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ARABIE SAOUDITE : UNE JEUNE KÉNYANE RACONTE L’ESCLAVAGE MODERNE

le Mardi 4 Décembre 2012 à 13:03 | Lu 24487 fois



ARABIE SAOUDITE : UNE JEUNE KÉNYANE RACONTE L’ESCLAVAGE MODERNE
Elle était domestique en Arabie saoudite, chez des princes. Au bout de 3 ans et 10 mois de mauvais traitements, elle a fui lors d’une escale à Paris.

« J’ai 29 ans et Mary n’est pas mon vrai prénom, mais j’ai peur qu’on me reconnaisse. La plupart de mes proches ne savent rien de ce qui m’est arrivé, je ne voudrais pas leur faire de peine. Autrefois j’avais des rêves. Je voulais apprendre le droit ou devenir infirmière, je voulais être une femme indépendante. J’ai grandi dans la banlieue de Mombasa, la deuxième ville du Kenya, avec mes parents, mon grand frère et ma petite soeur. Mes parents – mon père est mécanicien et ma mère ne travaille pas – ne gagnent pas assez pour payer nos études.

Lorsque je décroche mon bac à 18 ans, je comprends que mon père a un plan pour moi. Loin de l’université : il m’a promise à un de ses amis, un « vieux » qui veut faire de moi sa quatrième épouse, en échange d’argent. Je ne veux pas de cette vie, je la repousse de toutes mes forces. Mon père ne comprend pas. C’est un homme sévère, qu’on ne conteste pas, c’est comme ça depuis que je suis petite : s’il dit quelque chose, on le fait.

Lorsque mon père est mécontent, il nous frappe avec un bâton

Ma mère n’est pas toujours d’accord mais elle ne peut rien y changer, il reproduit sur nous ce qu’il a connu enfant : quand il est mécontent, il nous frappe avec un bâton ou avec un tuyau en caoutchouc. Mon grand frère, qui s’est rebellé, a quitté la maison pour aller à la capitale, Nairobi. Je vais partir moi aussi, moi qui n’ai jamais eu le droit de sortir seule dans la rue, je veux choisir ma vie.

Une de mes amies a travaillé en Arabie saoudite. Elle peut m’aider à trouver un travail là-bas, le temps de gagner de quoi payer mes études. Sans rien dire, je prépare mon départ. Une famille cherche un professeur d’anglais pour deux ans. Ce sont de lointains parents du roi Fahd. On les appelle prince et princesse. Ils sont prêts à payer mon billet d’avion et à me fournir un visa.

Je mets quelques affaires dans un sac, je prends mon passeport, que ma mère garde avec les papiers de la famille dans un tiroir de sa chambre, et je pars sans laisser d’explication. Le car jusqu’à Nairobi puis l’aéroport. C’est la première fois que je prends l’avion. Je ne cesse de pleurer. Dans le miroir des toilettes, mes yeux sont gonflés et rouges.

« Je ne sais pas que j’entre en prison »

A Riyad, un policier me demande mon passeport. Je le lui tends. A ce jour, je ne l’ai pas retrouvé. Il le donne à celui qui vient me chercher, un homme très grand et très noir – c’est idiot mais ça me surprend qu’il soit si foncé. Il est l’un des chauffeurs, il ne parle pas anglais, alors nous restons silencieux pendant le trajet jusqu’à la maison. Je regarde par la fenêtre cette ville totalement vide. Je pense à mes parents, je me répète : ‘Tu fais un peu d’argent et tu rentres au Kenya.’ Je ne sais pas que j’entre en prison.

Une femme me désigne ma chambre : un compartiment dans un conteneur séparé en trois pièces. Je partagerai la mienne avec une Philippine. Deux autres employées, une autre Philippine et une Sri-Lankaise, dorment à côté. Près des chambres, une petite salle de bains, pas de fenêtre, juste une ouverture pour la climatisation.

La maison est immense. Des salons, des chambres, des canapés, des tapis, des meubles à n’en plus finir. Vivent ici un couple et ses sept enfants, quatre filles et trois garçons. La princesse m’explique que je dois m’occuper de deux de ses filles, âgées de 13 et 15 ans, comme une mère le ferait : les nourrir, les habiller, les accompagner partout, m’occuper de leurs affaires, être à leur disposition 24 heures sur 24.

