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Droits et Devoirs du couple

le Mardi 5 Juin 2012 à 12:33 | Lu 7761 fois


Allâh a donné des ordres pour organiser la vie de la société musulmane, de la famille musulmane que ce soit dans le domaine du dogme ou des adorations et dans le domaine du comportement et des rapports sociaux.


Droits et Devoirs du couple
Allâh a ordonné la vie familiale, Il a instauré des droits et des devoirs pour les époux et les épouses pour que la famille musulmane puisse vivre dans le bonheur, la sérénité et la quiétude.

« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. »
[ Sourate 30 – Verset 21 ]

Allâh nous montre le but pour lequel il a créé l’homme et la femme. C’est pour que le mari puisse trouver de la sérénité, de la quiétude et de la tranquillité auprès de sa femme. Et vice et versa, pour que la femme aussi trouve la sérénité et le bonheur auprès de son mari.

Il a mis entre vous « al-mawadda » et « ar-rahma », cet amour, cette affection, cette miséricorde, cette "pitié" les uns envers les autres.

Il y a des devoirs qui incombent au mari et des devoirs qui incombent à la femme et des devoirs qui sont communs aux deux. Le mari et la femme sont sur le même pied d’égalité, ils ont chacun des devoirs l’un envers l’autre.

Pour que l’on puisse vivre en paix dans un couple il faut que chacun s’active et agisse pour remplir ses devoirs envers l’autre. La cause des problèmes qui existent dans les couples et dans les familles aujourd’hui c’est que chacun réclame des droits mais personne ne s’acquitte de ses devoirs. La femme veut ses droits mais ne remplit pas ses devoirs et le mari réclame ses droits mais n’assume pas ses devoirs envers sa femme et ses enfants.

Il faut que le musulman connaisse ses devoirs envers Allâh et Son messager , envers l’islam, envers les musulmans envers sa femme, ses enfants, envers les gens qui l’entourent pour que l’on puisse juste vivre en paix.

Nous allons parler d’abord des droits communs entre le mari et la femme.

1) La confiance et la sincérité:

Que le mari soit le confident de sa femme et la femme la confidente de son mari. Il faut qu’il n’y ait pas de doutes l’un envers l’autre. Quand quelqu’un choisit un croyant ou une croyante pour partager sa vie, il doit lui faire confiance parce qu’il craint Allâh .

Que chacun essaie de se rapprocher, d’aimer l’autre, de se faire aimer de l’autre avec le bon comportement, avec le sourire, avec la bonne parole, les cadeaux, l‘échange de services.

2) Que chacun baisse le regard sur les défauts de l’autre.

Qu’il regarde ce qu’elle a comme qualités et qu’elle regarde ce qu’il a comme qualités pour pouvoir avancer et s’aimer, cohabiter et vivre en paix et dans le bonheur. Que chacun fasse son maximum pour amener toutes les causes et tous les moyens pour amener le bonheur et la joie dans la maison et d’éloigner tout ce qui peut amener la tristesse ou le désaccord à la maison.

3) Entraidez-vous dans le bien et la piété.

Que chacun essaie de rappeler à l’autre l’obéissance à Allâh , Son adoration, la crainte d’Allâh . Que chacun assume la responsabilité qui lui incombe, à savoir l’éducation des enfants et la construction de la famille. Ce n’est pas seulement la femme qui est responsable de l’éducation des enfants. Le mari et la femme sont tous les deux responsables pour construire une famille et éduquer les enfants. Il faut qu’ils s’entraident à éduquer leurs enfants dans la piété.

4) Chacun a le devoir de garder les secrets de l’autre.

Il n’a pas le droit de les divulguer même à des gens proches. Ce qu’il y a entre toi et ta femme comme intimité ou autres secrets, ça doit rester entre vous. Ca ne doit pas sortir à l’extérieur du couple.

Le prophète , dit dans un hadith authentique :

"Parmi les pires personnes auprès d’Allah le jour du jugement : l’homme qui dévoile ses secrets à son épouse et elle lui dévoile ses secrets, puis il répand son secret." [ Rapporté par Mouslim ]

C’est la pire des personnes…Il ne faut pas tomber dans ce piège-là. Que chacun préserve le secret et l’intimité de l’autre. Il ne faut pas qu’il divulgue ses défauts non plus.

Le prophète , pour nous motiver à nous acquitter de nos devoirs envers nos femmes a dit :

« Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec ses femmes
et moi je suis le meilleur avec mes femmes. »

Le prophète , était la meilleure créature et le meilleur homme avec ses femmes. Il s’est acquitté de ses devoirs envers ses femmes. Il était le mari exemplaire.

Chacun doit être de bonne compagnie avec l’autre. Il faut utiliser la bonne parole.

Le mari doit respecter sa femme.

