Les huit plus industrialisés se sont engagés conjointement à une hausse des contributions versées au PAM dont les besoins sont d’environ 3 milliards de dollars par an de contributions volontaires. Cette année, cela pourrait toutefois se situer entre 5 et 6 milliards.
‘’Il est probable que le PAM aura besoin d’une somme analogue l’année prochaine’’, selon M. Zoellick qui s’exprimait lors de la conférence de presse qu’il a tenue au côté du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. ‘’Il ne faut pas que cet argent fasse l’objet d’une affectation spéciale ou soit assorti de conditions, car cela en réduit l’efficacité.’’
‘’Si les Nations unies procèdent à des recouvrements pour le maintien de la paix lorsque des sociétés se sont trouvées disloquées par un conflit, pourquoi ne pas engager des ressources à l’avance pour empêcher la dislocation des sociétés ?’’, a ajouté M. Zoellick.
La Banque mondiale relève ‘’une autre mesure urgente’’ consistant à donner aux petits exploitants, particulièrement en Afrique, accès aux semences, engrais et autres intrants de base.
Selon les évaluations de ses équipes sur le terrain, les besoins de financement à court terme pour les filets de protection sociale et l’apport rapide d’intrants agricoles dans plus de 50 pays se chiffrent à 3,5 milliards.
Les évaluations du PAM et du FMI sont de l’ordre de 6,5 milliards de dollars, soit des besoins globaux pour le court terme à 10 milliards environ. ‘’La communauté internationale se doit d’être à la hauteur de ce défi’’, rappelle le président de la banque.
Par ailleurs, les pratiques commerciales autarciques sont critiquées par la Banque mondiale. Selon elle, la troisième mesure devrait consister à réduire les décisions d’interdiction et autres restrictions sur les exportations qui ont contribué à la hausse des prix alimentaires au plan mondial. Quelque 26 pays exportateurs nets de produits alimentaires ont maintenu ou introduit des mesures de ce type.