pape-abdoulaye-seck-285x200

PRÉCISON- CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE-  LES ERREURS SUR L’INTERPRETATION DES CHIFFRES

 A la lecture de l’article titré « Les chiffres du Ministres seraient erronés»,paru dans l’édition N° 1865de cemardi 12 avril 2016 du journal Rewmi Quotidien, il nous a été donné de constater des erreurs qui appellent de notre part à éclairer l’opinion sur la campagne de commercialisation de l’arachide. 

D’ailleurs, nous l’avons fait avec un site Web de la place, qui a pris le soin de mener des investigations auprès de nos services pour avoir et relayer la bonne et due information.
Sur ledit article, il faut d’abord souligner que les chiffres avancés ont été simplement la suite d’une analyse partielle faite sur les résultats de la filière arachidière.
Lorsque l’élément en question dit« les données officielles démontrent que les huiliers et les exportateurs n’ont pas consommé le tiers de la production annoncée pour cette année…où est partie ladite production record, alors que les paysans n’ont plus rien ? », il y a lieu de noter que toute la production ne se limite pas seulement aux huileries et aux exportations.
La filière arachidière compte plusieurs composantes telles que les exportations, les huileries, les sites de décorticage, les points de collecte, la trituration artisanale…
Les 300 mille tonnes prêtées à ces deux composantes de la filière ne sont pas réellement les chiffres officiels. Il faut retenir que c’est 381 800 tonnes pour le moment et que la campagne n’est pas encore terminée.
En somme, ce qu’il y a lieu de retenir est que le gap constaté entre les chiffres annoncés pour la production nationale (1 million 200 mille tonnes) et le chiffre de 300 mille tonnes avancé dans l’article s’explique par plusieurs facteurs. A ce niveau, l’article a omis de prendre en compte les pertes de production, l’autoconsommation, les réserves personnelles, les semences subventionnées par l’Etat, les stocks des commerçants, les stocks d’exportateurs non encore commercialisés et les graines en attente de commercialisation (la campagne n’est pas encore terminée) dans le décompte.
Par ailleurs, il est à préciser aussi que le document du Cnia cité dans l’article ne prend pas en compte les semences qui sont, aujourd’hui, à plus de 110 mille tonnes et tous les autres aspects déjà cités plus haut.
Donc, au regard de ce qui précède, les composantes laissées en rade par l’article constituent un total de plus de 600 mille tonnes. Ce qui confirme le chiffre d’1 million 200 mille tonnes.
En conséquence, se fonder sur le premier schéma d’analyse, qui est d’ailleurs partielle, pour faire une déduction sur les chiffres de la production nationale serait une erreur.

Source : Cellule de communication du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural

Voir aussi

cooperation_senegal-japon

Réhabilitation du port de Dakar: Le Japon injecte 22 milliards

Le Japon vient de mettre à la disposition du Sénégal des financements d’environ 22 milliards …