Quand les enfants voient leurs parents qui ne se respectent pas, qu’il n’y a que des problèmes à la maison, c’est une des causes pour laquelle les enfants dévient du chemin. Quand le père rentre, il ne prononce aucune belle parole, ni salam ni rien : « il est où mon repas, ils sont où mes habits, c’est quoi ce repas, c’est pas bon, tu ne sais rien faire»

Et la femme c’est pareil : « Toi t’es pas bon comme mari, regarde ce que tu me ramènes, tu ne me ramènes jamais de bonnes courses, tu ne m’habilles jamais… »

Ces enfants-là n’ont pas le bons exemples alors comment voulez-vous qu'ils respectent leurs parents ?

Le père ne dit que des mauvaises paroles, la mère répond avec des paroles bien pires, il n’y a pas de respect, il n’y a pas d’amour. Les enfants ne voient pas cet amour, cette affection dont Allâh nous parle dans le coran.

Tu vois ce père de famille, lorsqu’il est avec ses amis ou à l’extérieur, le plus noble qui soit dans son comportement mais à la maison c’est tout à fait le contraire, aucun bon comportement, même pas un sourire, même pas une bonne parole, même pas un cadeau de temps en temps. Il faut faire plaisir à l’autre ne serait-ce que par un sourire et le sourire, en islam c’est une sadaqah (aumone) quand il s’agit de ton frère alors imagine pour ta femme…c’est encore plus.

Nous avons parlé de l’importance des droits conjugaux et nous avons cité les droits communs aux deux époux.
Nous allons parler dans ce nouveau sermon et dans le détail des droits des épouses sur leur mari et des droits des maris sur leur femme.

le Droit de la Femme sur son Mari

Le premier droit de la femme c’est de lui donner sa dot complète. Allâh dit :

« Et donnez aux épouses leur dot, de bonne grâce…. » [Sourate 4 – Verset 4]

La dot est un droit de la mariée, ni le père, ni la mère ni le frère, ni le tuteur ni le mari n’ont le droit de prendre quelque chose de cette dot sauf avec le consentement de la femme.

Si elle veut en donner une part à quelqu’un alors cela est permis de la prendre mais si quelqu’un en prend une partie ou tout sans que la mariée le veuille alors cela est interdit par la Loi d’allâh .

Son deuxième droit c’est le fait de la prendre en charge financièrement, la nourrir, l’habiller, lui donner un toit et les soins quand elle est malade.

Son troisième droit est que le mari la préserve du Feu de l’Enfer car Allâh dit dans le coran :

« Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres,… » [Sourate 66 – Verset 6]

Et il doit premier lieu lui apprendre comment adorer Allâh , ses obligations en islam, comment elle doit obéir à Allâh : la prière, le jeûne, etc. S’il n’en n’a pas la capacité alors il doit mettre à sa disposition les moyens pour qu’elle apprenne : assister aux cours aux sermons à la mosquée, lui acheter des livres…
Aujourd’hui, le mari veut que sa femme soit la meilleure cuisinière du monde, qu’elle sache tout faire dans une maison. Mais qu’elle fasse sa prière correctement ou qu’elle la fasse à l’heure, qu’elle connaisse les règles de jurisprudence (fiqh) ça ... ce n’est pas grave...

Il se peut que le mari, si sa femme retarde l’heure du repas de ½ heure, la maison va être retournée, il lui fait une scène de ménage mais si sa femme ne fait pas sa prière à l’heure…il ne lui demande même pas si elle l’a faite ou pas... Il doit l’inciter à adorer allâh à faire ses prières à l’heure, il doit l’exhorter, pas avec la force mais avec la douceur, la sagesse, le conseil…

Parmi ses droits, il y a aussi le fait que le mari ait de la jalousie vis-à-vis de sa femme mais de la jalousie positive. Par exemple au niveau de la tenue, l'encourager à porter le hijab si ce n'est pas le cas, la préserver des fréquentations douteuses etc

Également, que le mari soit présent. Qu’il ne parte pas pendant des mois et des mois en laissant sa femme seule. Afin de préserver leur couple et ne pas lui ouvrir la porte de la tentation.

Comme Allâh a ordonné aux hommes de baisser leur regard et de garder leur chasteté et bien pour la femme c’est pareil, Allâh a ordonné aux femmes de baisser leur regard et préserver leur chasteté.

Le prophète a dit : « Ayez un bon comportement avec vos femmes »

Et dans un autre hadith il dit :

« Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leur famille et je suis le meilleur envers ma famille.».

Le prophète avait du respect, de l’amour et un bon comportement avec tout le monde et plus particulièrement avec ses femmes.

Il fait partie de ses droits de lui montrer ce côté affectueux, de respect qu’il y a entre l’homme et sa femme.

Allâh dit :

« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » [Sourate 30 – Verset 21]

Ce que tu demandes à ta femme, tu dois également le faire.

le droit du mari sur sa femme

Son premier droit est que sa femme lui obéisse tant qu’il n’a pas ordonné de désobéir à Allâh .

