|
|
|||
Collectif des cadres guinéens du Sénégal : «Dans l’armée Guinéenne, le caporal dit «merde» au général»le Mardi 15 Décembre 2009 à 15:01 | Lu 330 fois
Depuis des années, ils ont quitté le pays de Sékou Touré pour s’installer à Dakar en créant le Collectif des cadres Guinéens au Sénégal. Soucieux des événements qui se passent chez eux à cause des événements du 28 septembre et de l’isolement du chef de junte Dadis Camara, ils sont montés au créneau pour fustiger le désordre qui règne dans cette armée où le caporal dit «merdre» au général. Nioumary Barry, Coordonnateur, Jacques Fawler, trésorier, et Lamine Cissé ont fait des déclarations au niveau du siège du Collectif sur l’Avenue Bourguiba.
«Les jeunes militaires au pouvoir y sont arrivés à la suite de comportement assez regrettable des responsables d’autrefois qui ont pensés que pour s’accaparer du pouvoir, il fallait le faire avec la force» explique d’emblée Lamine Cissé. Et de poursuivre: «En Guinée, lorsqu’un jeune n’est pas maîtrisable, on l’envoie dans l’armée, c’est la raison pour laquelle, la plupart des bandits et assassins se sont retrouvés dans cette armée. Il se trouve aujourd’hui que c’est eux ces jeunes officiers qui ne pensent qu’à la force et à l’arme. Le militaire rentre chez lui avec son arme quand il n’est pas assujetti à rester à la caserne. C’est déjà une situation qu’on n’a pas corrigé, ce qui fait aujourd’hui, n’importe qui peut se présenter devant une maison avec son arme et de faire ce qu’il veut sans être puni. De facto, personne n’est en sécurité en Guinée». Selon lui, lorsque Dadis a pris le pouvoir dans des conditions que l’on sait, lui-même l’a reconnu, «le petit caporal dit merde au général». La preuve quand il est venu au pouvoir avec son simple galon de capitaine, il a réussi à mettre facilement en prison six généraux sans problème. A cela, s’ajoute des clans dans l’armée. «Dadis a son clan, Claude Pivi conseiller à la sécurité à la Présidence en a aussi, Toumba de même. Quand ce dernier a su que Dadis l’avait lâché auprès de la commission qu’enquête internationale, il n’a rien dit, il est sorti de la salle pendant d’audition, il s’est rendu au camp de la gendarmerie où certains bérets rouges avaient été détenus à la suite des événements de 2009. Il les a libéré par la force, il a pris le commandant du camp au collet et il l’a intimé l’ordre de libérer ses amis en prison. Il les a dit: «Dadis vient de nous abandonner, va falloir nous défendre nous même». C’est ainsi que Dadis s’est déplacé pour le calmer et nous savons ce qui est arrivé, il a fini par lui tirer une balle». «Deux femmes enceintes de viols de soldats de l’armée Guinéenne sont dans nos mûrs» Pour appuyer ces faits, le collectif fera savoir qu’en ce moment deux femmes enceintes de viols de soldats de l’armée guinéenne sont au Sénégal et pour des raisons de sécurité, ils ne peuvent révéler leur lieu de résidence. Nous n’avons pas manqué de demander pourquoi ces femmes là ne vont pas pratiquer l’IVG (Interruption volontaire de grossesse), car c’est l’œuvre de plusieurs soldats sur une femme et de surcroît, c’est peine perdu à vouloir identifier le père de l’enfant. Même si on laisse c’est deux bébés venir au monde, on les appellera toujours: «les bébés du 28 septembre», ce qui risque de causer un traumatisme pour ces chérubins et leurs mamans. La question: la loi sénégalaise permet-elle l’avortement dans ces cas? Nous ne manquerons de suivre l’affaire. Toujours dans les explications, le coordonnateur M. Nioumary Barry martèle qu’en droit: «On ne peut se plaindre de sa propre turpitude. Dadis est un homme violent, il a voulu dirigé la Guinée par la violence, il est aujourd’hui victime de sa propre violence, il ne peut pas s’en plaindre» Il fera la genèse du Collectif qui a vu le jour 1982 sous le régime de Sékou Touré. A la mort de ce dernier en 1984, lorsque les militaires ont voulu faire des réformes, le collectif était déjà constitué à proposer ses spécialistes. C’est ainsi qu’ils ont envoyés des enseignants, les médecins, des économistes, juristes pour participer à ces réformes. «C’est suite à cela que certains parmi nous ont été appelés en Guinée, notamment le gouverneur de la Banque Centrale, M. Kafaléna Sané, le Ministre de la Justice, M. Salif Sylla, le Ministre De l’Urbanisme, M.Banna Sidibé, des avocats, comme le Président de la Cour Suprême, Lamine Sidibé, devenu plutard Premier Ministre. La suite des événements ne nous a pas donné raison, de sorte que le collectif avec la participation des partis politiques autorisés en Guinée, certains de nos membres militent dans ces partis. Mais cela n’empêche pas au collectif de se retrouver chaque fois qu’il y a un événement important, telle la mort de Conté, la prise du pouvoir par la junte» souligne la coordonnateur. Pour terminer, le trésorier Jacques Fawler, par ailleurs dentiste abonde dans le même sens que ces camarades en disant :«Les événements du 28 septembre montrent que cette armée n’était pas homogène. Dadis lui-même a eu le dire: «Qu’un simple solda peut désobéir au général». Dadis est blessé, s’il s’en tire est-il capable de diriger la junte, c’est une question, est-ce qu’au sein de l’armée, les différentes forces centrifuges ont fini de s’expliquer? Quelle est la force de chaque clan? A qui va revenir le pouvoir? Quel est le sort de la médiation menée par la Burkina. Voila des interrogations qu’on se pose. La population ne souhaite plus être victime de dérapages. Il faut mettre à la main de la justice tous ceux qui ont trempés dans les massacres de 28 septembre. Les Guinéens ne veulent plus que l’armée restent au pouvoir». Mardi 15 Décembre 2009 - 15:01
Voir les 5 commentaires
Dans la même rubrique
|
|
||
|
|
|||

Fuzz
Digg
Del.icio.us
Blogmemes
Tape-moi
Nuouz
Blinklist
Furl
Reddit
Smarking
Newsvine
Pioche
Spurl
Y!
Co.mments
Technorati
Wikio
Facebook
Google
Twitter
LinkedIn
Viadeo
Scoopeo