« La princesse nous gifle »

Mes journées débutent à 5 heures du matin. Je prépare leur petit déjeuner, je les réveille et je les habille. Oui, même adolescentes, elles ne s’habillent pas seules. La première fois, la plus jeune m’a dit : ‘Mets-moi mes chaussettes, dépêche-toi !’ Ensuite, nous partons à l’école. La famille possède six voitures, des grosses cylindrées, mais personne sauf le prince ne doit être seul avec son chauffeur. Je porte leurs cartables, les monte jusqu’à leurs classes. Puis je rentre faire le ménage. Je sais que la princesse passera son doigt pour vérifier qu’il ne reste pas un grain de poussière.

Le plus pénible, c’est la lessive. La machine est vétuste. Il faut faire le rinçage à la main, ça prend des heures et l’eau est glacée. La buanderie est sur le toit de la maison. En hiver, on gèle. En été, la chaleur est si insupportable que nous sommes en sous-vêtements. Nous n’avons pas le droit de laver nos affaires dans la machine, devant nous contenter du lavabo. Parfois nous trichons bien sûr mais l’une d’entre nous, je ne sais pas pourquoi, nous dénonce. La princesse nous gifle.

« Jamais un jour de repos »

Si les filles ont un problème, l’école appelle le standard central de la maison et on me prévient : à moi de gérer, aller les chercher, les conduire à l’hôpital si c’est sérieux. Les parents, eux, dorment. Ils ne se réveillent pas avant 18 heures et se couchent au petit matin, lorsque leurs enfants se lèvent. Le prince dirige une entreprise d’immobilier. Il part au bureau après la prière de la nuit. Il y reste jusqu’à 23 heures puis c’est l’heure du dîner. Nous attendons qu’ils terminent pour pouvoir manger à notre tour… s’ils nous laissent des restes, sinon nous devrons attendre le petit déjeuner du lendemain. La princesse est perpétuellement au régime, elle se nourrit d’oeufs durs et de café. Sa vie est vide. La mienne est emmurée.

Je suis restée trois ans et dix mois chez eux, j’aurais pu y passer ma vie entière. Jamais un jour de repos et une vue bouchée par les rideaux aux fenêtres. Nous gagnons 600 riyals par mois (l’équivalent de 125 euros). Je n’ai pas le droit de téléphoner à ma famille. Les seules sorties, pour acheter des vêtements par exemple, doivent être autorisées par la princesse, et collectives, nous sommes toujours chaperonnées par un chauffeur. Elles sont très rares, peut-être deux fois par an. Sinon, nous sortons pour accompagner la famille.

« Sans passeport ni argent je suis prise au piège »

C’est un signe extérieur de richesse pour eux : une famille sans domestique est mal vue. Je rencontre d’autres servantes. On me raconte l’histoire de cette fille qui de désespoir s’est jetée du haut de la maison. Et celle qui a laissé son bébé de 3 mois chez elle, sans espoir de le revoir. On parle de cette patronne qui exige de sa bonne qu’elle tire la chasse d’eau à sa place. Je comprends que sans passeport ni argent je suis prise au piège.

Le pire, ce sont les vacances. Les enfants sont là en permanence. L’une dort la journée et passe ses nuits devant la télé ? Je dois la regarder avec elle, jusqu’au matin, mais assise par terre car on ne m’autorise pas le canapé. Et puisque sa soeur se lève le matin, je ne dormirai pas. Ca amuse la plus jeune, qui est aussi la plus méchante : ‘Nettoie !’ me lance-t-elle après avoir volontairement répandu son soda au sol.

« Il est armé d’un couteau. Il me viole »

Quand ils partent en voyage, ils nous emmènent. Egypte, Dubai, Jordanie : nous ne savons jamais où ni combien de temps nous partons. Les séjours à l’hôtel nous angoissent car ils ne réservent pas de chambre pour nous. Nous dormons par terre, au pied des lits des princesses. Et, puisqu’ils mangent au restaurant, nous n’avons plus leurs restes pour nous nourrir. Nous emportons des biscuits dans nos valises mais nous avons faim. Lorsqu’ils sortent pour visiter les villes, ils nous emmènent rarement. Je me souviens d’avoir été dans une fête foraine en Egypte, c’est tout. La plupart du temps, nous restons à l’hôtel, enfermées à clé dans la chambre.

En octobre 2008, la famille séjourne à Genève et décide de faire une escapade à Paris. Nous prenons le train. Je suis la seule domestique à être du voyage. Je reste dans la chambre, à faire la lessive à la main, puis à repasser le linge de toute la famille, les parents et leurs sept enfants. Un jour, alors que les autres sont sortis, le fils aîné ouvre la porte. Il est armé d’un couteau. Il me viole.

