DIRECTEUR DE L’INSTITUT FRANÇAIS DE SAINT-LOUIS : Didier Monoite dresse les perspectives

le Samedi 17 Octobre 2009 à 16:15 | Lu 825 fois

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DIRECTEUR DE L’INSTITUT FRANÇAIS DE SAINT-LOUIS : Didier Monoite dresse les perspectives
Après quelques mois de repos bien mérité, les activités culturelles reprennent leur cours normal à l’Institut Français de Saint-Louis. Une nouvelle saison commence donc avec ses activités pour rencontrer, échanger et partager des idées et des émotions. Un programme éclectique et dense attend le public toujours fidèle au rendez vous, le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France sera bien présente aux côtés du public pour les grands rendez vous pour cette fin de saison et en 2010.


Après quelques mois de vacances les activités reprennent, pouvez vous nous faire un bilan à mi parcours ?

Globalement la saison a été assez bonne, il y’a eu de belles réussites que ça soit les festivals qu’on mis en place où qu’on a aidé à mettre en place comme Saint-Louis Jazz avec vraiment une année exceptionnelle, Rapandar, Duo Solo et toutes les collaborations qu’on a pu avoir dans l’année. On a aussi transformé notre service à la médiathèque on est entrain d’informatiser le prêt de la médiathèque c’est encore une nouveauté , on a multiplié les cours de français parque on a énormément d’élèves maintenant, il y’a quatre vingt élèves qui ont eu leurs diplômes officiels en langue française. C’est une année qui m’a semblé intéressante et puis couronnée par quelques succès à l’étranger puisque certains des artistes saint-louisiens notamment Zoumba qui a eu un succès retentissant à Dunkerque, certains sont partis en Hollande, en Allemagne…, Ablaye Cissoko poursuit ses tournées à l’étranger. Je rappelle qu’on est l’un des acteurs de la vie culturelle saint-louisienne, on est pas les seuls il y’a le centre culturel Abdel Kader Fall, les hôteliers qui font un travail merveilleux également , Saint-Louis a cette chance de posséder des gens parfois venus d’ailleurs qui ont cette envie de faire quelque chose, de faire bouger Saint-Louis, de faire que les yeux quand ils viennent nous voir ils ne repartent pas la yeux et la tête vides.

La deuxième partie sera-t-elle aussi dense et éclectique que la précédente ?

Ah oui, on commence bien ce mois d’Octobre avec l’accueil du rallye de l’aéropostale Toulouse-Saint-Louis avec des manifestations en compagnie des équipes à l’aéroport et à l’Institut avec ce rallye qui le plus grand du monde on le dit jamais assez, a permis à plus de mille aviateurs du monde entier de faire cette traversée entre Toulouse Saint-Louis du Sénégal. On aura aussi en musique le prix découverte Rfi 2008 Mikea qui nous vient de Madagascar. Aussi nous prévoyons de l’humour avec un artiste qui s’appelle Mamane qui intervient beaucoup sur Rfi, El Hadji Ndiaye, le Musée de Kogolo c’est du théâtre, nous aurons une chanteuse avec un accordéon qui nous vient de Bretagne qui connaît la mer l’océan donc il y’a un lien entre Saint-Louis et Brest, c’est l’océan, c’est les chansons de marins, c’est les drames, c’est la vie , elle chantera sa révolte, elle chantera ses chansons engagées vis à vis des femmes puisque c’est quelqu’une d’extrêmement sensible à la cause des femmes. A coté de ses activités là, il y’aura aussi trois expositions sur l’astronomie, une à l’Ugb, une à l’Institut et une autre au Crds. Nous aurons aussi une conférence avec le Pr Laléye autour du thème « Le Ciel miroir des cultures », comment les individus vont projeter leurs croyances dans le ciel en faisant de la lune un symbole, et on peut voir qu’à travers les cultures les symboles se ressemblent, les hommes sont les mêmes et bien d’autre choses encore ça n’arrêtera pas.

Peut on avoir une projection sur 2010 ?

Sur 2010 , je veux pas trop en parler, nous avons une réunion annuelle des directeurs de centres culturels à Bamako et qu’on décide en présence du chef de la coopération Jean Luc Lebras, on décide de la programmation de 2010, donc je ne suis pas au fait de toutes les propositions et il y’en a beaucoup, il y’a énormément de choix au niveau de la danse, du théâtre, de la musique, des arts plastiques, je peux pas encore trop m’avancer mais disons qu’on sera là pour les grands événements habituels, attendons de finir l’année en beauté et puis on va toujours comme d’habitude travailler ensemble.


A tort ou à raison on vous trouve plutôt danse par rapport aux autres genres, que répondez vous ?

J’ai tous les programmes avec moi, si on compte le nombre de spectacles vous verrez qu’il y’a pas plus de spectacles de danses qu’autre chose. Au contraire il y’a plus de musique en général puisqu’en Afrique la musique c’est important, il y’a eu beaucoup de théâtre aussi.

C’est une impression le problème c’est qu’il y’avait pas beaucoup de danse avant, c’est une priorité de notre coopération d’aider la danse, c’est un art qui n’est pas facile et qui n’est pas aider du tout, notre objectif à nous c’est de soutenir la danse contemporaine et on y arrive, la preuve c’est qu’il y’a toujours du monde quand il y’a un spectacle de danse ce qui veut dire qu’il y’a un vrai public. Il y’a une priorité pour la danse au niveau d’une politique générale de la coopération française au Sénégal, mais à Saint-Louis y’a pas une priorité pour la danse. Effectivement il y’a plus de danse que les années précédentes, j’aime bien la danse parce que c’est un art qui peut apporter beaucoup à la réflexion, à la remise en question de soi même , une façon de regarder le monde un peu différemment.

Samedi 17 Octobre 2009 - 16:15