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50 ans de présence sur scène : Doudou Ndiaye Rose, prophète chez lui


50 ans de présence sur scène : Doudou Ndiaye Rose, prophète chez lui

Doudou Ndiaye Rose, dont les «50 ans de présence sur scène» ont été célébrés avec faste ce samedi au théâtre Daniel Sorano, est au cœur d’une unanimité rare dans un pays où on n’aime surtout reconnaître le talent de ses fils après leur disparition.

Source : Le Quotidien

Il s’est retrouvé dans une curieuse cavalcade du destin au rythme du tambour et de la baguette. Entre lui et le tambour, c’est une véritable histoire d’amour, d’attachement avec sa dose de passion irraisonnée et d’apothéose. Et dans ce présent stressé par l’hypocrisie où l’on marche avec allégresse sur l’individu, Doudou Ndiaye Coumba Rose reste une sacrée victoire dans le culte de la personnalité. Il vient désormais d’être élu prophète au Sénégal. Chez lui bien sûr ! Même si c’est l’Ambassade du Japon qui a «eu cette lumineuse idée». Dans une soirée, qui a relié le passé au présent, Daniel Sorano a mis les petits plats dans les grands pour fêter les «50 ans de présence sur scène de Doudou Ndiaye Rose». Le Sénégal a fêté ce samedi, dans un théâtre Sorano archi-comble, son trésor vivant. Pour la préservation d’un patrimoine et de la mémoire. Il a échappé exceptionnellement aux témoignages posthumes et honneurs d’outre-tombe. Amadou Lamine Sall, voix poétique et au cœur de cette initiative, rend hommage au tambour-major sénégalais : «Vous êtes une grande personne et un modèle pour les artistes de ce pays. Vous avez donné à l’art de ce pays une autre dimension. Vous rendre hommage est tout simplement mérité.»

Dans des proportions électoralistes et partisanes, c’est la seule personne qui fait l’unanimité. Doudou Ndiaye Rose, reconnaissent tous les intervenants, est un modèle de réussite et de savoir-faire. Le célèbre percussionniste sénégalais, qui a participé avec son groupe en 1989 à la célébration du bicentenaire de la Révolution française sur les Champs Élysées, a exporté son expertise un peu partout en Afrique et dans le monde pour formater d’autres jeunes, éterniser sa légende. Il a eu à travailler avec plusieurs chanteurs de renom dont les Rolling Stones, Peter Gabriel (rock), Miles Davis, Dizzy Gillespie (jazz), Higelin, Lavilliers, Jonas (chanson française), Bagad Men HaTa (musique bretonne) et l’orchestre de Basse-Normandie (musique symphonique).

Le Rwanda, tout comme le Japon, a expérimenté son talent. Il lui a permis de briser certaines chaînes du conservatisme culturel rwandais. N’est-ce pas Monsieur le ministre ? «Oui ! Au Rwanda les filles ne battaient pas les tambours. Mais, grâce à lui tout a changé et nos femmes tapent très bien le tambour. C’est notre citoyen et il sait que le Rwanda est son deuxième pays. Nous lui sommes redevables», explique le ministre rwandais de la Culture et des Sports.

Si le Rwanda et le Japon se lèvent pour s’incliner devant son génie et pour rendre hommage à un «citoyen d’adoption», le Sénégal a ressorti du fond de ses tiroirs le projet de création d’une école de formation à Rufisque que le percussionniste a toujours demandé. Pour partager son expertise avec ses compatriotes. «Le Chef de l’Etat m’a dit de vous transmettre que la création d’une école de formation est acquise. Vous êtes un homme discipliné et amoureux de son pays. Vous êtes tout simplement une fierté pour ce pays», s’incline Mame Birame Diouf, ministre de la Culture et du historique classé.

Des hommages appuyés durant une soirée particulière. Pour un homme singulier. Dans un cadre bien approprié au profil du récipiendaire. Quid alors du spectacle ? Dans les entrailles du théâtre national Daniel Sorano, où les guéwels étaient à l’honneur, c’est tout simplement la dithyrambe. C’est l’émotion, la passion et une litanie de louanges pour exalter un «père généreux et exemplaire». On savoure un moment inédit dans la vie «de cette immense personne, qui a marqué tous les griots» en esquissant des pas de danse. Le cocktail était explosif.