Hagarde. Je marche dans cette ville qui m’est inconnue, vite m’éloigne de cette famille qui me tue. C’était simple de sortir, il a oublié de refermer la porte à clé. Descendre, passer la porte, marcher. Au loin la tour Eiffel. La vue brouillée par mes larmes, je ne détache pas mes yeux de ce phare, je marche jusqu’à lui. Arrivée au Trocadéro, je m’écroule sur un banc, en pleurs. Je n’ai rien, ni argent ni papiers. Une femme s’approche. ‘Que se passe-t-il, mademoiselle ?’ Je ne comprends pas le français. En anglais, elle me demande d’où je viens. Elle me conduit à l’ambassade du Kenya.

« Même si je n’ai plus de rêves, je me sens libre »

C’est là qu’on me met en contact avec le Comité contre l’Esclavage moderne (CCEM) qui me prend en charge. Je vais porter plainte. Mais je sais si peu de chose sur mes bourreaux : même pas leur adresse, pas un numéro de téléphone, je ne connais pas le nom de l’hôtel où ils sont descendus ni leur destination future. J’ai en tête aussi leur impunité. Membres de la famille royale saoudienne, ils ne sont jamais inquiétés chez eux. Ici, la police m’interroge mais à ce jour ça n’a encore rien donné.

Je veux tourner la page. J’aurais pu rentrer au Kenya, reprendre la vie là où je l’avais laissée, sans plus de moyens. J’ai expliqué à mes parents, ils ont compris je crois. Ils ne savent pas ce que j’ai enduré, ni le viol ni l’esclavage. Ca les aurait blessés. En 2011, mon père est décédé, je ne l’ai pas revu. J’aurais aimé lui parler, lui dire que malgré tout, je ne lui en veux pas. Mais il est trop tard.

J’essaie de vivre chaque jour après le précédent. J’ai appris le français et obtenu une carte de séjour. J’ai fait une formation et j’ai deux emplois : je garde des enfants et je donne des cours d’anglais à domicile. J’ai un ami depuis peu, j’ai mis du temps à accorder ma confiance à un homme. Pour la première fois de ma vie, même si je n’ai plus de rêves, je me sens libre. »

Source : Le Nouvel Observateur

Mardi 4 Décembre 2012 - 13:03



1.Posté par moy lolou le 09/12/2012 13:05
bone fo dèm fèk koffa
mes puisquelle a retrouvè la libertè elle a de la chance

2.Posté par clarisse le 13/12/2012 10:26
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3.Posté par mahmoud le 15/12/2012 10:56
Les arabes sont les pires salauds du monde,les plus racistes et les plus inhumains. De vrais barbares! c'est pourquoi il faut laisser Israel les aneantir,c'est ce qu'ils méritent,et partout c'est comme ca.Il n'y a qu'un seul arabe qui échappe à ca,c'est Mohamed (psl),tout le reste c'est des mésquins de la pire espece.

4.Posté par Abdoun le 15/12/2012 22:58
Il n'y a pas pire race que l'arabe,si je vois certain les suivent dans leur islam radical ,j'ai envie de rire ,ces gens là ne sont pas plus croyants que nous.

5.Posté par Demba Cissé le 17/12/2012 19:33
C'est déjà courageux de sa part d'avoir dénoncé ces gens Mais en insistant plus elle peut aider les autres restées et qui continuent de subir les mauvais traitements:je me rappelle bien, qu'on avait des voisins mauritaniens qui d’après les rumeurs et les apparences avaient un esclave.Moi meme j'ai mené ma propre enquête et les traitements dont le garçon ( de peau noir contrairement aux membres de la famille) subissait affirment bien les dits des habitants du quartier:Lorsqu'ils ont su que maintenant on sait ils ont déménagé. je veux juste dire par là que l'esclavage moderne existe belle et bien.Et l"Etat doit prendre ses responsabilité en menant des enquêtes sur le territoire mauritanien si bien des senegalais sont pris comme esclaves

6.Posté par lisa le 23/12/2012 21:03
j´ai les larmes aux yeux en lisant ce que cette femme a vecue.
pourquoi les arabes sont sadiques?
c´est pourquoi ici en espagne si je vois des senegalais leur considérer comme des freres à cause de la religion musulmane , j´ai envie de me tuer parce au fond de ces arabes ils crachent sur eux.
moi en tant que catholique, le senegalais musulman prefere lier amitiè avec ce barbare qu´avec l`espagnol ou moi ( en tant que noire).

7.Posté par Incredule le 07/01/2013 00:22
Méfions nous des recits fabriqués... par un Homme.
Même si l'esclavage peut bel et bien exister.




