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Burkina: le président Blaise Compaoré réélu avec près de 81% des suffrages

OUAGADOUGOU — Le chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a remporté la présidentielle de dimanche avec près de 81% des suffrages, a annoncé mercredi le quotidien d’Etat Sidwaya sur la base d’une compilation des résultats locaux.

M. Compaoré, 59 ans, a été réélu sans surprise dès le premier tour avec quelque 1,3 million des voix, soit 80,98% des suffrages exprimés, a affirmé le journal à partir de résultats des commissions électorales collectés dans tout le pays.

Le président sortant avait recueilli 80,35% des suffrages lors du dernier scrutin en 2005.

Il laisse loin derrière lui ses deux principaux opposants: le député-maire de Dori (nord) Hama Arba Diallo (7,96%) et Bénéwendé Stanislas Sankara (5,52%), chef de file de l’opposition, arrivé deuxième avec 4,88% il y a cinq ans.

Suivent l’ex-commandant Boukary Kaboré (2,15%), dit « le lion », ancien compagnon d’armes du président Thomas Sankara (1983-1987), l’indépendant Maxime Kaboré (1,88%) et deux autres opposants, Pargui Emile Paré (0,84%) et François Ouampoussogo Kaboré (0,66%).

Alors que quelque 3,2 millions de personnes étaient appelées aux urnes, le taux de participation à cette élection sans suspense a atteint seulement 53%, contre 57,66% en 2005, selon le journal.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) doit proclamer les résultats provisoires jeudi.

Dans une déclaration commune, les candidats Sankara et Diallo ainsi que Boukary Kaboré et François Ouampoussogo Kaboré avaient rejeté mardi par avance les résultats, au nom de « graves irrégularités », et réclamé la tenue d’un nouveau scrutin « dans des conditions régulières ».

Ils avaient dénoncé dès avant le vote des « irrégularités » sur les cartes d’électeur, qui faisaient planer selon eux un risque de fraude.

Après avoir envisagé un retrait de la course, ces opposants s’étaient ravisés la veille du scrutin. Après 2005, c’était la deuxième fois depuis l’avènement du multipartisme en 1991 que l’opposition acceptait de participer à l’élection.

Les missions d’observation de l’Union africaine (15 personnes) et de la Communauté économique des Etats d?Afrique de l?Ouest (Cédéao, 70 personnes) ont salué un vote « transparent ».

L’ex-capitaine Compaoré a accédé au pouvoir en 1987 lors du coup d’Etat au cours duquel fut tué le « père de la révolution » Thomas Sankara.

Elu pour la première fois en 1991, il briguait après deux septennats et un quinquennat un dernier mandat de cinq ans à la tête de ce pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, l’un des plus pauvres du monde. Mais son parti a dit vouloir réviser la Constitution pour lui permettre de se représenter après 2015, suscitant des mises en garde de l’opposition.

Le chef de l’Etat n’a pas fait connaître ses intentions mais a laissé toutes les options ouvertes et revendiqué le seul souci de « consolider la démocratie ».

AFP

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