Le prophète dit :

« Si la femme s’acquitte de ses 5 prières, si elle jeûne son mois, si elle préserve sa chasteté et si elle obéit à son mari, alors elle entre au Paradis par la porte qu’elle veut ». [ Rapporté par Ibnou Hibban ]

Parmi les droits du mari que la femme préserve les biens de son mari et son honneur. Le prophète dit dans un hadith rapporté par abû dawud et nasa’i :

« Voulez-vous que je vous indique le meilleur trésor pour un homme ? C’est la femme pieuse. Quand tu la regardes elle te réjouis, et quand tu lui ordonnes elle t'obéis et elle préserve en ton absence sa personne et tes biens ».

La femme doit aussi respecter son mari tout comme lui doit la respecter.

Elle doit s’occuper des affaires de la maison. La femme est bergère dans la maison de son mari et elle est responsable devant Allâh pour ce qu’elle gère. Elle doit s’occuper de l’éducation des enfants.

Parmi les droits du mari aussi : qu’elle ne sorte pas de la maison sans l’autorisation de son mari. Si le mari lui dit de ne pas aller chez telle personne, elle doit lui obéir. Cependant, il faut que les époux se mettent d’accord et que le mari soit juste. Il ne faut pas qu’il interdise à sa femme de rendre visite à ses parents, ses grands parents, ses oncles et tantes pour exemple. Il ne faut pas non plus qu’il lui interdise d’aller à la mosquée si elle veut y suivre les sermons ou les cours.

Tous ces droits ne sont que des moyens qu’Allâh nous a donnés pour que l’on puisse retrouver le bonheur dans nos couples et notre vie.

Si l’homme se comporte bien dans son couple c’est tout d’abord pour plaire à Allâh , que ce soit pour l’homme ou pour la femme et tous les deux vont comparaître devant Allâh et chacun sera jugé sur ses actes.

Aujourd’hui si nous parlons des droits et des devoirs c'est pour nous permettre de nous unir et d’avoir une vie belle in sha'a allâh. Il y a des conseils au nombre de dix qui nous permettent de faire durer l’amour conjugal, même après des années et des années de vie commune.

Il faut faire des choses très simples mais qui ont un effet immense. La suite au prochain sermon insha Allah.

Sermon du frère Abou Younes

Mardi 5 Juin 2012 - 12:33


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1.Posté par djamilatou le 06/06/2012 12:40
Diazakoumoullah
http://rewmi.com

2.Posté par Cheikh le 18/06/2012 23:38
Lettre à la Mariée

« Jawâbu Sokhna Bineta »

(Par A. Aziz Mbacké Majalis)

Sokhna si,

J’ai appris la bonne nouvelle.

Puisse le Seigneur Tout-Puissant bénir votre ménage et le compter parmi ceux dont se glorifie l’Islam. Qu’Il vous donne la force et une abnégation infinie pour en faire l’ultime sacerdoce que le mariage constitue pour une vraie croyante, vous ouvrir grandement, à tous les deux, les portes du bonheur et de la félicité dans les deux mondes…

Tu dois bien le savoir, Sokhna si.

Le chemin du mariage est parsemé d’embûches. C’est un sentier escarpé dont seuls quelques vaillants combattants auront une chance d’escalader, jusqu’au sommet, les voies âpres et sinueuses. Censé mener au bonheur et à l’amour sans fin, il se révèle souvent, pour beaucoup, un calvaire et une amère désillusion. Car après la griserie ineffable des premiers jours heureux, combien de ménages découvrent que, sous le miel des sentiments partagés, se dissimulait souvent le fiel des habitudes incompatibles et des humeurs si imprévues ! Pensant se suffire d’amour et d’eau fraiche, bien des couples se font rattraper par la fade réalité de la routine et des besoins rituels. Les aurait-on prévenus, éduqués et assistés, surtout par leur entourage que, même sans eau fraiche, l’amour qu’arrose l’amitié bourgeonnante d’un couple aguerri, aurait au moins pu continuer d’étaler ses pétales flamboyantes sous le soleil de la vie…

Mais tu le sais mieux que moi, Sokhna si.

Chez nous, les ménages cèdent trop souvent sous les coups de boutoir incessants de cet entourage, justement. Comment résister à la pression ou même au chantage de certains « goro » et certaines « ndieuké », belles-mères et souvent vraies vilaines-soeurs, avides d’exercer sur la malheureuse intruse leur diktat social ? Ce que je te conseille, et bien que ce ne soit point facile, c’est d’être toujours équilibrée avec eux, avec tous. De faire tout ce qui est en ton pouvoir et dans tes possibilités pour réjouir et t’occuper, avec dévouement et tendresse, de tout le monde. Les parents et amis de ton mari au premier chef. Mais que cela ne te mène toutefois point à désobéir, par simple faiblesse, à ton Seigneur. Ou à t’engager sur une voie sans issue, simplement par peur de subir les sarcasmes et autres piques érigés en épée de Damoclès sur ta tête. Sois donc à la fois tendre et ferme avec tous, douce sans être faible, déterminée sans être têtue, conciliante sans être hypocrite, franche sans être irrévérencieuse. « Foulla » ne veut pas dire impétuosité et « Fayda » ne signifie nullement orgueil mal placé. Car, comme nous l’ont appris nos anciens, « Diambaar deugg, dou khouloo dou kheekh, day mougn ba am li mou beugg ». « Yaatu » ne veut pas non plus dire  se laisser marcher sur les pieds par n’importe qui, n’importe comment. Agis toujours avec sagesse, lucidité et esprit de dépassement. Tout ce que tu accepteras ou refuseras, que ce soit pour de nobles motivations et pour la Seule Face de Dieu, Ton Créateur. Le Seul devant qui tu auras un jour à rendre des comptes. Si ceux-ci s’avèrent positifs, tu te réjouiras éternellement, quelle que soit la désapprobation de tes semblables. Si par contre ils se révèlent négatifs, tu le regretteras pour toujours, quelle que soit leur gratitude et leur éloges pour toi. Et, malheureusement, ces laudateurs ne te seront plus d’aucun secours.