Le groupe Shuichi Hidano, constitué outre son leader éponyme, de Kensaku Sato et Hiroyuki Hayashida, a eu l’honneur d’ouvrir les festivités sur la scène. Les percussionnistes japonais avec leurs tambours appelés taiko de 150 cm de diamètre mettent le feu dans une salle jusque-là bercée par des hommages. Pendant plus de 45 minutes, les batteurs japonais arrivent à mettre en transes les spectateurs. Il s’ensuit un long défilé des grandes voix de la musique sénégalaise (Omar Pène, Fallou Dieng, Abdou Guité Seck, Coumba Gawlo Seck) qui sont venues apporter leurs mets dans cette soirée cinquantenaire. Et mettre aussi Sorano sous leur joug.

Les «Tam-tams du Rwanda», une équipée de dix filles qu’il a formatée à Kigali, délivre son savoir-faire. Il ne reste alors que la partition imminente de Doudou Ndiaye Rose. Sa vaste fratrie, qui a également un destin «sang pour sang tambour» et nourrie aux réjouissances de la baguette, force la légende et attise les fantasmes collectifs, encercle la scène pour accueillir le héros. Avec sa traditionnelle tenue multicolore, le tambour-major harangue ses enfants. Malgré l’âge assez avancé (77ans), il a toujours les ressorts nécessaires pour subjuguer ses fans et épater une énième fois Sorano. «Je n’ai jamais fumé et je n’ai jamais dansé», s’honore-t-il. Mais, il sait toujours danser et manier la baguette. Il sautille sur la scène et invite honorablement ses collègues rwandais et nippons à le rejoindre. Comme l’art n’a pas de frontières, ils arrivent alors à trouver une harmonie de sons en jumelant leurs percussions. Ça donne beaucoup de bruit, mais les connaisseurs ont vivement apprécié la prestation. Comme le personnage de Doudou Ndiaye Rose.



Lundi 28 Avril 2008 - 15:33
Lundi 28 Avril 2008 - 15:54
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1. Posté par Karim WADE le 29/04/2008 10:09
J'y étais, c'etait ma a a a a gni i i i i i i fique, pour me limiter qu'à ce mot.
Il n'y avait ni PDS ni PS ou tout autre chose de ce genre

Merci MONSIEUR DOUDOU NDIAYE COUBA ROSE

2. Posté par Diëugg le 30/04/2008 21:12
Conservatoire Nationale des Arts DOUDOU NDIAYE COUMBA ROSE de Dakar ( CNA DOUDOU NDIAYE ROSE) ..... Ce ne serait que justice rendue à ce Grand Monsieur. Nous sommes fiers de Vous.

3. Posté par SunuTV le 01/05/2008 14:13
La télévision bien de chez nous en DIRECT 24h/24 sur internet
http://www.sunutv.com

4. Posté par laye le 06/05/2008 03:05

Invitation presse

La Cie Les Gueules Tapées théâtre
Sous l'égide de la Présidence de la République du Sénégal, en partenariat avec le Théâtre National Daniel Sorano et la 8ème édition de la Biennale de l'art africain contemporain DAK'ART 2008, la Compagnie Les Gueules Tapées clôture sa saison théâtrale avec la première représentation de son spectacle intitulé « La mort et l'écuyer du roi ».
Cette pièce écrite par Wole SOYINKA dramaturge nigérian, prix Nobel de littérature, est montée par la Compagnie Les Gueules tapées du Sénégal en coproduction avec La Compagnie Bivelas du Congo Brazzaville et la Compagnie Graines de Soleil de France dans une mise en scène de Macodou MBENGUE figure emblématique du théâtre sénégalais.
Cette grande première qui sera représentée le mercredi 14 mai 2008 à 21h au Théâtre Nationale Daniel Sorano dans le cadre de la biennale verra la participation de pléthore de comédiens sénégalais et congolais dans ce qui caractérise le théâtre africain : la danse, la musique le chant.
À cette occasion, la presse nationale et internationale est conviée à la conférence qui sera organisée le jeudi 08 mai à 11 h au Centre Culturel Blaise Senghor.

CONTACT
La Cie Les Gueules Tapées C.C.Blaise Senghor : 33 824 98 38
Macodou MBENGUE : 77 643 37 15
Thiaba lo : 77 567 27 77



5. Posté par diokobox le 06/05/2008 16:47
Bonjour à tout le monde.Appeler en illimité 24h/24 et 7 jours/7 vers les USA, le Canada, la France, l'Italie, l'Espagne, la Grande Bretagne, L'Irlande
RV: sur www.diokoaksenegal.com ou par Mail:diokovoip@live.fr ou diokoaksenegal@live.fr
http://www.diokoaksenegal.com

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