Alex Segura, représentant du Fmi au Sénégal : «Bientôt les salaires des fonctionnaires pourraient ne pas être payés»


Alex Segura, représentant du Fmi au Sénégal : «Bientôt les salaires des fonctionnaires pourraient ne pas être payés»

La situation économique et financière du pays l'inquiète au point qu'il a avalé sans difficulté la langue de bois diplomatique et craché des vérités toutes crues. Si le Sénégal ne se réajuste pas et compresse ses dépenses, on va en arriver à un point où le pays, qui connaît son taux de déficit budgétaire le plus élevé depuis la dévaluation du Franc Cfa en 1994, ne pourra pas assurer les salaires de ses fonctionnaires. La seule question qu'il a esquivée, est celle de l'avion présidentielle. Pour lui, elle n'est pas encore à l'ordre du jour.


Source : Le Quotidien 

Le gouvernement du Sénégal a pris des mesures pour combattre la hausse des prix, et faire face à la crise alimentaire mondiale. Comment analysez-vous ces mesures, qui ont poussé à la subvention des produits alimentaire et à la renonciation de taxes sur certains secteurs, tels que l'énergie ou le lait ?

D'abord, je pense qu'il faut séparer les mesures à long terme et à court terme. A long terme, il y a eu de bonnes mesures dans certains cas. Par exemple, les mesures qui vont dans le sens d'augmenter les investissements dans l'agriculture, comme le programme d'autosuffisance en riz. Ça me semble être des mesures qui vont dans la direction appropriée, étant donné la difficulté pour trouver ces denrées, en particulier le riz, sur le marché international. A court terme cependant, la situation est beaucoup plus préoccupante, parce que l'Etat a pris des mesures sur la fiscalité, sur la suspension des droits de douane et de la Tva sur certaines denrées de première nécessité. Elles ne sont pas efficaces et sont en train de déséquilibrer fortement les finances publiques. C'est d'ailleurs, des mesures qui n'ont pas eu un effet notable sur les prix, même le Premier ministre a avoué que l'effet a été assez mitigé, lors d'une réunion avec les partenaires au développement. L'efficacité de ces mesures n'a pas été bonne, les mesures n'ont pas non plus été bien ciblées sur les plus pauvres, parce qu'on s'est rendu compte que, sauf pour le riz, pour beaucoup d'autres produits, ce n'était pas les couches les plus défavorisées de la population qui bénéficiaient de la subvention, et cependant, c'est des mesures qui coûtent extrêmement cher au budget de l'Etat. Nous avions estimé, lors de la dernière mission du Fmi, que les subventions dans les denrées alimentaires et le secteur de l'énergie en 2008 allaient coûter à l'Etat plus de 170 milliards de francs Cfa. Avec les nouvelles mesures qui ont été annoncées sur le riz etc., ça pourrait tourner autour de 200 milliards de francs Cfa. C'est un coût énorme, qui pèse de façon insupportable sur le budget de l'Etat.

Et vous pensez que le budget de l'Etat n'est pas en mesure de le supporter ?

Le budget de l'Etat ne peut pas, aujourd'hui, soutenir ce niveau de subvention. D'ailleurs, ce niveau de subvention est en train de creuser, de dégrader la position budgétaire de l'Etat, avec un niveau de déficit budgetaire qui devient de plus en plus inquiétant. C'est cela qui nous inquiète fortement, parce qu'il y a aussi un effet très négatif d'accumulation des factures impayées au secteur privé. C'est la plus claire indication que l'Etat n'est pas capable de financer ce niveau de dépenses. Donc, nous avons estimé que les factures impayées au secteur privé tournent autour de 150 milliards de francs Cfa, ce qui représente plus de 10% du budget de l'Etat. C'est un niveau énorme de factures impayées.

Ce que vous êtes en train de dire là, c'est qu'au lieu de payer les factures du secteur privé, l'Etat prend l'argent pour le transférer aux subventions, car c'est le même taux de dépenses ?

Oui, effectivement, c'est vrai. L'analyse est correcte. D'ailleurs, le Premier Ministre a annoncé que les subventions des denrées de première nécessité et les subventions énergétiques ont coûté à l'Etat autour de 150 milliards de francs Cfa. Je pense qu'il a mélangé deux exercices budgétaires là, une partie de 2007 et une partie de 2008, mais 150 milliards, c'est bien exactement le même chiffre de factures impayées que nous avons trouvé aujourd'hui, dans le système, après le recensement qu'on a demandé au ministère des Finances de faire. Le ministère des Finances a demandé à chaque ministre sectoriel de faire le point de la situation des factures impayées et on voit que c'est 150 milliards, ce qui est colossal. C'est énorme. Cela fragilise le tissu économique, et je l'ai dit depuis un an, si les factures impayées au secteur privé ne sont pas complètement éliminées, le système économique va s'effondrer. Et aujourd'hui, le secteur privé est en train d'être étranglé par cette dette due aux fournisseurs de l'Etat. Il faut que l'Etat honore ses factures immédiatement. Nous avons été très clairs sur ce point avec les autorités. Si les entreprises du secteur privé ne sont payées, finalement, elles vont mettre la clé sous le paillasson, les employés vont être licenciés, et la situation économique va se dégrader encore plus. Il est extrêmement urgent que le gouvernement fasse des économies sur les subventions, et d'autres dépenses publiques, et c'est faisable, si le gouvernement fait preuve de détermination et de courage. On pourrait trouver des mesures mieux ciblées sur les pauvres, telles un élargissement des cantines scolaires, où on donne aux enfants des écoles de la nourriture gratuite. Cela, on sait aussi que ça a un impact positif sur le taux de scolarisation des enfants, ça soulage le budget des ménages, puisque les enfants sont nourris à l'école. Donc, il y a des effets positifs très, très clairs, et personne ne peut dire que les mesures de soutien aux enfants ne sont pas bien ciblées. Parce que vous donnez de la nourriture aux enfants. Et ça coûte d'ailleurs moins cher que la politique actuelle. L'Etat du Sénégal dépense aujourd'hui 500 millions pour les cantines scolaires. Contre 150 milliards de subventions généralisées, qui ne sont pas dirigées vers les plus pauvres. Vous voyez, il faut trouver des mesures ciblées sur les plus nécessiteux. Ça peut être les cantines scolaires, ça peut être le transport public. On pourrait peut-être accepter qu'une denrée clé, comme le riz, soit parfois un peu subventionnée, parce qu'on s'est rendu compte que c'est assez important sur le budget des ménages les plus pauvres. Mais il y a d'autres denrées, comme le lait en poudre, le pain, ou le gaz butane, dont les enquêtes sur les ménages montrent très clairement que les ménages les plus pauvres de la population ne bénéficient pas de cette subvention, du moins pas autant que les riches.

Pensez-vous que l'Etat est en mesure de faire accepter ce genre de mesures à l'opinion publique ?