Ca aussi, Sokhna si, tu le sais mieux que moi…

De ton mari, occupe-t’en. Ne néglige nulle chose à même de le réjouir, de le faire avancer dans la Voie droite, de préserver sa maison et ses intérêts, d’éduquer et d’encadrer sa progéniture ; bref d’en faire un homme heureux sur tous les plans. Fais-le, certes, par amour pour lui, mais aussi pour l’Agrément de ton Seigneur Tout-Puissant qui vous a unis. Saches-le, un époux est une porte d’accès vers Dieu. Que donc ses faiblesses humaines ne t’empêchent pas d’en faire un seigneur. Regarde-le toujours avec les yeux du cœur et de la foi. Ainsi ne risqueras-tu jamais un jour de te dire qu’il ne mérite pas tes sacrifices. Souviens t’en, l’homme idéal n’existe pas, ce qui existe plutôt, c’est un homme que tu as la mission de rendre idéal. Un mari, beaucoup de jeunes femmes ne semblent pas encore, de nos jours, l’avoir compris, ce n’est pas juste un beau et élégant « thiof » bien « sapé », ni un riche « Crésus » capable de t’apporter « Visa, Villa et Voiture ». C’est beaucoup plus que ca. C’est l’homme avec qui tu comptes t’associer à jamais, fonder une famille, partager, avec dignité, toutes les joies et toutes les peines, afin de bâtir ensemble l’édifice de votre bonheur, ici-bas et dans l’au-delà. Ne le soumets donc jamais sous la pression des besoins matériels infinis qui dépasseraient ses possibilités et entameraient inutilement la stabilité de votre couple. Peu ou beaucoup, l’essentiel est de tout partager. Ne le sacrifie pas non plus sur l’autel de tes seuls intérêts, ceux des tiens ou même ceux de tes enfants.

Je le sais bien.

De plus en plus de femmes, de nos jours, ne croient plus à ce genre de sacrifices. « Sëy sëy bi té jog fi », « Bu dul moom di keneen », « Photocopier sa xol, conserver l’original », ont-elles désormais l’habitude de dire, considérant à la limite le mariage comme un « deal » ou un simple « business ». C’est bien dans « l’air du temps », comme on dit, cette manie de traiter les choses les plus sacrées avec une légèreté effarante et de ne soupeser les valeurs que sur la balance des intérêts immédiats et des plaisirs éphémères. Beaucoup ne croient pas, non plus, au « ligéeyu ndéy », convaincues qu’il constitue un prétexte consciemment forgé par un système patriarcal pour légitimer l’« aliénation » et l’« asservissement de la femme à l’homme ». En somme un « opium » séculaire et anachronique administré depuis des siècles au peuple de sénégalaises. Ce n’est nullement le lieu, ici, j’en conviens, d’analyser le mal-fondé de telles dérives conceptuelles et même religieuses, nourries en réalité par les nombreux abus et le manque de discernement des hommes. Sois simplement convaincue, en tant que fervente admiratrice de la vertueuse Sokhna Diarra Bousso, que tu érigeas en modèle, que tout ce que tu sèmeras consciemment dans tes relations avec ton époux, ton Seigneur t’en rendra un jour la moisson, sous une forme ou une autre, dans ce monde-ci ou dans l’autre. En attendant donc d’avoir un viatique plus valable du monde moderne, je te conseille de t’en tenir aux bonnes vieilles recettes de nos aïeules, voulant que  « Kou niouloug sa dieukeur, yakk sa doom » et « Kou beuggeu diour mbakhana, da ngay nangoo doon dall ». Bien sûr, cela ne doit nullement t’empêcher d’aspirer à te réaliser et à t’épanouir professionnellement ou de vouloir « faire carrière », ne serait-ce que pour valoriser tes diplômes. Ni d’exprimer toutes tes autres potentialités sociales, économiques ou même politiques. Mais prends toujours garde à ce que cela se fasse toujours dans les limites imposées par le Seigneur et en accord avec le sacerdoce pour lequel tu t’es librement engagée en te mariant. Sacerdoce qui constitue l’oeuvre la plus élevée et la plus noble, devant Dieu, à laquelle tu puisses te consacrer…

Ton époux aussi doit savoir cela.

