Les panelistes Alioune Tine, président de la Raddho, Fadel Barro, membre du M23, Mame Adama Gueye, conseiller juridique du M23 ont fait des declarations.
Alioune Tine, président de la Raddho : « Le Sénégal ne doit pas décevoir ».
Pour le défenseur des droits de l’homme, la réussite du M23 a fini de conférer au Sénégal, un exemple d’état de droit en Afrique. Donc, il n’est pas question de décevoir. « Aujourd’hui, la plupart des pays africains qui sont dans l’impasse, nous regardent comme une référence, comme un laboratoire. Hier, des camerounais, des tchadiens, des congolais, des burkinabés, sont venus nous demander comment nous avons fait. Aussi, sommes-nous devenus, par la force des choses, un laboratoire pour la promotion de la démocratie, d’un état de droit et de la bonne gouvernance. Donc nous n’avons pas le choix, on ne peut pas rater ce tournant », alerte t-il.
Fadel Barro, membre du M23 : « Nous mettrons la pression sur Macky Sall »
C’est fini, l’état de grâce, pour le régime de Macky Sall. Le M23 qui adhère à la conclusion des Assises nationales, veut voir le pays sur la bonne marche. Le mouvement du 23juin, affirme ne plus tolérer les dérives démocratiques du nouveau régime. « Le Sénégal a dépassé certains stades, depuis le 23 juin dernier. Il faut que cela soit clair. Et quelle que soit l’Assemblée qui sera mise en place, le Sénégal ne peut pas revenir sur certains points. Nous avons avancé le 23 juin et on ira, encore, de l’avant. On parle d’autres conquêtes démocratiques. On fera le lobbying et la pression nécessaires sur Macky Sall pour qu’on aille vers d’autres points, en tout cas, qui vont rendre attractive notre démocratie », a déclaré Fadel Barro, membre du M23 qui ajoutera que le point culminant de ce programme sera la nomination comme député du peuple de feu Mamadou Diop, à titre posthume.
Mame Adama Gueye, conseiller juridique du M23
Le M23, en tant qu’organisation, n’oublie pas les martyrs et les blessés de la répression. « Nous avons un programme par rapport aux blessés. Nous sommes en train d’étudier le partenariat avec les collectivités locales pour qu’elles prennent en charge nos blessés. On est en discussion avec la mairie de Dakar et celle de Thiès », renseigne Mame Adama Gueye, conseiller juridique du M23. Pour les détenus, il confiera, également, que ceux de Thiès recouvreront la liberté, d’ici peu. « A la maison d’arrêt de Reubeuss, Barthélémy Diaz nous a aidés à faire l’inventaire de tous les jeunes détenus. Et sur la base des informations, un collectif d’avocats a pris en charge la situation judicaire de tous les jeunes détenus », a-t-il précisé.
La plaidoirie du M23
Elle est faite, à titre personnelle, par maitre Mame Adama Gueye. « Il nous revient de droit de faire en sorte que plus aucune poursuite ne pèse sur ces jeunes. Et, il y a une solution, parce que ces jeunes étaient dans des combats. La majorité des listes sont portées par des gens qui sont du M23. Donc, je suggérerai de demander à tous les députés qui sortiront de cette liste, originaires du M23, de faire voter par l’Assemblée nationale qui sera mise en place, une loi d’amnistie pour tous les jeunes arrêtés dans le cadre de cet événement. C’est le moins qu’ils leur doivent. Parce que n’eut-été ce mouvement, Abdoulaye Wade serait là encore avec son gouvernement », a-t-il plaidé.
Issiaka TOURE
REWMI QUOTIDIEN