Ce n'est pas du tout facile, et l'Etat doit mieux communiquer sur le coût et le bénéfice des mesuré, et présenter des alternatives crédibles. C'est pour cela que même si ces mesures n'ont pas eu d'effet sur les prix aujourd'hui, il est difficile de remettre les taxes sur les produits dans le contexte actuel. On le reconnaît. Nous n'avons pas imposé aux autorités sénégalaises de réduction de ces subventions. Parce que finalement, ce qui nous intéresse, c'est l'équilibre macro-économique général. Ce qui nous intéresse, c'est que les factures impayées au secteur privé soient éliminées. Et il y a plusieurs façons de faire cela. Nous avons dit aux autorités : «Nous pensons, d'un point de vue économique, que ces subventions coûtent très cher au budget de l'Etat et ne sont pas efficaces. Il faut trouver des alternatives.» Maintenant, c'est aux autorités, qui ont connaissance de la situation politique, de savoir si c'est faisable ou pas. Si elles décident de ne pas enlever certaines mesures qui coûtent très cher, de continuer avec cette politique de soutien des prix, il faudra que l'ajustement se fasse ailleurs. Le Premier Ministre s'est engagé à signer une circulaire qui va établir des nouveaux plafonds de dépenses pour tous les ministères sectoriels, sauf pour les départements de l'Education et de la Santé. Leur budget a été protégé, car ce sont des secteurs prioritaires. Eh bien, avec le niveau actuel de la subvention, il faudra une réduction de 15 à 20 milliards de frais de fonctionnement, de dépenses en biens et services au niveau de l'ensemble des ministères, et une réduction budgétaire d'un peu plus de 70 milliards pour l'investissement public. Vous voyez, c'est clair. Si vous voulez continuer avec les subventions, vous devez vous ajuster ailleurs, par exemple avec les dépenses de fonctionnement. Là, il y a quand même une certaine marge, parce qu'il y a beaucoup de dépenses de fonctionnement qui ne devraient pas être prioritaires. Il y a un peu de gaspillage dans le système.

Les dépenses de fonctionnement, c'est bien le train de vie de l'Etat ?

C'est bien ce que vous appelez le train de vie de l'Etat. Là, évidemment, il y a des économies qu'on peut faire. Et puis, si, malheureusement, les dépenses en subventions continuent au niveau que nous avons projeté, il faudra que le gouvernement s'ajuste encore ailleurs. Et couper les dépenses d'investissement, ce qui est un peu malheureux, parce que les dépenses d'investissement doivent être prioritaires.

Et là, vous pensez à quel secteur d'investissement, qui pourrait faire l'objet de coupes sans trop de dégât ?

Nous laissons complètement la liberté aux autorités de choisir où faire les différentes réductions. Finalement, ce n'est pas nous qui devons faire la gestion par ministère, de l'allocation budgétaire. Nous avons donné un plafond maximum de dépenses d'investissement qui ne peut pas être dépassé, parce que sinon, ces investissements ne pourront pas être financés ou payés. C'est un plafond des dépenses d'investissement qui doit être compatible avec le paiement de toutes les factures qui traînent encore dans le système. Parce que ça n'a pas de sens de demander à une entreprise de Btp de vous faire une route, par exemple, si une fois que l'entreprise a fini, vous prenez la facture et ne la payez pas. Nous avons donné un total de dépenses d'investissement qui tourne, je pense, autour de 430 milliards, et puis nous avons demandé d'ailleurs, que les factures impayées de l'année passée soient réglées en priorité. Il faut payer les factures de l'année passée avant d'engager de nouveaux projets d'investissement.

Je crois qu'il y a une des règles de l'Ispe qui dit que la limitation des montants de factures impayées, doit être autour de 30 milliards de cfa. Comment donc en est-on arrivé à ces 150 milliards ?

Parce qu'on s'est rendu compte que les factures impayées se trouvaient à différentes étapes de la chaîne de la dépense. Initialement, on pensait que les factures impayées, c'était les factures qui étaient au Trésor. Le Trésor ne les payait pas parce qu'il n'avait pas les moyens de les payer. Mais on s'est rendu compte qu'il y a aussi dans le système des factures qui se trouvent bloquées au niveau des ministères. Des ministères sectoriels qui ont engagé des dépenses, et qui ont gardé la facture et ne l'ont pas envoyée au Trésor. Ou bien le Trésor qui a rejeté la facture, et ne l'a pas enregistrée dans le système, parce qu'il n'avait pas les moyens de la régler. Donc aujourd'hui, nous avons changé notre critère, afin de pouvoir retracer l'ensemble de ces factures. Parce que finalement, les questions de définition ne vont pas conduire à la résolution des problèmes. Une facture impayée, c'est une facture impayée, peu importe si ça se trouve au Trésor ou dans un ministère sectoriel, peu importe. Ce qu'il faut aussi, et sur ça, on a été très clair, c'est que les règles de gestion pour les finances publiques doivent être mieux respectées. Parce qu'aujourd'hui, une partie de cette situation a été causée aussi par des ministères sectoriels qui ont engagé des dépenses même sans couverture budgétaire. C'est très grave. Je ne peux pas encore vous donner les chiffres, car on a demandé au ministère des Finances de faire un audit. L'Inspection générale des finances va faire un audit de la situation. Ce sera un critère de performance du programme, et lorsqu'on aura tous les éléments, on va savoir quel est le montant des dépenses engagées, quelles sont les mesures à prendre pour y faire face. Ça pourrait être des sanctions contre les gens qui ont violé les règles budgétaires, et aussi contre les entreprises qui sont responsables aussi, dans ces cas-là, de mauvaise gouvernance. Parce que quand une entreprise accepte de fournir un bien ou un service à l'Etat, en sachant que l'argent de l'Etat n'est pas habilité à couvrir la dépense, qu'il n'y a pas la couverture budgétaire etc., c'est grave. Et les entreprises vont aussi payer un coût.
 
Comment pouvez-vous les sanctionner ?

Ce n'est pas nous qui allons sanctionner les entreprises. Mais finalement, une dépense extrabudgétaire est une dépense illégale. Vous savez, c'est très simple dans les règles budgétaires. S'il n'y a pas un crédit ouvert dans le budget, qui a été voté par l'Assemblée nationale, la dépense est illégale. Et donc, si un ministre sectoriel a engagé une dépense sans couverture budgétaire, la dépense est illégale, et le contrat, s'il s'agit d'un contrat public, est illégal. Maintenant, il faudra voir quelle est la partie qui doit être payée, est-ce que ça sera 50%, 60%, je n'en sais rien. On va voir, et finalement, c'est la décision des autorités et de l'Assemblée nationale, qui devra juger si la dépense doit être payée ou pas, à travers une loi des finances rectificative. Mais les entreprises qui ont contribué à créer ce problème ne s'en sortiront pas indemnes. Parce que d'un côté, je pense qu'il faut être juste avec le secteur privé et demander à l'Etat de payer toute facture légale. Ce n'est pas juste, quand une entreprise de secteur privé a fourni un bien ou un service à l'Etat, que l'Etat se permette de ne pas payer. Cela, c'est inadmissible et nous allons continuer à le dénoncer. Mais en même temps, nous ne voulons pas non plus qu'il y ait une situation où une entreprise soit responsable des mauvaises dépenses et en reçoive facilement le paiement. Ça va être difficile pour les entreprises qui sont entrées dans cette démarche de recevoir leur paiement. Il faut être très clair sur ce point.

