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APE - Michel Saraka Kouamé : «80% serait une saignée financière pour l’Afrique»

le Mardi 3 Novembre 2009 à 07:31 | Lu 1457 fois

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APE - Michel Saraka Kouamé : «80% serait une saignée financière pour l’Afrique»
Les négociations commerciales pour les Accords de Partenariat Economique (APE) entre l’Afrique de l’Ouest (AO) et l’Union Européenne (UE) continuent leur cours. Dans ce processus de négociations commerciales, l’A.O est victime du fixisme de l’UE sur sa position d’arracher un accord de 80%. Ce qui constitue un point non négociable pour l’A.O qui ne songe pas signer un tel accord qui «sucerait» son économie.

Pour convaincre l’UE à revenir sur sa décision, Enda Tiers-Monde et Open Society Initiative for West Africa (Osiwa) ont organisé un atelier d’information et d’échange sur le thème : quel APE de développement économique pour l’Afrique de l’Ouest ? En dépit des efforts consentis par l’AO qui a posé les jalons d’une offre de 66%, l’UE reste figée sur sa position d’avoir les 80% de libéralisation des produits. Un pourcentage estimé exorbitant par Michel Saraka Kouamé chargé de programme de reforme économique de Osiwa et le Dr Cheikh N’diaye Dièye de Enda.

«80% seraient une saignée financière pour l’Afrique qui ne vit que des taxes. Notre ouverture commerciale doit être dosée avec une alternance de protectionnisme à l’image de ce qui se fait et qui a réussi bien ailleurs» a indiqué M. Kouamé. Et M. Kouamé d’interpeller «les états africains d’afficher des positions claires et éclairées dans les négociations actuelles».

Selon Dr. Ndiaye l’AO a emboîté le pas à l’UE pour avoir ces accords et que c’est cette dernière qui durcit le ton. «Personne ne peut reprocher l’AO de n’avoir pas travaillé sur les APE» a-t-il ajouté. Cette initiative a une vocation politique et M N’diaye compte sur le Sénégal d’user de son leadership, son écoute pour amener l’UE à signer les accords comme proposés par l’AO.

Dans ce processus sur les APE, l’AO ne semble pas trouver son compte dans la mesure où elle exporte très peu. Cet accord semble vouer à l’échec si les deux parties restent constantes. Mais la balance de l’AO risque de basculer si toutefois la Côte d’ivoire et le Ghana sortent du lot, eux qui sont en phase de signature. Les différences sont encore grandes sur de nombreux sujets majeurs.

Mardi 3 Novembre 2009 - 07:31