Il ne peut et ne doit point abuser de ses droits sur toi qui ne sauraient s’exercer pleinement en dehors des devoirs lui incombant en retour. Une femme n’est point un esclave ou un jouet avec qui l’on peut se permettre tous les écarts, serait-ce sous le couvert de la religion manipulée ou des usages sociaux dénaturés. Une femme, c’est une autre face de nous-mêmes. Une face qui, bien traitée et jouant pleinement son rôle, peut nous aider à devenir, un jour, une pièce complète du Projet de Dieu. Et si jamais, en vertu des vicissitudes du temps, ton mari songerait à ne plus supporter tes faiblesses et tes erreurs, je lui rappellerai volontiers, au moment où il s’apprêterait éventuellement à te maltraiter, la règle des sept barrières du mariage que l’expérience m’a inculquées et que je lui transmettrai volontiers.

A ton mari je dirai donc, espérant que tu lui transmettras (de même qu’à tous les actuels ou futurs époux, puisqu’il n’existe pas encore, à ma connaissance, d’ « école de formation en sciences du mariage »), ceci.

Serigne bi,

Fais tout ce qui es en ton pouvoir pour rendre ta femme heureuse, en la considérant comme un dépôt de Dieu pour lequel tu devras un jour rendre compte. Avant de faire souffrir gratuitement une femme (en suivant ses passions égoistes, pour se venger ou même pour la punir), un homme dans le cœur duquel réside ne serait-ce qu’une infime parcelle de la présence de Dieu, devrait escalader au moins sept barrières qui, en principe, s’interposent entre lui et son mauvais comportement (certaines de ces barrières étant également valables pour la femme, bien que dans un sens différent). Ces barrières, tels de délicats boîtiers imbriqués, constituent ensemble l’écrin au fond duquel repose le précieux dépôt qui t’est aujourd’hui confié et auquel l’on ne peut accéder et le jeter qu’après les avoir écorchés un à un.

La première barrière à franchir, avant de maltraiter injustement une femme, est celle de Dieu. Car si jamais tu oublies que la domination que tu crois pouvoir exercer sur ta femme, au point de la tourmenter impunément, est moindre par rapport à celle de ton Seigneur sur ta faible personne, alors vas-y, fais ce qu’il te plaira. Mais souviens-toi seulement qu’il existe infiniment plus Fort et plus Omnipotent que toi et qu’un jour viendra, ici-bas ou à l’au-delà, où ce soi-disant pouvoir terrestre vaudra infiniment moins qu’une goutte d’eau dans un océan et s’y diluera complètement. Un jour où tous seront rigoureusement interrogés sur ce qu’ils faisaient, y compris comment ils ont usé de la puissance leur étant auparavant pourvue.

Aurais-tu fait fi de cette première barrière divine, que je te rappellerai celle du Prophète (PSL), pour t’inciter à traiter avec respect ta femme. Ne sais-tu pas que, malgré son haut rang et ses vertus éminentes (que tu ne saurais jamais atteindre), l’Envoyé de Dieu (PSL) faisait tout ce qui était en son pouvoir pour bien traiter ses épouses et ses filles, jouant avec elles, ne rechignant même pas à les aider dans les travaux domestiques ? Lui dont l’une des ultimes recommandations à sa communauté, au cours de son dernier sermon, fut « Ô mon peuple ! Il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais sachez qu’elles aussi ont des droits sur vous. », « En réalité, les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le mieux leurs femmes.»

Cette barrière prophétique ne te suffirait-elle pas non plus ? Tu prendrais alors peut être garde à la troisième barrière, celle de ta belle-famille… Car, souviens-toi que cette femme, que tu t’apprêterais peut être un jour à malmener, fut d’abord un fœtus dont la mère a du supporter stoïquement neuf mois de supplice, pour devenir ensuite un bébé remuant dont il fallut aux parents s’occuper avec patience et espérance (tu sauras ce dont je parle quand tu auras des enfants, incha Allah), à travers les insomnies et les crises de pleurs intempestives, puis un jeune sauvageon qu’il fallut éduquer, élever difficilement, en acceptant toutes les privations, une jeune fille sur laquelle l’on dut veiller scrupuleusement, pour en faire finalement une femme que tu puisse aimer et épouser. Combien as-tu dépensé, toi, pour contribuer à ce qu’elle est devenue aujourd’hui ? Quelles ordonnances as-tu payées pour elle, quelles fournitures scolaires et quels habits de Tabaski as-tu achetés, quelles dépenses as-tu supportées pour la nourrir et la vêtir ? Quels sacrifices as-tu du endurer pour t’estimer légitimement, aujourd’hui, être en droit de profiter de leur fille, plus même que ses parents qui, sans même te connaître, ont semé, labouré, cultivé plus de vingt ans rien que pour toi, ô illustre inconnu ? Ton honneur (ngor), l’humanité la plus élémentaire, te permettent-ils, en détruisant si inconsidérément ce qu’ils ont mis des années à construire et à aimer, de décevoir la confiance que ces parents ont portée sur toi, toi qu’ils ont choisi parmi tant d’autres ? Ce n’est que le bonheur qu’ils verront sur le visage de leur fille épanouie par tes soins qui pourra peut être les soulager de ce sacrifice… Tâche donc de devenir, pour tes beaux-parents, un véritable fils. Tâche de les convaincre, qu’en te donnant leur enfant, ils en ont reçu un autre qui ne compte pas moins les rendre heureux et les assister que celle qu’ils t’ont offerte. Car, aux âmes nobles, l’on enseigne que « Téranga, téranga rekk a koy fay » et,  aux âmes basses et mesquines, « Ku wor ren ba déwén mu jig la, da ñu la koo jiiñ waaye du yaw »…