Cette nouvelle discipline budgétaire que vous voulez imposer, n'est-ce pas un retour au programme d'ajustement structurel ?

Ce n'est pas une imposition, mais l'Etat n'a pas le choix. Ce n'est pas parce que le Fmi le dit. Nous ne sommes que des conseillers économiques de l'Etat. Nous regardons la situation des finances publiques, les recettes, les emprunts obligataires, et les dépenses publiques. Et finalement, nous disons que le système ne tient plus. Si vous n'ajustez pas les dépenses, dans quelques mois, vous ne serez plus en mesure même de payer les salaires de la fonction publique. L'Etat pourrait se trouver en cessation de paiement. S'il n'y a pas d'ajustement, le système des finances publiques va s'effondrer. C'est clair. Il faut qu'il y ait des mesures d'ajustement, avec ou sans le Fmi. Mais si les autorités veulent que le Fmi apporte un soutien à leur politique économique, un soutien qui est d'ailleurs important pour les bailleurs de fonds, pour les marchés financiers et pour les investisseurs, elles devraient s'engager à exécuter cet ajustement. Mais il nous manque encore la circulaire du Premier ministre, qui va plafonner les dépenses publiques, pour être rassurés. Sans cette mesure, le Fmi ne pourra pas soutenir le programme économique du gouvernement.

Et pourtant, selon le discours officiel, ces mesures de subvention n'auraient presque pas eu d'impact sur les finances publiques, et tout semble rose dans l'économie du Sénégal.

Cela semble être le discours du ministère du Commerce. Ce n'est pas l'avis du ministère des Finances qui partage complètement notre analyse. Parce que finalement, les données budgétaires sortent du ministère des Finances et sont analysées avec nous. Donc, je ne pense pas que le ministère du Commerce devrait faire des déclarations sur le poids de ces mesures sur le budget de l'Etat. Ces gens n'ont d'ailleurs pas d'éléments pour faire ce type de réflexion.

Le directeur du Commerce intérieur (Voir Le Quotidien n° 1603 du 14 mai 2008) a dit aussi que les prix au Sénégal sont 5 à 6 fois moins élevés que dans les autres pays de la sous-région. Il devrait nous donner ses statistiques, parce que les analyses de la Banque mondiale montrent que ça c'est faux. Les prix au Sénégal sont en moyenne 25% plus élevés que dans l'Afrique subsaharienne. Moi, je viens de rentrer de la Gambie, l'huile végétale ou le sucre coûtent en Gambie presque la moitié d'ici. Donc, je ne sais pas d'où vient cette analyse. Est-ce que c'est qu'on essaie de donner l'impression que cette politique est efficace et de dire que cette politique ne coûte pas trop cher ? Parce que j'ai aussi entendu dans des déclarations de hauts fonctionnaires du ministère du Commerce, qu'il n'y a pas eu d'effet financier pour l'Etat. Et moi je me demande, si ils savent que l'Etat doit 150 milliards aux entreprises du secteur privé.

Maintenant, l'alternative que vous proposez au gouvernement, c'est de payer les factures. Mais est-ce que le gouvernement ne va pas se dire qu'en payant ces factures au secteur privé, il va priver les populations ?

Je ne crois pas, car on ne peut pas faire l'analyse en opposant les uns aux autres. Les entreprises de secteur privé sont à la base de toute performance économique, de la croissance et de l'emploi, et elles ont des employés. Et ces employés, ce sont des consommateurs et des citoyens. Ce sont des travailleurs. Eh bien ! Si l'Etat ne paie pas les factures dues au secteur privé, les entreprises vont avoir des difficultés. Elles sont déjà en difficulté. Elles souffrent déjà à cause de cette situation. Elles peuvent être bientôt forcées à fermer, et donc leurs travailleurs vont souffrir. Ils n'auront plus de salaires pour continuer à acheter de la nourriture. Donc, on ne peut pas opposer aujourd'hui la politique budgétaire, qui nous semble prioritaire, qui consiste à régler les factures impayées de l'Etat, avec la politique de subvention. On ne peut pas. Il faut régler les factures aux entreprises du secteur privé, elles ont fourni un bien ou un service à l'Etat, elles sont prioritaires.

Vous allez créer un vrai dilemme à l'Etat

Ce que l'Etat devrait faire je pense, c'est un conseil, c'est de voir : «On va dépenser presque 200 milliards. Est-ce que ces mesures ont été efficaces, est-ce que ces mesures sont en train d'aider les populations ? Est-ce que ces mesures sont soutenables, même à court terme ?» J'ai entendu des déclarations qui sortaient du ministère du Commerce, sur l'efficacité de ces mesures, et qui me font froid dans le dos. Je sais, parce que j'ai des statistiques de la Direction générale des impôts (Dgi), qui montrent quel est l'effet maximum sur le prix qu'une mesure de défiscalisation peut avoir, et que ces mesures n'ont pas eu beaucoup d'effet. Quelle a été l'effet de la baisse de prix ? Très modeste, c'est entre 1 et 5%, peut-être un peu plus ici ou là. Mais on n'a pas senti d'effet, parce que le cours mondial a continué à grimper. Et puis, il n'y a pas vraiment beaucoup d'effets positifs sur les prix pour les consommateurs, mais il y a un effet colossal négatif sur le budget de l'Etat. Nous pensons que l'Etat pourrait dégager une enveloppe très importante de ressources, parce que l'Etat peut se le permettre grâce à la performance extraordinaire du système fiscal sénégalais. Il peut monter un plan d'action pour les populations les plus pauvres, avec des mesures mieux ciblées, plus efficaces. On peut élargir, comme je vous l'ai dit avant, le programme des cantines scolaires. On peut subventionner les transports publics parce que finalement, ce ne sont pas les riches qui prennent les cars rapides, et le bus bleu, (les Tata, Ndlr)… Eux, ils ont des grosses voitures. Quand vous subventionnez l'essence à la pompe, ce sont ces gens avec leurs grosses voitures qui gardent leur subvention. Ça, c'est grave. On peut mettre en place des mesures concrètes pour aider les populations. On peut limiter les subventions à une denrée, comme le riz par exemple.

En combattant la taxe de protection sur le sucre et les huiles végétales, ce sont des pans de l'industrie que vous menacez.

