Deux mois ferme pour le faux flic : Jules voulait piéger une fille

le Samedi 4 Juillet 2009 à 00:12 | Lu 1575 fois



Deux mois ferme pour le faux flic : Jules voulait piéger une fille
Dans la nuit 11 au 12 juin, aux environs de 2 heures, alors qu’il venait de sa randonnée nocturne bien arrosée, Jules n’a rien trouvé de mieux que de demander à la demoiselle Aida Gueye, se trouvant dans un taxi, garé à quelques centaines de mètres du commissariat des Parcelles Assainies, de descendre et de lui suivre. Pour accomplir son forfait il s’est présenté avec un extrait de casier judiciaire, sur lequel était collée sa photo, qui faisait croire à la demoiselle qu’elle avait affaire à un flic. un élément de la Dic (division des investigations criminelles).

Hélas ! Il n’était pas tombé sur une analphabète. Cette dernière demanda à voir. Et lorsqu’elle eut vu, elle s’empressa d’interpeller un taxi et d’aller chercher la patrouille de la police qui était à côté. Interpellé par les limiers, Jules fut l’objet d’une fouille qui se révéla fructueuse. Elle permit de découvrir un couteau, deux paires de menottes et deux cornets de chanvre indien.

A l’enquête préliminaire, les limiers n’eurent aucune difficulté à faire avouer le faux flic. Mais à la barre du tribunal des flagrants délits, il n’a cessé de tergiverser sur ses allégations .Avec cette version : « je suis vigile, mais je travaille aussi avec les policiers, qui m’ont chargé de leur signaler les délinquants que je rencontre parfois. ».

Concernant le casier judiciaire, il dira qu’il s ‘est muni de ce document, par ce que : « j’ai perdu ma carte d’identité ».

Le Ministère public faisant la lecture du procès-verbal, dira que les faits sont constants pour retenir S Diallo dans les liens de la prévention. Et pour la répression, il a plaidera pour sa condamnation à trois ferme. Quant à son avocat, il a demandé le rejet du procès-verbal, qui n’a fait selon lui, qu’enfoncer son client, alors qu’il s’agissait d’une simple affaire ». Non sans demander une application extrêmement bienveillante de la loi. Le tribunal prononçant la sentence a reconnu, S Diallo coupable des faits et l’a condamné à 2 mois ferme et à 50.000 francs d’amende.

Samedi 4 Juillet 2009 - 00:12