Si malgré tout cela, tu comptes passer outre cette barrière parentale et maltraiter tout de même ta femme, je t’en montrerai une quatrième qui devrait au moins t’émouvoir. Celle de vos enfants. Penses-tu au sort des enfants de couples divorcés, à la surcharge de difficultés et de complications que constitue cette épreuve pour leur avenir ? Imagines-tu leur souffrance ? Avant de frapper ou d’insulter ta femme, interroges-toi sur ton sentiment  probable devant ton gendre frappant ta fille, ton beau-frère insultant ta sœur ou même ton père maltraitant ta mère. N’aurais-tu pas plutôt aimé qu’ils fassent preuve d’indulgence, dans la limite du possible, face aux erreurs de ta fille, aux manquements de ta sœur ou de ta mère ? Ce que tu n’aimerais pas qu’on leur fasse, pourquoi le ferais-tu à une autre femme ? Car avant d’être ton épouse, celle-ci fut d’abord la fille d’un autre comme toi, la sœur d’un autre comme toi et la mère de tes enfants. Aie donc un peu de respect pour tes enfants. Car, pour être sous ton autorité, ils n’en sont pas moins des êtres humains à part entière, qui pourraient bien un jour te demander, directement ou indirectement, des comptes que tu serais bien embarrassé de rendre. D’autant plus que tu as respecté au moins jusqu’ici, en épousant une femme vertueuse et respectée, une part du contrat qui te lie à eux. Car le premier droit d’un enfant, il faut le savoir, est de lui trouver des parents dont il ne risque pas d’avoir honte un jour. N’épouse donc jamais une femme que tu ne voudrais jamais toi-même avoir pour mère, quelle que soit sa beauté et son pouvoir…

Au-delà de cette barrière des enfants, il te faudra bien, si tu ne consens toujours pas jusqu’ici à reculer, en gravir une cinquième de taille ; celle de ta femme elle-même. Souviens-toi de la confiance et de l’amour qui l’ont fait porter son choix sur toi. Peut être bien qu’il en fut d’autres probablement mieux placés ou mieux lotis que toi pour prétendre à sa main. En acceptant de t’épouser, ta femme est pleinement consciente des enjeux de rester près de toi pour la vie : « Nga suul ko, wala mu suul la », comme on dit. Aucune femme digne de ce nom ne voulant avoir des enfants de pères différents. En tant que musulmane, elle sait aussi qu’elle ne pourra avoir qu’un seul mari à la fois. Alors que toi, l’Islam, sous certaines conditions, te permet d’en épouser d’autres. Ne devrais-tu pas être sensible à ce choix exclusif sur ta personne, ou bien te dis-tu simplement, comme d’autres hommes, que puisque « rang bi da fa serré », c’est plutôt elle la chanceuse ? Au contraire, tu devras tout faire pour qu’elle n’échoue pas dans son choix, lui faciliter le chemin vers l’Agrément de Dieu et ne pas lui créer des embûches inutiles que ses « faiblesses de femme » ne pourraient surmonter sur cette voie. La valeur de la vie humaine est en réalité telle que, du moment que l’on détient une responsabilité sur n’importe laquelle d’entre elles, tout homme tenu par l’honneur se retrouve, qu’il le sache ou non, entravé par la responsabilité de s’en occuper, dans la limite de ses possibilités. Et il n’existera, tant que cette responsabilité perdurera, un objectif plus noble que de faire le bonheur de ta femme, un but plus digne que de rendre au moins une personne heureuse sur terre. Tu me parles de ses défauts ? En réalité, il n’existe de pire mari que celui s’avérant incapable ne serait-ce que d’orienter sa  femme et de l’aider patiemment à se défaire de certains défauts (en dehors, bien sûr, des cas irrécupérables). Prodigue lui constamment tes conseils, la communication étant le fondement d’un mariage réussi. Ne la rectifie jamais en public, car elle se sentira humiliée, attends toujours d’être seul avec elle pour lui faire calmement tes remontrances. A ses sautes d’humeurs ou phrases assassines, réponds par le silence et le dépassement, car sa langue, constituant la principale arme de sa faiblesse,  profère souvent des propos qui dépassent son coeur ; propos qu’elle est d’ailleurs en général la première à regretter tout de suite après. Aussi avant de la critiquer, examine-toi scrupuleusement, pour voir si ton attitude à toi ne nourrit pas justement ces défauts ou si tu constitues un vrai modèle pour elle…

Cette barrière franchie, malgré mes avertissements, tu te retrouveras devant celle des amis et des ennemis. Il n’existe, tant il est vrai, de couples qui ne suscitent des sympathies ou des antipathies. N’offrez donc jamais l’occasion, tous les deux, à vos ennemis de jubiler, en leur donnant raison sur vous, lorsqu’ils apprendront que ce couple qu’ils ont tant honni a finalement éclaté comme prévu. Évitez aussi de peiner vos amis qui, contre vents et marées, ont toujours cru en vous, en les poussant à regretter leur confiance en vous et en votre couple.