Il faut réfléchir sur une question importante. Pourquoi des produits comme l'huile végétale ou le sucre sont beaucoup plus chers au Sénégal que dans d'autres pays ? Parce qu'il y a des surtaxes qui protègent certaines entreprises locales. Bon, aujourd'hui, nous savons que c'est compliqué d'enlever ces taxes-là. La Compagnie sucrière du Sénégal risque de disparaître si vous enlevez la protection d'un seul coup. Le Sénégal ne peut pas être aussi efficace que le Brésil dans la production de sucre. Mais aussi, je le sais parce que le directeur général de la Css est venu me voir pour m'expliquer, que cette entreprise a fait des actions sociales importantes, elle a construit des écoles dans toute la région de Richard Toll... Mais la réflexion, et c'est là que le ministère du Commerce pourrait faire une contribution plutôt que de dire que ces subventions n'ont déstabilisé aucun équilibre financier. Le ministère du Commerce pourrait dire dans quelle mesure certaines surtaxes peuvent être progressivement réduites et en même temps, prendre des mesures structurelles permettant à ces entreprises locales d'être plus performantes. Je vous donne un exemple très clair. La Compagnie sucrière du Sénégal m'expliquait : «Nous, nous ne sommes pas trop compétitifs parce que l'Etat n'a pas mis à notre disposition des infrastructures performantes pour transporter nos produits.» Une voie ferrée performante entre Dakar et Saint-Louis, et puis Richard-Toll, pourrait réduire énormément le coût de transport. Parce que si vous devez faire 4 000 voyages de camion, avec le coût du carburant, votre coût de production est plus élevé. Donc, il faut générer des initiatives pour pousser ces entreprises à être plus performantes, en leur donnant accès à des infrastructures plus performantes, et en les poussant aussi à faire face à la concurrence. Car, finalement, ça n'a pas de sens que le consommateur sénégalais paye le sucre ou l'huile végétale beaucoup plus cher que dans d'autres pays. Et même, ce qui est inadmissible à notre avis, c'est que ce débat n'est même pas posé. Avez-vous quelque part entendu le ministre du Commerce parler de ça ? Jamais ! Et on ne peut pas nous accuser nous, le Fmi et la Banque mondiale, d'avoir mis des conditions qui vont conduire à l'effondrement de ces industries. C'est faux ! On n'a pas de conditions sur le retour de ces taxes-là. On ne le fait pas, car on sait qu'il y a des travailleurs au sein de ces entreprises, et on sait aussi qu'il faut mettre en place des mesures d'ajustement graduelles pour améliorer la performance de ces entreprises. Mais que la question ne soit même pas posée, c'est aberrant ! il faut que la question soit posée et qu'une analyse correcte soit faite, pour voir ce que l'Etat doit faire pour que ces entreprises, que ce soit la Suneor, que ce soit la Css, soient des entreprises performantes. C'est la même question qui va se poser pour la production de riz.

Oui, mais dans toute votre analyse, dans toutes vos grilles de dépenses, vous n'avez pas dit un mot sur l'intention du chef de l'Etat d'acheter un nouvel avion

Franchement, la question de l'avion n'est pas aujourd'hui sur la table. Car, l'avion, d'après nos informations, n'a pas été acheté. Finalement, moi, la réponse que j'apporte à ça, car c'est une question qu'on m'a posée à plusieurs reprises, c'est que ce n'est pas au Fmi de dire quelles sont les priorités de l'Etat. Si le chef de l'Etat veut acheter un avion et que le projet d'achat de l'avion est dans le budget de l'Etat, et que c'est approuvé par l'Assemblée Nationale, c'est à la population, aux citoyens sénégalais, de critiquer ça ou pas. Mais pas nous. Nous on dit, par exemple par rapport à certaines choses, comme les investissements dans l'infrastructure ou dans l'éducation, ou la santé, ça doit être une priorité. Pour l'avion, je ne sais pas. Je ne veux pas me prononcer, parce que c'est une action politique. Mais si ça se fait un jour, la seule chose que nous pouvons demander, c'est que ça soit fait en toute transparence et que ça ne conduise pas à une nouvelle dégradation du déficit budgétaire. Parce que ça serait, quand même, difficile de comprendre qu'on fasse des dépenses, pas seulement pour l'avion, mais toute dépense nouvelle, sur n'importe quel projet, ne devrait pas être prioritaire avant de payer toutes les factures qui traînent sur le système. Nous ne pouvons pas en tant qu'institution, dire que telle ou telle dépense est appropriée ou pas. Parce que finalement, imaginez-vous, si un jour le Président prend l'avion et que l'avion s'écrase. Après, on dira c'est telle ou telle personne qui ne voulait pas acheter un nouvel avion. Vous savez, c'est des questions compliquées et nous ne pouvons pas entrer dans ces détails de souveraineté nationale. Mais là où nous devons dire aux autorités et à la population que la situation est grave et que le système ne tient plus, c'est lorsque l'équilibre global recettes-dépenses est en danger. Ce qui est le cas, aujourd'hui.

Vous tirez la sonnette d'alarme. Quel délai pensez-vous que nous ayons pour que les mesures soient prises ?

Il y a une mesure concrète qui est très claire, qui consiste à signer une circulaire, pour donner de nouveaux plafonds de dépenses de fonctionnement et d'investissements aux différents ministres sectoriels. Cette mesure doit être appliquée même cette semaine. Il s'agit d'une circulaire du Premier ministre. Nous avons indiqué aux autorités sénégalaises que si cette mesure n'était pas prise, nous n'allons pas pouvoir recommander la revue de l'Ispe au conseil d'administration du Fmi. Nous n'allons pas envoyer notre rapport au conseil d'administration si cette mesure n'est pas prise. Et ça, pour une raison très simple, c'est parce que l'Ispe c'est un programme pour les pays en phase de stabilisation macroéconomique avancée. Et quand un pays a un déficit budgétaire élevé et un niveau de factures impayées énorme, comme le niveau de factures impayées que nous observons aujourd'hui, si l'Etat ne prend pas des mesures urgentes et courageuses, nous ne pouvons plus dire que la situation macroéconomique est stable. Et si nous ne pouvons pas dire ça, le programme économique du Sénégal, ne peut plus être soutenu par le Fmi. Donc, pour le soutenir, il faut que nous soyons rassurés, en tant qu'experts macroéconomiques, que la situation macroéconomique liée à ce programme va être redressée. Et bien, si ces mesures d'ajustement budgétaire ne sont pas appliquées, la situation économique ne sera plus stable, parce que le système des finances publiques va se paralyser complètement. Et nous ne pouvons pas donner notre avis favorable par rapport à ça. Mais je pense que le Sénégal peut encore s'en sortir. Il suffit de donner au Ministre de Finances l'autorité pour faire respecter l'ajustement. Car ce n'est pas lui qui a créé cette situation, et il continue à avoir tout notre soutien et notre confiance. C'est d'ailleurs une opinion partagée par tous les bailleurs de fonds.



Vendredi 16 Mai 2008 - 13:24
Samedi 17 Mai 2008 - 09:58
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1. Posté par Zulu Lounge le 16/05/2008 14:14
peeeeeeeeeeeeeeeeeeee

2. Posté par Zulu Lounge le 16/05/2008 14:15

A toi Djinne Maimouna

3. Posté par Lukua Ubu le 16/05/2008 14:22
Je viens d'entendre sur RFM que l'ANOCI devient : Agence Nationale pour l'Organisation (?) et la Construction des Infrastructures.
A quoi serviront le Ministère chargé de l'équipement et l'APIX qui est devenue depuis un an "SA" (pendant que les citoyens étaient occupés par la présidentielle) ; c'est donc pour cela que Aminata Niane a été nommée ministre pour lui faire avaler la pilule?
Wade divertit les sénégalais qu'il considère comme des chiots qui se précipitent sur tous les os qu'il leur jette pendan qu'il prépare le terrain à son ouistiti de rejeton!

