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CONCERT ANNIVERSAIRE - 30 ans d’Arica fête : L’oeuvre de Mamadou… Konté par les artistesle Vendredi 12 Décembre 2008 à 11:24 | Lu 1686 fois
Le concert anniversaire pour les 30 ans d’Africa fête a été fortement teinté d’émotion. Les artistes sénégalais et africains ont rendu un vibrant hommage à l’ex-promoteur de Africa fête décédé, il y a deux ans.
Source : Le Quotidien La légende est toujours vivante et la mort n’a pas pu dissoudre son œuvre dans le temps et dans les cœurs de ceux qui ont bénéficié de son expertise artistique. La personne de Mamadou Konté, ex-promoteur d’Africa fête disparu, il y a deux ans, est éternelle. Sa mémoire toujours vivace. «Mamadou Konté est parmi nous. Il ne nous quittera jamais», croit Iba Gaye Sar, chanteur de Reggae. Ce dernier, à l’instar des autres artistes, a tenu à rendre hommage «au grand monsieur qui a beaucoup fait pour la musique africaine», à l’occasion d’un grand concert anniversaire gratuit organisé, samedi dernier dans le cadre des 30 ans d’Africa fête. Un label qui a permis à plusieurs artistes d’éclore leurs talents artistiques et aujourd’hui de titiller le haut niveau musical. L’ombre de Mamadou Konté a donc plané sur les Allées du centenaire qui ont refusé du monde. Une foule bigarrée venue suivre la prestation Live d’une dizaine de musiciens sénégalais et africains. Riches en son et en lumière, les 30 ans d’Africa fête auront tenu leurs promesses. Tous les groupes et les artistes ont alors voulu montrer leur attachement à cet homme, qui a permis à plusieurs artistes de sortir de l’anonymat, en lui dédiant des chansons posthumes. Le groupe mythique de la Casamance, Fogny, et la ravissante Mariétou Touré ont subjugué alors le public avec leur savoir-faire et leur voix de rossignol. Une véritable mise à bouche qui a laissé entrevoir une belle soirée musicale. Le public aura vogué toute la nuit dans les mélodies mandingues et acoustiques. Le chanteur Yoro Ndiaye, nouveau chouchou de la musique sénégalaise, a honoré sa réputation en prenant en haleine le public émerveillé par sa voix captivante. Guitare à la main, il s’est souvenu de Mamadou Konté à travers son morceau Baye Sakhaya «dédié à tous illustres hommes qui ont quitté ce monde». Les organisateurs avaient promis que cet anniversaire aura un cachet panafricain et ils ont respecté leurs engagements. Les Allées du centenaire étaient tout simplement devenues, le temps d’une soirée, un bouillon de cultures, un carrefour de plusieurs sonorités. Car, Fallyssa, une jeune chanteuse béninoise a fait découvrir l’Agbadjia, l’une des musiques locales avec une touche de modernité. La Nigériane Mfon Umama, guitare à la main, comme Tracy Chapman s’est retrouvée dans les airs d’une acoustique pure et dure. Les Amazones de la Guinée, un orchestre composé exclusivement de femmes, flanquées de treillis militaire, ont porté haut le spectacle devant une communauté guinéenne nostalgique de ses sonorités nationales. Les Amazones, touchées par cette reconnaissance de leurs compatriotes, ne voulaient pas céder la place et Dj Mike était obligé d’arracher le micro aux Guinéennes après sept morceaux sous les huées du public. Après cet «incident diplomatique», la partie Hip-hop a alors démarré en trombe avec un Big D, très hard, qui a réveillé les habitants des deux immeubles qui surplombent le lieu du spectacle. Perchés sur leur balcon, les riverains étaient contraints de suivre le reste du concert. Pour rendre hommage à Mamadou Konté, tout est finalement permis et Duggy Tee, n’est pas aussi ingrat : «Mamdou Konté a fait découvrir beaucoup de jeunes rappeurs dont le Positive black soul. Nous avons voyagé avec lui dans beaucoup de pays du monde. Prions que Dieu l’accueille dans son paradis.» C’était une façon pour lui aussi de donner un aperçu de ce que sera son prochain album XL. La fin de cet intermède rap était vraiment grandiose. Didier Awadi, en pleine forme et avec une palette artistique très étoffée, s’est présenté avec un orchestre contrairement à ses prédécesseurs qui se sont produits en play back, en enflammant tout Centenaire en jouant du rap, du reggae, et du coupé décalé. A cette heure de la soirée (vers 2h30), le public piaffait d’impatience d’apercevoir sur la scène Alioune Mbaye Nder et Oumar Pène. Le leader du Setsima group, fidèle à son style a gratifié le public d’un beau spectacle ponctué par ses gestuelles et s’est dit redevable envers Mamadou Konté qui l’a amené partout dans le monde. «C’est grâce à Mamadou Konté qu’on entend de grands musiciens dans ce pays. On discutait beaucoup. Il me conseillait beaucoup», témoigne-t-il. Oumar Pène, chemise lin, casquette marron, déboule juste après pour terminer la soirée en apothéose. Le public, tout exalté de voir enfin le lead vocal du Super Diamono, s’est donné à cœur joie au point d’obstruer même la circulation sous le regard passif des forces de l’ordre. Ce samedi, Mamadou Konté a revit sur les Allées du centenaire. Comme il a vécu : avec de la musique. Vendredi 12 Décembre 2008 - 11:24
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