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48 HEURES DE GREVE DECRETEES DANS LE SUPERIEUR Le SAES travaille à se massifier

  • Date: 29 février 2016
Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) repart pour 48 heures de grève. Les enseignants du supérieur réfléchissent également à intégrer d’autres syndicats pour intensifier la lutte. Un grand rassemblement est prévu le 11 mars.

Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) est en grève pour 48 heures. Yankhoba Seydi, secrétaire général adjoint dudit syndicat, joint par EnQuête, renseigne que pour le second jour de grève, une marche sera organisée à l’intérieur de l’université. Mardi, les syndicalistes se retrouveront devant la bibliothèque centrale, avant de faire le tour de certaines facultés et instituts, pour terminer leur périple au rectorat. ‘’Nous n’avons pas encore obtenu du gouvernement la mise en œuvre des accords. Nous nous battons pour la restauration de la dignité de l’enseignant qui est bafouée, puisque le ministre de l’Enseignement supérieur a lui-même soutenu que la dignité de l’enseignant est restaurée, après le vote de la loi sur la réforme des titres’’, déclare Yankhoba Seydi.

A son avis, ‘’si la dignité de l’enseignant est restaurée, s’il se rend à l’hôpital avec l’imputation de l’université, il ne devrait pas être rejeté’’. Yankhoba Seydi de dire que ce sont ces aspects qui font que le syndicat veut plus de considération et exige une prise en charge sanitaire correcte. ‘’Dans les universités, le travail est tellement énorme que cela impacte la santé des enseignants, puisqu’on a un trop-plein d’étudiants et peu d’enseignants’’. Le secrétaire général adjoint du (Saes) renseigne à ce propos que 29 collègues sont décédés, depuis 2010.

Leur collègue Cheikh Mbacké Ndiaye de la Faculté des Sciences et Techniques est mort en pleine réunion, samedi dernier. ‘’L’espérance de vie dans nos universités est moindre. Le personnel passe tout le temps à travailler, c’est pour cela que la prise en charge constitue un point sur lequel nous ne reculons pas’’, précise Yankhoba Seydi. Leurs autres points de revendication concernent la retraite, la prime académique contenue dans la loi 81-59 et le droit au logement. ‘’Comme, dit-il, le gouvernement ne peut pas loger les enseignants, il s’engage à donner une indemnité compensatrice du droit au logement, qu’il peine à accomplir’’. ‘’Même la loi sur la réforme des titres dont on parle devait entrer en vigueur le 1er janvier 2016’’. Les enseignants n’entendent pas lever le mot ordre, si le moindre de ces quatre points n’est pas respecté.

Grand rassemblement des syndicats le 11 mars

Etant entendu que la mise en œuvre des accords est la revendication phare de l’écrasante majorité des syndicats (santé, collectivités locales, enseignement moyen-secondaire), il est prévu un grand rassemblement qui va tous les regrouper. ‘’La dernière fois, nous avons tenu une rencontre avec nos différents secrétaires généraux. Tous ces syndicats vont se retrouver dans un grand rassemblement le 11 mars prochain’’. Après cela, si rien n’est fait, la marche du 17 mars sera tenue.

Par ailleurs, Yankhoba Seydi dresse un bilan satisfaisant de la première marche organisée dernièrement par le front unitaire qui regroupe les enseignants de l’élémentaire, du moyen-secondaire et du supérieur. ‘’La marche a été un franc succès, puisque des cerveaux ont occupé plusieurs m². C’est d’ailleurs ce qui nous a dopés. Nous avons pensé qu’il faut sortir du monde de l’université.’’

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