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CLASSEMENT DE LA LIBERTÉ DE PRESSE DANS LE MONDE Le Sénégal  toujours derrière la Mauritanie

  • Date: 21 avril 2016

Reporters Sans Frontières (RSF) a rendu public, ce mercredi, son classement annuel de la liberté de presse dans le monde. Ainsi, le Sénégal est classé à la 65ème place sur 18O pays.

Le pays de la Téranga fait mieux qu’en 2015 où il était classé à la 71ème place. Une amélioration nette de 6 points puisqu’il est, cette année, logé à la 65ème place. Toutefois, il reste toujours derrière nos voisins de la Mauritanie qui sont classés, aujourd’hui, à la 48ème place. Une situation qui doit pousser le Sénégal à redoubler d’efforts. En effet, des pays comme l’Afrique du Sud, la Namibie, le Burkina Faso,  le Botswana et même le Niger n’excédent guère les 25 premières places en Afrique.

Par contre, la France, elle, a reculé de 7 points contrairement à l’année dernière. Les lois anti-terroristes et bien d’autres facteurs sont passées par là.

Les pays africains les plus en bas du classement sont le Maroc qui atterri à la 131ème place, l’Algérie, le Mali (122), le Nigéria, le Tchad, l’Ethiopie, etc.

L’Ong n’a pas manqué de donner les motifs qui, selon elles, expliquent cette situation s’agissant notamment des pays africains. À l’en croire, « malgré une vague de libéralisation dans les années 1990, on assiste encore trop souvent à des pratiques arbitraires de censure, intensifiées récemment au nom de la lutte contre le terrorisme, et des atteintes violentes contre les journalistes, souvent dans la plus grande impunité ».

RSF qui dénonce une détérioration des conditions de travail des journalistes en 2015, a mis l’accent sur le fait qu’en Afrique, « la faiblesse économique expose (les journalistes) également à des influences politiques ou économiques préjudiciables à leur indépendance ».

L’exemple du Burundi est l’un des plus regrettables cette année  où RSF dénonce « une répression quotidienne contre les médias ».

Rappelons que le classement de RSF est établi « selon le critère du degré de liberté dont jouissent les journalistes », évalué d’après un questionnaire de 87 questions posées aux professionnels, juristes et sociologues, « sur une appréciation du pluralisme, de l’indépendance des médias, de la qualité du cadre légal et de la sécurité des journalistes dans ces pays ».

À ce propos, pourtant, le classement du Sénégal peut surprendre plus d’un. Notre pays bénéficie, depuis belle lurette, d’une pluralité médiatique et les journalistes et acteurs des médias ne sont pas embastillés dans le cadre de l’exercice de leur profession. Les professionnels des médias jouissent d’une liberté et exercent leur métier sans anicroches majeurs. Alors, qu’est-ce qui fait que le classement du Sénégal reste encore non enviable ?

En effet, les auteurs du rapport dénoncent le fait que certains sujets restent tabous au Sénégal. L’exemple « du scandale Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme accusé d’avoir touché des pots-de-vin pour le financement de la campagne de l’opposition », a été évoqué. RSF met l’accent sur le fait que le climat s’est tendu, fin 2015, et que plusieurs médias ont été convoqués et intimidés pour avoir rapporté ces faits de corruption.

Il s’y ajoute que l’adoption du Code de la presse, qui dépénalise les délits de presse, est en suspens depuis 2010, regrette Reporters sans frontières (RSF) qui ne comprend pas la réticence des députés sénégalais à voter le nouveau Code de la presse et surtout à dépénaliser les délits de presse.

Bien sûr, les champions de la liberté de presse sont, comme depuis de nombreuses années, les pays scandinaves comme la Finlande qui occupe la première place suivie des Pays-Bas, de la Norvège et du Danemark.

Le dernier de la classe est l’Erythrée qui se dispute cette position avec la Corée du Nord.

Assane Samb 

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