4. Posté par pedro le 16/05/2008 14:34
c'est ce genre de réflexion de haute portée que l'on attend d'une personne responsable, qu'elle soit du FMI, de l'opposition ou du pouvoir: analyser avec un esprit objectif les réalités présentes et non faire comme ces hypocrites du pds et de and jeff ou comme ces opposants pas du tout intelligents qui passent leur temps à attaquer wade sans toucher du doigt là où cela fait mal.

5. Posté par SOPISTE le 16/05/2008 14:59
GOANA = GORGUI ABLAYE NANU ABAL

6. Posté par bobodiouf le 16/05/2008 15:03
Avec ce bilan, le président trouve juste de voyager à tout va pour des vacances de même plus prestige mais juste pour satisfaire une envie d'enfant de 12 ans. C'est à pleurer. Il maintient mordicus qu'il n'y a pas de faim ds le pays et qu'Il a des milliards à ne pas savoir quoi en faire. Faut croire que son fils a su quoi faire de ces sous (les planquer ds les paradis fiscaux). Karim, tu as vraiment bien travaillé

7. Posté par ndeyembaye le 16/05/2008 15:17
karim khawma fo gnou tooppè; mbass ya gnou leudieul .
http://www.rewmi

8. Posté par KHOUTOUB le 16/05/2008 15:33
Bravo au Monsieur du FMI
Enfin les sénégalais vont arrêter de croire que nous sommes dans le meilleur des mondes !!!!!!!ça ne va pas DU TOUT AVEC CE GOUVERNEMENT DEPENSIER ET FETARD .WADE A OUBLIE LES APUVRES SENEGALAIS ......ET C GRAVE .QU'ALLAH NOUS PRESERVE DE LA CATASTROPHE QUI NOUS GUETTE.AMIiiiiiiiiiiiiiiiiine.....

9. Posté par akabo le 16/05/2008 16:01
Well...Jules Diop s'est une fois pose la question de savoir si reellement les organisations internations savent ce qu'elles racontent sur le Senegal. Voila la preuve que Jules a raison raison. On se demande ce qu'on leur donne qui font qu'elles font des rapports de complesance sur une situation nationale precaire. Partout, dans les contributions, les observateurs benevoles tirent la sonnette d'alarme, les organisations internationales sortent des rapports magiques de croissance ou succes de telle ou telle...charabia. Et maintenant on veut dire la verite...quelle honte! Il faut une discipline budgetaire et cela n'existe pas au Senegal...malheureusement...

10. Posté par GASSAMA TORONTO le 16/05/2008 16:12
vraiment la situation devient plus en plus complique , la facon il vient de nous expliquer est palpitant, que dieu aide notre pays de sorti de cette probleme mondial. cordialement

11. Posté par magic land le 16/05/2008 16:22
la situation est grave mais pas désesperée ...

12. Posté par parmenter le 16/05/2008 16:31
Je suis sur que Boy almadie va regler la situation

13. Posté par Hommedupays le 16/05/2008 16:35
S'il est vrai que nous nous sentons tous abusés avec l'alternance nous devons pourtant nous en vouloir qu'à nous même. Nous avons choisi de doter au Président de la République de dispositions constitutionnelles lui permettant d'avoir un droit de vie et de mort sur chaque sénégalais. Il s'est voulu omniprésent et nous le lui avons accordé créant ainsi une monarchie à peine voilée.

Quoique la situation, soit inquiétante, déplorable, et le malaise profond, nous ne devons nullement penser à nous résigner, pensons plus à exister qu'à survivre. Pourquoi ne pas sortir dans les rues et s'en prendre aux biens publics et aux biens d'autrui ? Diront certains mais, la violence devra être d'un dernier ressort. L'extrême recours. J'en appelle alors à la conscience patriotique pour qu'ensemble, la main dans la main, nous nous engagions à relever les défis de la modernisation et du développement.

Plus que tout, c'est cette prise de conscience individuelle qui importe le plus au vu de ce que nous subissons.

Les politiques ont montré leurs limites, ils sont la plupart machiavéliques et préoccupés par autres choses que par le sort du Sénégal et des sénégalais. Regardez celui avec qui nous étions contre la tortuosité et pour la prospérité qui nous a lâché pour aller dîner avec celui qu'il considérait naguère comme le responsable du naufrage. Oublions les et tous.

14. Posté par raby le 16/05/2008 16:38
la vérité c ke wade nous as dépouillé du peu ki nous resté..

pauvre de nous

thieuy founou dieum

15. Posté par diopass le 16/05/2008 16:44
ATTENTION IL Y A LE FEU QUI COUVE

16. Posté par akabo le 16/05/2008 16:48
Il faut vendre nos marabouts a Satan...ils participent a la fete de Wade. Qui sont dans les delegations de Wade dans ses fetes et voyages nombreux: faites la liste des entites qui ont des quotas, sans oublier la CAP 21...voila bokkk

17. Posté par boy dakar le 16/05/2008 16:50
Pedro, je trouve que tu es trop severe quand tu dis que les opposants ne sont pas intelligents. Mais, c'est vrai que l'opposition devrait etre plus performante.

18. Posté par sané cap le 16/05/2008 17:09
Cet Alex nous divertit.Depuis quand le FMI pense aux enfants des écoles primaires.Il y'a quelques années le Fmi et la banque mondiale nous disaient que la santé et l'éducation étaient des secteurs non productifs et que l'état devait se désengager.Aujourdhui ,on nous sert d'autres discours.Depuis le début de l'alternance on nous parle aussi de fonctionaires qui risqueraient de ne pas être payés mais les salaires sont toujours payés.De grâce Alex ne nous divertit pas.Parlez nous de ce que l'on doit faire pour subventionner notre agriculture.
http://www.rewmi .com

19. Posté par alfa le 16/05/2008 17:18
je pense ,que le gouvernement entendra cet appel,pour prendre des mesures adequates. IL est la pour gouverner ,et il ne fera pas oreilles fines a l´une des intitution credible, secouriste,avec de imminents experts..pour terminer je dirai a monsieur le premier ministre: a tes marques!!!!

http://rewmi

20. Posté par Lanterne le 16/05/2008 17:33

LE BUTIN NE SERVIRA A RIEN SAUF A ACCELERER LA DESCENTE AUX ENFERS.
RENDEZ A CESAR CE QUI LUI APPARTIENT ET A DIABY CE QUI LUI APPARTIENT.

BA SIIN MIMARA . Oulémas, dites - moi ce que cela veut dire ?