La dernière et ultime barrière, c’est… toi-même.

Comporte-toi toujours avec ta femme de sorte à pouvoir te regarder seul dans une glace, à ne jamais être obligé de changer de rue à la vue d’une quelconque personne que tu aurais honte de croiser sur ton chemin. Respecte-toi, en la respectant. Ta dignité, ta foi et ton honneur valent plus que les misérables jouissances et passions matérielles qui ne feront que te rabaisser et faire de toi un sous-homme. Refuse de battre en retraite devant les tentations du monde. Car, saches-le, tu vaux infiniment mieux que ce monde. A travers ta femme, en réalité, c’est avec toi-même que tu traiteras. La traiter en sous-femme, fera de toi un sous-homme. L’élever ne fera que te grandir et te rehausser davantage. Ton bonheur se fera à travers le sien, souviens t’en. Et le malheur dans lequel tu la plongeras se retournera, tôt ou tard, sur toi. Car quiconque tue par l’épée, périra par l’épée. Ne te tue donc point. Prends soin d’elle, excuse avec indulgence ses erreurs et ne les divulgue pas, aime-la pour l’amour de Dieu. Sois, avec ta femme, tendre mais sans faiblesse, ni lâcheté ou laxisme. L’amour, saches-le, même le plus pur et le plus sublime, ne saurait justifier la bassesse, ni les indignités ou la désobéissance à Dieu. Ne confonds pas, non plus, autorité et autoritarisme. Sois toujours juste, patient et endurant avec elle, pour la seule Face de Dieu, l’Honorable. Discute avec elle des questions sur lesquelles elle doit légitimement se prononcer, consulte la à chaque fois que de besoin, mais tranche aussi sans faiblesse lorsqu’il le faudra et remets t’en à Dieu. Virilité ne veut surtout pas dire dureté, démocratie non plus ne rime pas avec anarchie. Lorsque tu te trompes, n’aies nullement l’orgueil de ne pas l’accepter devant elle. A chaque fois que tu tomberas involontairement dans le péché, demande humblement pardon à ton Seigneur, relève-toi au plus vite et reprends aussitôt le chemin du salut. Fais toujours preuve, envers les créatures, de l’indulgence que tu espères de ton Créateur. N’aie point peur et sois prêt à affronter, avec elle, les épreuves et les pires échecs. Car les échecs, en réalité, ne sont rien d’autres que les marches du pénible et long escalier de Dieu menant vers les sommets de la réussite…

Puissiez-vous, avec l’Aide Dieu, accéder au faîte de la félicité et de l’Agrément divin.

Bon ménage, Sokhna si.

Ndokkalé.

PS : Je m’excuse de ne pas avoir pu assister à la cérémonie de mariage et de ne pas m’être encore acquitté, en bon « thiamigne », de mon « ndawtal ». J’espère, en attendant, que cette modeste lettre pourra en tenir provisoirement lieu ; -)

3.Posté par Cheikh le 18/06/2012 23:42
Lettre à la Mariée

« Jawâbu Sokhna Bineta »

(Par A. Aziz Mbacké Majalis)

Sokhna si,

J’ai appris la bonne nouvelle.

Puisse le Seigneur Tout-Puissant bénir votre ménage et le compter parmi ceux dont se glorifie l’Islam. Qu’Il vous donne la force et une abnégation infinie pour en faire l’ultime sacerdoce que le mariage constitue pour une vraie croyante, vous ouvrir grandement, à tous les deux, les portes du bonheur et de la félicité dans les deux mondes…

Tu dois bien le savoir, Sokhna si.

Le chemin du mariage est parsemé d’embûches. C’est un sentier escarpé dont seuls quelques vaillants combattants auront une chance d’escalader, jusqu’au sommet, les voies âpres et sinueuses. Censé mener au bonheur et à l’amour sans fin, il se révèle souvent, pour beaucoup, un calvaire et une amère désillusion. Car après la griserie ineffable des premiers jours heureux, combien de ménages découvrent que, sous le miel des sentiments partagés, se dissimulait souvent le fiel des habitudes incompatibles et des humeurs si imprévues ! Pensant se suffire d’amour et d’eau fraiche, bien des couples se font rattraper par la fade réalité de la routine et des besoins rituels. Les aurait-on prévenus, éduqués et assistés, surtout par leur entourage que, même sans eau fraiche, l’amour qu’arrose l’amitié bourgeonnante d’un couple aguerri, aurait au moins pu continuer d’étaler ses pétales flamboyantes sous le soleil de la vie…

Mais tu le sais mieux que moi, Sokhna si.