8.Posté par immo le 07/01/2013 12:24
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9.Posté par DOGBE K. Selom le 07/01/2013 13:00
Je veux dire à toutes mes soeures africaines de faire très attention, car tout ce qui brille n'est pas forcément de l'or. Et puis pourquoi ne pas être fier d'africain?

10.Posté par Connaisseur le 07/01/2013 15:12
C'est la même situation au Liban, au Maroc, dans tous les pays naars. On leur confisque le passeport et les traite comme des moins que rien. Ne laissez jamais vos filles et vos soeurs aller dans ces pays. Les arabes ne sont pas des humains

11.Posté par birima de paris le 07/01/2013 21:21
putain les arabes sont la pire espece apres le crapaud.Allez en arabie saoudite tous les hommes à qui on a coupé les mains pour des accusations de vols parfois sans preuves sont des noirs.

12.Posté par mamy le 09/01/2013 10:28
les arabes sont des imbeciles,ils sont inhumain,tous pareils les blancs nous considèrent plus qu'eux.pour les arabes nit kou nioul diamla batey chiens yi gnou done guène balma .


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13.Posté par nanu le 10/01/2013 05:58
les saoudiens viennent de decapiter 1 domestique sri lankaise, inculquee a l'age de 17 ans de meurtre en 2007. cette kenyane doit remercier son seigneur d' avoir echapper a ces cruels d' arabes. to know more go to the world news. je me demande pourquoi les musulmans se rendent a la mecque pour enrichir cette famille royale. j'espere rencontrer le prophete en reve ou au paradis pas en arabie saoudite dirigee par 1 bande de sadiques de criminels...

14.Posté par gamdy le 10/01/2013 19:12
Les arabes sont des salops c pourquoi le prophète est descendu
sur eux

15.Posté par narou le 12/01/2013 09:49
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16.Posté par Mohamed le 15/01/2013 15:30
Chères frères,
Avant de s'enchaîner en insultes pour toute une nation, il serait mieux d'abord de vérifier la réalité de cette histoire, car elle n’est pas un saint livre transmit par un prophète et si nous admettons sa réalité ça ne vous donne pas le droit de généraliser et condamner toute une nation par un acte qui peut être individuel, on pourrait se poser les questions suivantes :
1. Si c’est un cas real et s’il reflète un comportement général de tous les arabes, pourquoi tous les asiatiques, africains et même européens rêvent d’aller aux pays du golfe, pourquoi la compatriote de notre Kényane lui conseille et l’aide à venir en Arabie Saoudite pour fouir ce qu’elle décrit comme un enfer familial ?
2. Est-ce que j’ai le droit de dire que tous les africains sont des voleur car j’étais une fois volé par un africain ou quand je vois les filles africaine s’expose sur les rue en Europe ou même en Afrique du nord vendre leur chair, j’ai le droit de qualifier toute l’Afrique de prostituées ?
Je voulais juste vous dire que cette façons de jugement n’est pas logique est inacceptable, je sais que vu le peu nombre d’intervenant veux dire pour moi que la majorité écrasante de nos confrères africain ne sont pas de cette façon de juger les nations.
Je vous rappelle que Le prophète Mohamed SPL est arabe et aussi toute sa première génération, les arabes ont apporté au continent l’islam qui l’a libéré des siècles et siècles d’ignorance absolue, et les arabes de nos jours ont lutté fortement contre le régime raciste de l’Afrique du sud jusqu’ à sa chute au moment où quelque pays africains entretenaient de forte relation avec l’Israël dont l’un des intervenant veut que les anéantir et l’arabe d’aujourd’hui ce sont eux qui finance tellement de projet important en Afrique : adduction d’eau, irrigation, éducation, protection de l’enfant et de la femme, lutte contre le Sida malaria, mosquées et école coranique……
En fin je vous rappelle que notre destin (pour tous les musulmans) est le même et nous n’avons aucune solution que de se réunir sous le drapeau de l’islam qui accepte les autres sous le drapeau de l’humanité et de l’égalité reelles.

17.Posté par Abdoun le 16/01/2013 12:46
Vive Israel,voilà les seuls qui niquent leurs mères à ces sales arabes,j'adore les juifs.

18.Posté par Abdoun le 16/01/2013 12:48
Israel lagnou wakh,les seuls capables de baiser ces sales arabes esclavagistes

19.Posté par yero Pullo le 20/01/2013 09:11
CELUI QUI A POSTE EAU NOM DE INCRÉDULE N'A CERTAINEMENT JAMAIS VÉCU DANS UN PAYS ARABE. VOUS NE DIREZ PAS çA SI UN JOUR VOUS RENDEZ AU LIBAN .
http://rewmi

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