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DEGATS COLLATERAUX DE LA GREVE DES TRAVAILLEURS DU NETTOIEMENT Les vers envahissent le marché Grand Yoff et autres…

le Mardi 10 Juillet 2012 à 09:10 | Lu 399 fois



Les marchés de la capitale sont impraticables, en période de pluie. S’y ajoute, la grève des travailleurs du nettoiement qui aboutit à d’énormes tas d’immondices qui dominent les marchés et autres carrefours de la ville. Les pensionnaires ont, pour la plupart, vidé les lieux, craignant pour leur santé, en attendant que des solutions soient trouvées.


DEGATS COLLATERAUX DE LA GREVE DES TRAVAILLEURS DU NETTOIEMENT Les vers envahissent le marché Grand Yoff et autres…

Les feux de signalisation et autres jardins et pépinières publics, dressés ça et là, pour des raisons esthétiques et sécuritaires, ne font plus l’actualité. A la limite, ces ornements, qui sont un grand sacrifice des autorités compétentes de la ville de Dakar, ne sont plus visibles. Les ordures dominent les décors de la capitale. Dakar pue. C’est le titre de l’œuvre de l’autre. Sans doute, ne faisait-il pas allusion à des ordures mais, pour en parler, nous pouvons emprunter cette expression. Simplement, parce que les artères et recoins de la ville ne sont plus que des tas d’immondices circonstanciels. La grève des travailleurs du nettoiement au banc des accusés mais, en attendant, la population en souffre énormément. Le marché Grand Yoff est envahi par des vers de terre qui empêchent les commerçants et autres passants de vaquer à leurs occupations respectives. Hier, ce marché qui, naguère, regorgeait de monde, était pratiquement vide. Ce monde fou, constitué de marchands ambulants, de clients mais aussi, de simples curieux, n’est plus de mise. Les quelques voitures qui passent, roulent à vive allure et les passagers sont obligés de se boucher les narines, tout en fermant les yeux, pour ne pas voir ce spectacle de saletés donnant la nausée. Ibrahima Diop, venu vers 8h30, ouvrir sa cantine, a été obligé de rebrousser chemin. « Je ne peux pas ouvrir dans ces conditions. Hier, c’était la même chose, je ne pense pas qu’un client puisse effectuer le sacrifice de traverser ces pourritures pour arriver à ma boutique », se désole le commerçant. Pourtant, les habitants d’à côté n’ont pas failli, quelques dames arrivent par petits groupes y déversant toujours leurs poubelles pleines. « Nous ne pouvons nous empêcher de déverser nos ordures, sinon nous risquons de les garder chez nous et là, ça devient plus dangereux pour la santé de nos enfants. C’est aux travailleurs de lever le mot d’ordre, c’est la seule solution », estime Binta Ndiaye. A la grève des travailleurs du nettoiement, s’ajoute la pluie qui s’est déversée sur le sol dakarois, rendant boueux ces tas d’immondices hantés par les vers de terre, au grand dam des riverains.
Yandé DIOP
REWMI QUOTIDIEN

Mardi 10 Juillet 2012 - 09:10


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