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7ème congrès panafricain et méditerranéen de cardiologie du sport Les medecin du sport en conclave à Dakar

La cardiologie du sport a connu un développement important. Pour cette raison, les experts de cette discipline se réunissent assez régulièrement pour discuter et mettre à jour les connaissances. Pour la conférence inaugurale de ce 7ème congrès, Dr Alioune Sarr, président du Cng de lutte, a proposé aux congressistes d’aborder la situation de la lutte sénégalaise à travers le thème «sport et culture».

Pour parler du thème «sport et culture», Dr Alioune Sarr ne pouvait mieux faire que de proposer aux cardiologues africains et méditerranéens une vidéo, qui retrace l’évolution de la lutte sénégalaise de 1950 à nos jours. Elle montre l’aspect culturel de la lutte et aussi des athlètes qui utilisent les techniques les plus modernes pour se préparer. Cette vidéo a également montré des séquences de lutteurs qui, sur une période de 4 à 5 ans, sont passés de 50 à 150 kilogrammes. «Dieu merci les premiers tests de dopage qui ont été faits jusqu’ici sont négatifs», informe Dr Alioune Sarr, qui s’interroge néanmoins. «Peut-être que la charge pondérale est bien contrôlée ou que ces lutteurs utilisent des produits de dopage qui ne sont pas encore inscrits au tableau», se demande-t-il. En tout cas, prédit le doyen de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Pr Amadou Diouf, la retraite sera difficile pour ces gens-là. Et pour cause, explique Dr Alioune Sarr, «il y a un rapport entre la taille et le poids de l’individu. Si le poids est multiplié par deux, le cœur aura un gros effort pour faire le tour de l’organisme et il doit le faire dans le même temps», indique Dr Sarr par ailleurs médecin du sport. Pour lui, la surcharge pondérale a des conséquences sur les organes, notamment les articulations en l’occurrence «les genoux qui sont les premiers, le cœur qui s’épuise à force de trop travailler et qui peut provoquer une mort subite», alerte le président du Cng de lutte.

Professeur Serigne Abdou Bâ ajoute que 95% des causes de la mort subite sportive sont d’origine cardiaque d’où l’importance de la cardiologie du sport et de la prévention. Le chef du Service de cardiologie de l’hôpital Le Dantec, par ailleurs président de la Société sénégalaise de cardiologie (Sosecar), recommande de mettre l’accent sur la formation des médecins du sport. Il de­mande également à l’Etat d’accompagner ces médecins et de donner des directives pour que les personnes qui n’ont pas de certificat de non contre-indication à la pratique du sport n’en fassent pas ou bien qu’elles limitent la pratique du sport. «La mort subite sur un terrain est une vision d’horreur insoutenable d’autant plus que c’est un sujet jeune apparemment en bonne santé et qui très souvent est un espoir de tout un groupe», indique Serigne Abdou Bâ. Du Côté du Cng de lutte, on essaie de sensibiliser les lutteurs. Mais malheureusement, regrette son président, «nous ne sommes pas souvent entendus».

Cette conférence inaugurale sur le thème sport et culture s’est tenue à l’occasion du 7ème Congrès panafricain et méditerranéen de cardiologie du sport qui se tient à Dakar durant deux jours. Ce congrès est un «bel exemple de coopération», selon le professeur Abdallah Mah­dhaoui, président du comité scientifique du congrès. C’est aussi le fruit de collaboration entre plusieurs sociétés savantes dont la société sénégalaise de cardiologie, le club des cardiologues du sport, la société tunisienne de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire, l’association cœur vaisseaux et poumons et le club des cardiologues de l’ouest algérien.

Sud quotidien

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