Maalox, Gaviscon) ; des traitements des troubles du transit intestinal (Motilium) ou des nausées et vomissements (Primpéran) ; les formes en suspension buvable de médicaments cardiovasculaires (Cozaar, Vastarel) ou antibiotiques (Josacine, Zinnat) ; des médicaments contre la douleur et la fièvre (formes génériques d’ibuprofène et de paracétamol) ; les traitements de l’asthénie (Sargenor) ; sans oublier les formes génériques de ces médicaments’’.

La réalité est que le débat fait rage en France où, selon toujours ‘’Le Monde’’, « Une étude de toxicologie, menée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avec le concours de plusieurs laboratoires pharmaceutiques, est en cours. « Les 400 spécialités pharmaceutiques contenant des parabènes, sous forme méthyle ou propyle, concernent environ 80 firmes titulaires d’autorisations de mise sur le marché », estime Vincent Gazin, responsable de l’unité de toxicologie clinique de l’Afssaps et pilote de l’étude en cours, dont les résultats sont attendus pour novembre ».

Et ces 80 firmes peuvent être contraintes à remplacer ces produits.

Donc, l’allégation du Docteur Gbodoussou est loin d’être fausse.

Assane Samb

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