Ibrahima Sarr et Moussa Ndiaye n’oublieront pas de sitot le retour de leur voisin et cousin, Mansour Ndiaye. Rentré du Canada, la tête grosse de ses rêves de construction, il a dû faire face à l’énorme déception d’avoir été grugé par ses parents. Selon son avocat, il a patienté, avant de porter plainte, convaincu d’une possibilité de régler le différend entre amis de longue date. En partant au Canada, le plaignant a confié son agence immobilière aux deux acolytes, chargés de gérer la location de ses immeubles, établis dans Dakar et sa banlieue. Aussi, l’argent collecté, devait-il être versé dans un compte bloqué, à son nom. La somme totale estimée à 24 millions, selon le propriétaire, devait être adjointe à ses autres économies, pour construire sur le terrain qu’il avait acheté à Keur Massar. Mais, cela n’a pas compté avec la cupidité des agents immobiliers. Le sieur Sarr affirme avoir fait voyager son jeune frère, avec sa part du butin. « J’espérais pouvoir rembourser, avec ses envois, avant que le patron ne revienne mais, mes calculs ont faussé », a-t-il dit, là où son acolyte affirme détenir l’argent au niveau d’un compte bloqué à son nom propre. Version battue en brèche par l’enquête de la gendarmerie. Aussi, las d’attendre, Mansour Ndiaye, a-t-il, tout bonnement, porté plainte et les deux gestionnaires ont été placés sous mandat de dépôt, après leur garde-à-vue. Ils répondront de leur acte devant le juge des flagrants délits de Dakar, dans la semaine. Et si le tribunal n’est pas trop clément, ils risquent de végéter dans les lieux de privation de liberté.
Mansour Ndiaye, lui, compte retourner au Canada, après le jugement, son projet étant tombé à l’eau. Toutefois, il espère rencontrer de nouvelles têtes dignes de confiance, pour la gestion de l’agence immobilière.
Yandé Diop
REWMI QUOTIDIEN