ATELIER DE RENFORCEMENT DE CAPACITES DES MAGISTRATS ET JURISTES :

« Le protocole de Maputo doit être mis en œuvre »

le Mardi 31 Juillet 2012 à 13:49 | Lu 563 fois


Le réseau africain des femmes, média, genres et développement (FAMEDEV) et Egalité Maintenant et le Mouvement de solidarité pour les femmes Africaines (SOAWAR), ont tenu, ce lundi, à Dakar, un atelier présidé par le Ministre de la Justice, Madame Aminata TOURE, sert à former les avocats sur l’utilisation du protocole de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.


ATELIER DE RENFORCEMENT DE CAPACITES DES MAGISTRATS ET JURISTES :
Le mouvement de la société civile africaine demande la mise en œuvre du protocole de Maputo, Mozambique, adopté et ratifié le 11 juillet 2003, lors du second sommet de l’union africaine. Le Sénégal fait partie des 32 pays africains qui ont ratifié le protocole de Maputo en 2005, pour la promotion de la femme africaine. Aussi, déclare la garde des seaux, Madame Aminata Touré : « le protocole, ratifié et adopté, il reste sa mise en eouvre. »
Le droit des femmes est souvent bafoué dans certains pays qui ont signé la charte africaine des droits de l’homme. A cet effet, selon Madame Touré, « les praticiennes du droit doivent se saisir de ces textes, pour avoir de bonnes défenses, lorsque les droits des femmes sont bafoués. » Mais, selon Médoune Seck, il faut harmoniser avec les lois nationales dans les pays membres qui ont eu à ratifier ce protocole. Car, fait-il remarquer : « on veut partager avec les magistrats le protocole et voir comment l’utiliser dans les tribunaux en Afrique. Parce qu’il y a beaucoup de cas de viol sur les droits des femmes », même si, ajoute-t-il, les textes nationaux ne prévoient pas de sanction pour ces cas de viols et d’injustices sur les femmes, malgré les 32 dispositions dudit protocole.
Ce protocole vient en appoint à la Charte africaine, pour promouvoir les droits indispensables des femmes en Afrique et veiller à leur protection. Cependant, déplore, Mme Faiza Mohamed, Présidente de Equality Now, « IL y a certaines violations pour lesquelles les femmes sont victimes. Et le protocole vise plusieurs problèmes sur la question de la femme à l’accès à la justice, une protection égale devant la loi, entre autres.
Les gouvernements africains doivent faire montre de plus de volonté politique pour la mise en œuvre de cette charte.

Fara MENDY (Stagiaire)




Mardi 31 Juillet 2012 - 13:49


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