21. Posté par Hommedupays le 16/05/2008 17:34
Daw léne!!!

22. Posté par Mor Ndadié le 16/05/2008 17:35
MERCI DU FOND DU COEUR A CE MONSIEUR DU FMI QUI EST EN FAIT LE VRAI AMI DU SENEGAL. CAR QUELQU'UN QUI VOUS VEUT DU BIEN DOIT DIRE LA VERITE ET JE PEUX CONFIRMER (DE PAR MA CONNAISSANCE DU SUJET, QUI EST PAR AILLEURS MON METIER) IL A DIT LA VERITE; SON ANALYSE DE LA SITUATION ECONOMIQUE EST LUCIDE ET JUSTE. LE PREMIER SATISFAIT PAR CETTE ANALYSE ET LE PREMIER MINISTRE ENSUITE SON MINISTRE DU BUDGET. CAR NE PENSEZ VOUS PAS QUE LE CHEMIN DE FER DU NORD EST PLUS PRIORITAIRE QUE LES PONTS TUNNELS ET AUTRES CHANTIERS SURPAYES DE L'OCI.

23. Posté par outré par les occidentaux le 16/05/2008 17:37
Ces institutions nommées de manière abusive des partenaires au développement n'ont jamais soutenu les économies africaines. Elles n'ont fait qu'accentuer la paupérisation dans les pays du sud.

24. Posté par karim wade le 16/05/2008 17:39
Arrêter ce fou de ablaye avant qu'il ne soit trop tard
les wolofs disent que mak bourla c'est du respect qu'on a aux personnes agées. On a voulu dire tout simplement que le veillard est un fou de luxe .la gravité résulte du fait que toutes les mouches qui gravitent au tour de laye n'osent pas lui apporter la contradiction j'encourage au passage certains intellectuels qui font un travail remarquable pour que le sénégal soit libéré
je veux citer BINDA MBOW. MALICK NDIAYE. PR MBOJI .MOMAR SAMB ALIOU TINE .
MBATHILY MERCI
DU COURAGE MBARTHELEMY

25. Posté par Senegal le 16/05/2008 17:42
Mais les gars, est ce que ce n'ai Massaly qui se cache derrière Sane cap pour raissoner de la sorte

26. Posté par hassane mboup le 16/05/2008 17:46
Mon cher Alex Ségura,
Là, vous parlez d'un pays particulier, une terre qui garde dans ses entrailles des élus de Dieu que les grands actionnaires du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale ont cherché vainement à éliminer. Sache que ce pays ne connaîtra que la paix inchallah car au même moment où vous vous gavez de porc et vous vous abreuvez de vos vins des dignes filles et fils de ce pays se purifient et prient Allah de secourir notre nation.


27. Posté par Diaspora le 16/05/2008 17:50
Wade devient un vrai Mougabé, cependant il faut pas se voiler la face chaque peuple mérite ses dirigeants. Tand que cette génération de politiciens sera là nous risquons de vivre le même calvaire. Tand que le peuple sera analphabète avec des croyances confrériques irrationnelles nous resterons toujours à ce stade monarchique.
http://hotmail.com

28. Posté par habbib ndiaye le 16/05/2008 17:51

Ces mêmes institutions internationales avaient assuré que le Sénégal perdait 100 milliards de Francs par an du fait des embouteillages. Alors faisons le calcul sur les économies que le Sénégal réalisera sur une durée de cinq ans.


29. Posté par salam le 16/05/2008 17:51
C'est bizzare! les sujets intérressant. Ne sont jamais remplis de commentaires! par contre quand il s'agit de futilité tout le monde se lâche????

Au moins on connaît là où se trouve le probleme.
wasalam

30. Posté par le revelateur le 16/05/2008 17:52
Wade n'a jamais ete bon eleve et bon etudiant donc comment voulez vous qu'il dirige bien notre pays. Wade le temeraire qui voulait tellement devenir le President du Senegal a meme fait assassiner Me Seye il y'a 15 annees, a fait bruler des vehicules, des essenceries,l'universite reste instable, il est la cause de l'annee blanche en 1988,l'annee invalide en 1993, des greves incessantes. Et s'il vous plait demandez la rediffusion de l'emission Sortie faite avec Talla Sylla lorsqu'il parle brievement de la manipulation que Wade a organise chez lui le 17 Mars 2000 quand il voulait faire partir le President Diouf en disant qu'on lui preparait un coup d'Etat s'il ne quittait pas tout de suite le pouvoir que ses camarades de Parti allaient l'assassinaient.
http://www.rewmi.com

31. Posté par hassane mboup le 16/05/2008 17:52
Tant que la paix prévaudrait dans notre beau pays tout sera à notre portée et ceci malgré le sombre tableau brossé par Mr Alex.



32. Posté par kiki le 16/05/2008 17:54
Gorgui tu peux leurrer les Sénégalais, mais pas le FMI.

L'analyse est est pertinente Mr. Nous vous en félicitons. C'est honteux rousslouna dé, des Toubab qui décident, qui réajustent, qui pensent et réfléchissent en lie et place de nos Ministères.

Problèmes de Finances Pblique au Sénégal :
- Dépenses de fontionnement à réduire de 15 à 20 Milliards ;
- Des Dépenses de Subvention trop éleées ;
- Des Dépenses d'Investissement en priorité.

Eh oui, l'Etat ne fait que que dépenser des Biens et Services au lieu d'investir et subvenionner les secteurs clés.

FOCTIONNER ET NE PAS INVESTIR = DEFICIT BUDGETAIRE.

sans couverture Budgétaire ;

33. Posté par Hommedupays le 16/05/2008 18:05
Hassane Mboup sincérement, sincérement, tu es un conard koi!!!!

34. Posté par kiki le 16/05/2008 18:14
MAIS A QUOI SERT UN MINISTERE DES FINANCES SINON A GERER LES FINANCES PUBLIQUES D'UN PAYS.

Il a fallu l'Ananyse du Représentant du FMI pour éclairer la lanterne des Sénéglais : n'étant pas Financier et Comptable, ainsi, j'ai pu discerner Dépenses de Fonctionnement avec Dépenses d'Investissment et Dépenses de Suventions. MERCI MR SEGURA. VOUS MERITEZ VOTRE SALAIRE.

Seul le Ministère des Affaires Etrangères de Gadio a prouvé ses compétences. Jugez-en vous-même ?

QUELLE HONTE.

35. Posté par FILS DU PRESIDENT LAYE AKBAR le 16/05/2008 18:17
LA MEDIOCRITE DE LA POPULATION EST CAUSEE PAR L' ETAT

LA MEDIOCRITE DE L'ETAT EST CAUSEE PAR LES CHEFS RELIGIEUX

LA MEDIOCRITE DES CHEFS RELIGIEUX EST CAUSEE PAR LE POUVOIR. L' ARGENT ET LES PRIVILEGES

36. Posté par kiki le 16/05/2008 18:23
Gorgui tu peux leurrer les Sénégalais, mais pas le FMI.

L'analyse est très pertinente Mr. Nous vous en félicitons. C'est honteux rousslouna dé, des Toubab qui décident, qui réajustent, qui pensent et réfléchissent en lieu et place de nos Ministères.

Problèmes de Finances Publiques au Sénégal :
- Dépenses de fontionnement à réduire de 15 à 20 Milliards ;
- Des Dépenses de Subvention trop élevées ;
- Des Dépenses d'Investissement non non pririsées ;
- Des dépenses sans couverture budgétaire.

