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8eme édition du Sisdak- le financement de la santé pour tendre vers la couverture sanitaire universelle

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, en collaboration avec le Centre International du Commerce Extérieur (CICES), a organisé hier la cérémonie d’ouverture de la 8ème édition du Salon international de la Santé et du Matériel médical (SISDAK). Selon le Chef de la division Recherche du Ministère de la Santé, coordonnateur du comité scientifique du Sisdak 2017, Dr Samba Cor Sarr, le financement de la santé fait suite à une option au niveau international à laquelle tous les pays ont adhéré, à savoir le développement de la couverture sanitaire universelle.

 La constitution garantit le droit à la santé et stipule que l’Etat et les collectivités ont le devoir d’y veiller (Art 8 et 17). Ces dispositions sont renforcées, selon Dr Samba Cor Sarr, par l’acte 3 de la Décentralisation qui confère des responsabilités aux collectivités locales dans le développement de la CMU. « La thématique fait suite à une option au niveau international à laquelle tous les pays ont adhéré, à savoir le développement de la couverture sanitaire universelle. Toutes les stratégies doivent être mise en place pour tendre vers cette couverture sanitaire. Le Sénégal a pris des dispositions pour identifier l’élément central sur lequel il peut s’appuyer pour répondre à cette question, c’est-à-dire le financement de la santé », a-t-il fait savoir.

Axé sous le thème « le financement de la santé pour tendre vers le bien-être pour tous et à tout âge », le coordonnateur soutient qu’une stratégie nationale a été élaborée de financement de la santé que le ministère a adoptée. Ainsi, dit-il, le Sisdak est une plateforme qui élève la communication dans le secteur de la santé et qui offre l’opportunité de partager les bonnes choses que nous faisons. « C’est donc l’opportunité rêvée pour élever la tonalité communicationnelle sur le financement de la santé pour tendre vers la couverture sanitaire universelle », note le chef de division.

Le volé scientifique permet de démontrer toute la démarche systémique et systématique qui est en train de se dérouler pour construire le savoir. Le matériel médical, l’exposition, est une matérialisation des avancées de la science. « De la même manière que nous exposons des produits qui ont fait l’objet d’une matérialisation utilisable, on a jugé essentiel de permettre à l’homme de pouvoir partager le savoir explicite qu’il n’a pas encore fait l’objet d’une construction matériel. C’est dans ce sens que nous combinons les deux », a précisé M. Sarr.

Coloration entre couverture maladie et couverture sanitaire universelle ?

Pour le chef de division du ministère de la Santé, au niveau du Sénégal, les acteurs ont pris l’option de parler de couverture maladie universelle, mais la tonalité est la couverture sanitaire universelle. C’est tout simplement un problème de concept. Quand on attend au Sénégal parler de couverture maladie, c’est qu’on a un regard rivé sur la couverture sanitaire universelle. Sauf qu’on a pris l’option de mettre davantage l’accent sur la demande parce qu’elle n’était pas suffisamment organisée. « On a toujours fait de la couverture sanitaire universelle, mais la demande était plus ou moins désorganisée. Le fait d’y mettre une organisation renvoie à une modification du concept, ce qui n’est pas le cas », a noté le coordonnateur de la Sisdak.

Ainsi, M. Sarr de rappeler que le financement concerne l’ensemble des segments du pays. L’option est de mettre l’accent sur les ressources domestiques parce que notre secteur a été essentiellement dépendant des ressources internationales. Ce qui pose un problème d’insécurité car si nous voulons avoir une pérennité des offres, il faut maitriser les ressources qui sous-tendent cette offre. Et celles-ci ne peuvent venir que de chez nous. Et nous avons encore des niches insuffisamment explorées. C’est donc cette option que nous allons davantage activer pour que l’essentiel du financement des secteurs sociaux retrouve sa souveraineté. « Et pour cela, le secteur privé a une portion importante dans ce financement. Jusqu’à ce niveau, ce sont des secteurs qui sont à des niveaux d’appui très faibles. Le secteur privé est dans l’ordre de 14%, ce taux a baissé. Ce qui n’est pas normal. Il s’y ajoute les collectivités locales qui étaient à 1% et qui sont tombées à 0,5% dans le cadre du financement », a-t-il déclaré, avant de conclure que l’Etat qui a l’ambition d’atteindre les 15%, est aujourd’hui à 8%. Il y a donc du travail à faire à ce niveau, d’où l’implication du secteur privé.

Khady Thiam COLY

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Un commentaire

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