Eh oui, l'Etat ne fait que que dépenser des Biens et Services au lieu d'investir et subvenionner les secteurs clés.

FONCTIONNER ET NE PAS INVESTIR = DEFICIT BUDGETAIRE.




37. Posté par jalo jeri le 16/05/2008 18:26
Le FMI et la Banque Mondiale sont responsables de tous ces maux dont souffrent les pays du sud. Les plans de développement dont l'application est imposée par ces vampires ont fini par travestir nos économies. Ils se foutent de l'éducation de nos enfants et de la santé de nos populations. Ils se focalisent tout simplement sur notre capacité de rembourser des dettes que nous payons toujours au triple ou plus.

38. Posté par hassane ndiaye le 16/05/2008 18:39
Kiki yaw tamite
Soit un peu objectif dans ce k tu avances. Que fais tu alors des nouveaux lycées et collèges, des hôpitaux, des recrutements de nouveaux fonctionnaires, des innombrables routes et ponts etc…
Soyons sérieux dans ce que nous disons même si les conditions sont difficiles.



39. Posté par hassan mboup le 16/05/2008 18:43
Mais yow hommedupays,
Pourquoi nga may saaga ???? Tansiong hann



40. Posté par SERIGNE KEMTANE FILS DE MARABOUT le 16/05/2008 18:44
LE SAVIEZ VOUS

Le sénégal bat le record de sainteté au kilométre carré à travers le monde soit 37 au km2 et pourtant pourtant et pourtant pourtant pourtant.
Sans oublier les ambassadeurs plénipotentiaires de dieu sur terre qui sont au nombre de 21 sur l 'ensemble du territoire national et pourtant pourtant pourtant et pourtant

41. Posté par Zoro le 16/05/2008 18:52
Innombrables routes et ponts, hassane ndiaye tu as vu ça ou ? Tu crois que le Sénégal se réduit à la VDN ou quoi ? Tu es allé à Tamba depuis quand ? Tu as pris la route des Niayes depuis quand ? Est-ce que tu sais ce que c'est de venir de Bamako à Dakar en voiture pour raconter des conneries pareilles ?
Arrêtez de faire les malins avec ces prétendues infrastructures mirobolantes que nos enfants ne finiront jamais de payer. Il ne s'agit que de routes qu'on élargit et de rond-points, même le dernier des imbéciles sait que ça se construit depuis 50 ans dans le monde et ça n'impressionne personne.

De plus tout est quasiment à l'arrêt et on sait maintenant bien pourquoi: on s'est dépêché de bricoler pour l'OCI et après la fête il n'y a plus d'argent pour payer CSE, Eiffage et autres.

Merci plutôt à ce monsieur du FMI, pour une fois qu'un de ces gens nous explique les choses clairement et sans langue de bois.

42. Posté par rachid le 16/05/2008 18:54
les sénégalais ne mérite pas ce dévergondé de président. les enfants qui ne partagent pas avec les autres sont dits égocentriques mais chez les adultes ils sont égoistes.ce vieux se prend pour le centre du monde il est le seul détentier de la connaissance.mo takh mo ngui soukh rewmi rek.
yalna fi djogué té weer

43. Posté par Na leer le 16/05/2008 18:56

Le Gouvernement de l'alternance respectera à coup sûr tous ses engagements vis à vis des entreprises privées, véritables forces de création d'emplois, vis à vis des Institutions Internationales (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International) mais aussi vis à vis de ses partenaires au développement.
D'ailleurs, Alex Segura parle au conditionnel dans cette interview accordée au Journal le Quotidien, donc cela n'engage que sa seule personne.
En effet, tous ces messieurs qui ne cessent de parler du mauvais pour le Sénégal ou qui ne souhaitent que du pire pour notre pays sauront que le président de la république, Me Wade a toujours trouvé des solutions concrètes aux préoccupations du peuple sénégalais et au meilleur moment.
Donc, il n'y a pas de chat à fouetter, les salaires de l'administration seront payés à temps, in cha Allah.
De grâce ne nous fions jamais à ces marchands d'illusions car il n'y aura jamais de péril à la demeure.
D'ailleurs, ces Institutions Internationales sont en réalité de véritables facteurs de sous développement des pays à cause de leur politique de nous maintenir davantage et pour toujours dans la pauvreté et la mendicité.
La Banque Mondiale, le Fonds monétaire International, l'Onu et tous les organismes affiliés sont les véritables facteurs de blocage et de paupérisation des pays du Tiers-Monde qui agissent toujours comme des colons de l'époque coloniale, alors qu'ils oublient tout naturellement que nous ne sommes plus de cette période, d'autant que les indépendances ont été acquises par ces derniers aux sorties des guerres fratricides pour les uns ou négociées pour d'autres.
Donc, nous n'avons pas de leçons à recevoir de ces goulues et dévoreuses Institutions des Nations Unies.

44. Posté par Zoro le 16/05/2008 19:00
Institutions dévoreuses de quoi, de notre argent ? Tu sais à hauteur de combien le Sénégal contribue au fonctionnement de ces institutions ? A hauteur de rien.
Alors tu as raison Na leer, tout va bien pour toi.
Remonte dans ton X5 et va te mettre à la clim.

45. Posté par Hommedupays le 16/05/2008 19:05
Na leer doullllllllllll

46. Posté par zou le 16/05/2008 19:11

On ne peut reprocher à l'Etat du Sénégal son endettement auprès des privés, en voulant tout simplement atténué les difficultés des Sénégalais par le biais de la subvention des denrées à grande consommation. Certes, il est vrai que ces mesures salutaires vont en même temps porter préjudice à certains privés, mais comme on dit, "le bonheur ne viens jamais seul". Ainsi, la vie, à côté des frustrés il y a toujours des heureux. Cependant, l'unique voie de secours reste la GOANA, lancé par le chef de l'Etat, dernièrement. Les sceptiques me diront sans doute que je verse dans la Wadésie, mais tant mieux, si être Wadiste consiste à soutenir une idée de Wade ! J'accepte volontiers. Je demeure toujours convaincu que seule l'autosuffisance peut nous sauver de ces crises mondiales.

PS: LA GOANA J'Y CROIS ! !

47. Posté par hassane ndiaye le 16/05/2008 19:17
Zoro,
J'estime que tu es entrain de te confondre dans un débat purement politicien. Le Président WADE a effectué des réalisations extraordinaires et ceci nul ne peut prétendre le contraire. Ceci dit il existe encore beaucoup de chose à faire seulement il serait bon de te rappeler que la construction d'un pays demeuré vierge dans tous les domaines jusqu'à l'avènement de l'alternance ne saurait être chose aisée. La volonté du Président WADE suscite l'espoir de tout un peuple malgré cette conjoncture difficile liée au renchérissement du coût de la vie.
Je préfère m'endetter et voir de visu des infrastructures que de n'avoir aucun engagement et vivre dans les conditions de l'âge de la pierre taillée.



48. Posté par Hommedupays le 16/05/2008 19:18
Béne affaire dal kham nako: Wade doméro leu té kou ande ak mome wakhoumala doméro mais mame alleu yi sakh yo la gueune!!!

Wasalam

49. Posté par Hommedupays le 16/05/2008 19:21
Zou Khammmm !!!!

50. Posté par Fatou Diop le 16/05/2008 19:38



Sur cet espace, nous avions dit, il y'a quelques jours, ce qui suit :


« Il y'a un phénomène que nous perdons de vue et qui fait beaucoup de victimes c'est l'importance de la dette intérieure, estimée à plusieurs milliards. Ce qui fait que beaucoup d'entreprises mettent la clef sous le paillasson. D'autres sont trainés devant la justice par des créanciers ou des banques qui, de moratoires à moratoires n'en peuvent plus d'attendre. »

Cette situation est confirmée par une voix autorisée qui, d'une manière claire, tire la sonnette d'alarme en ces termes :

« Si les factures impayées au secteur privé ne sont pas complètement éliminées, le système économique va s'effondrer. Et aujourd'hui, le secteur privé est en train d'être étranglé par cette dette due aux fournisseurs de l'Etat. Il faut que l'Etat honore ses factures immédiatement. Nous avons été très clairs sur ce point avec les autorités. Si les entreprises du secteur privé ne sont payées, finalement, elles vont mettre la clé sous le paillasson, les employés vont être licenciés, et la situation économique va se dégrader encore plus. » (Alex Segura, représentant du Fmi au Sénégal)

La situation au Sénégal est chaotique sur tous les plans (économique, politique, sociale, culturelle)

Nous le disons et nous le répétons le seul projet prioritaire de Wade est sa succession par son fils. Toutes ses pensées, toutes ses forces sont orientés vers l'atteinte de cet objectif.

Même pour ce qui est des dettes, seuls l'anoci est aujourd'hui solvable et se permet de garder de l'argent rien que pour permettre au prince de terminer ses travaux. Et ceci malgré les difficultés de trésorerie de l'Etat qui est incapable de satisfaire les moindres dépenses.

Karim Wade est le seul sénégalais qui réussit à faire débourser de l'argent de l'Etat pour payer des entrepreneurs. Ses capacités vont jusqu'à faire sortir l'argent du contribuable, du trésor, pour payer les dettes de ses amis.

Rappelons-nous des révélations de Patrick Mestrakllet, directeur général de la CBAO lors de son audition par la Commission d'instruction près la Haute Cour de justice et rapportés par le journal Walfadjri du jeudi 18 octobre 2005. D'après Patrick Mestrakllet l'Etat sénégalais avait payé à la place d'un ami du fils du président, Abou Khalil Bourgi dit Bibo, un prêt de deux milliards contracté auprès de la Cbao. Un prêt privé cautionné à hauteur de 500 millions par Karim Wade et 200 millions par Pape Diop a été intégralement payé par le contribuable sénégalais pour le compte d'un ami étranger de notre Président désigné.

Wade est prêt à tout pour nous imposer son fils quitte à lui offrir la part belle du budget au détriment d'honnêtes entrepreneurs qui investissent pour le développement de leur pays.

Nous devons faire face avant que cela ne soit trop tard.


Fatou Diop
fatouivon@yahoo.fr





51. Posté par citoyen le 16/05/2008 19:42
L'analyse est pertinente .Elle me réconforte davantage dans ma conviction que l'affaire des camions de riz qui voulaient traverser les frontières n'étaient que du bluff .Mais malgé toute la pertinence, on ressent toujours cette sorte de complicité avec l'état. Aulieu des"minstères sectoriels",il faut dénoncer l'existence des agences et rendre aux ministères les pouvoirs à eux dévolus. Encore merci pour la clarté des propos.

52. Posté par MATH le 16/05/2008 19:43
vIVE mE wade
VIVE Me WADE
VIVE Me WADE
VIVE Me WADE
VIVE TOUT CEUX QUI ONT SOUTENU LA CANDIDATURE DE Me WADE EN 2007
VIVE LA REELECTION DE Me WADE EN 2012
VIVE LA CONSTITUTION
VIVE Me WADE
LONGUE VIE A Me WADE

53. Posté par wakh fegne le 16/05/2008 20:15
Merci Fatou Diop, bien dit et tout dit.

54. Posté par Elimane Dialo KANE le 16/05/2008 20:22
Monsieur Alex SEGURA a bien campé le décor morose de notre économie.
On a besoin d'être un expert en économie pour comprendre certains faits.
Mais l'avènement de l'alternance est accompagné d'une caste de personnes caractérisée par le gaspillage de ressources, l'inculture.
Les dures années d'ajustement structurel devraient pousser à réfléchir et s'ajuster le plus tôt possible.

55. Posté par Zoro le 16/05/2008 20:45
Na leer,
Je n'ai rien à faire des débats politiciens, ce qui m'intéresse c'est le résultat concret de la politique.
Vois-tu un chantier fini ? Non.
Vois-tu au Sénégal du jamais vu dans le monde ? Non.
Les grands axes routiers du Sénégal ont-ils évolués ? Non.
Les entreprises qui font ces chantiers sont-elles payées ? Non.
Tous ces travaux que tu qualifies d'extraordinaire ne le sont que par leur coût exorbitant au km ou au m3 de béton.

La Goana, les grands travaux, l'autosuffisance et toutes ces vantardises creuses, on en reparlera dans un an. Quand dans un an nous en serons au même point qu'aujourd'hui, les Na leer et autres zou trouveront de nouveaux coupables pour expliquer ces échecs pitoyables et dire que tout va bien.


56. Posté par kabs le 16/05/2008 22:11
alex a fait une excellente analyse de la situation du pays certes mais il oublie que l'institution qu'il est censé représenter est en grande partie responsable de la situation d'extreme pauvreté et désastreuse des pays d'afrique .vous avez cautionné les dérives des présidents africains,et laissé faire donc de grace gardez vos critiques .ceci dit implorons le bon Dieu son pardon mais surtout sa bénédiction pour que jusqu'à la fin des jours le senegal ne connaisse une situation de cessation de paiement qu'IL nous en préserve .AAAAMEEEEEEEN

57. Posté par LE DEVELOPPEMENT, UN ESPRIT. le 17/05/2008 01:50
DU CALME. LES SECOURS ARRIVENT AVEC CHEIKH BAMBA DIEYE DU FSD/BJ.


58. Posté par ghislain le 17/05/2008 01:52
je vois qu'il y a des gens qui sont objectifs dans leur analyse. il ne font pas se voiler la face et disons la vèrité.
je crois le gars du FMI a bel et bien raison et qu'il faudrait revoir nos dépenses et penser un peu à investir dans des certains clés comme l'agriculture pourquoi.
c'est un secteur très productif et seul un investissement approprié sur ce secteur pourra nous sortir de cette zone de turbulence dans la mesure ou
nous pourrons diminuer les importations du riz
avoir es entreprises plus productifs avec des matiéres premiéres de qualités
augmenter le revenu des populations pauvres etc....
je crois que la GOANA est une solution salvatrice et espérons que cette la volonté politique suivra




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Agriculture : Le savoir-faire sénégalais exposé à Paris

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24/02/2008 14:16

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