Chez nous, les ménages cèdent trop souvent sous les coups de boutoir incessants de cet entourage, justement. Comment résister à la pression ou même au chantage de certains « goro » et certaines « ndieuké », belles-mères et souvent vraies vilaines-soeurs, avides d’exercer sur la malheureuse intruse leur diktat social ? Ce que je te conseille, et bien que ce ne soit point facile, c’est d’être toujours équilibrée avec eux, avec tous. De faire tout ce qui est en ton pouvoir et dans tes possibilités pour réjouir et t’occuper, avec dévouement et tendresse, de tout le monde. Les parents et amis de ton mari au premier chef. Mais que cela ne te mène toutefois point à désobéir, par simple faiblesse, à ton Seigneur. Ou à t’engager sur une voie sans issue, simplement par peur de subir les sarcasmes et autres piques érigés en épée de Damoclès sur ta tête. Sois donc à la fois tendre et ferme avec tous, douce sans être faible, déterminée sans être têtue, conciliante sans être hypocrite, franche sans être irrévérencieuse. « Foulla » ne veut pas dire impétuosité et « Fayda » ne signifie nullement orgueil mal placé. Car, comme nous l’ont appris nos anciens, « Diambaar deugg, dou khouloo dou kheekh, day mougn ba am li mou beugg ». « Yaatu » ne veut pas non plus dire  se laisser marcher sur les pieds par n’importe qui, n’importe comment. Agis toujours avec sagesse, lucidité et esprit de dépassement. Tout ce que tu accepteras ou refuseras, que ce soit pour de nobles motivations et pour la Seule Face de Dieu, Ton Créateur. Le Seul devant qui tu auras un jour à rendre des comptes. Si ceux-ci s’avèrent positifs, tu te réjouiras éternellement, quelle que soit la désapprobation de tes semblables. Si par contre ils se révèlent négatifs, tu le regretteras pour toujours, quelle que soit leur gratitude et leur éloges pour toi. Et, malheureusement, ces laudateurs ne te seront plus d’aucun secours.

Ca aussi, Sokhna si, tu le sais mieux que moi…

De ton mari, occupe-t’en. Ne néglige nulle chose à même de le réjouir, de le faire avancer dans la Voie droite, de préserver sa maison et ses intérêts, d’éduquer et d’encadrer sa progéniture ; bref d’en faire un homme heureux sur tous les plans. Fais-le, certes, par amour pour lui, mais aussi pour l’Agrément de ton Seigneur Tout-Puissant qui vous a unis. Saches-le, un époux est une porte d’accès vers Dieu. Que donc ses faiblesses humaines ne t’empêchent pas d’en faire un seigneur. Regarde-le toujours avec les yeux du cœur et de la foi. Ainsi ne risqueras-tu jamais un jour de te dire qu’il ne mérite pas tes sacrifices. Souviens t’en, l’homme idéal n’existe pas, ce qui existe plutôt, c’est un homme que tu as la mission de rendre idéal. Un mari, beaucoup de jeunes femmes ne semblent pas encore, de nos jours, l’avoir compris, ce n’est pas juste un beau et élégant « thiof » bien « sapé », ni un riche « Crésus » capable de t’apporter « Visa, Villa et Voiture ». C’est beaucoup plus que ca. C’est l’homme avec qui tu comptes t’associer à jamais, fonder une famille, partager, avec dignité, toutes les joies et toutes les peines, afin de bâtir ensemble l’édifice de votre bonheur, ici-bas et dans l’au-delà. Ne le soumets donc jamais sous la pression des besoins matériels infinis qui dépasseraient ses possibilités et entameraient inutilement la stabilité de votre couple. Peu ou beaucoup, l’essentiel est de tout partager. Ne le sacrifie pas non plus sur l’autel de tes seuls intérêts, ceux des tiens ou même ceux de tes enfants.

Je le sais bien.

De plus en plus de femmes, de nos jours, ne croient plus à ce genre de sacrifices. « Sëy sëy bi té jog fi », « Bu dul moom di keneen », « Photocopier sa xol, conserver l’original », ont-elles désormais l’habitude de dire, considérant à la limite le mariage comme un « deal » ou un simple « business ». C’est bien dans « l’air du temps », comme on dit, cette manie de traiter les choses les plus sacrées avec une légèreté effarante et de ne soupeser les valeurs que sur la balance des intérêts immédiats et des plaisirs éphémères. Beaucoup ne croient pas, non plus, au « ligéeyu ndéy », convaincues qu’il constitue un prétexte consciemment forgé par un système patriarcal pour légitimer l’« aliénation » et l’« asservissement de la femme à l’homme ». En somme un « opium » séculaire et anachronique administré depuis des siècles au peuple de sénégalaises. Ce n’est nullement le lieu, ici, j’en conviens, d’analyser le mal-fondé de telles dérives conceptuelles et même religieuses, nourries en réalité par les nombreux abus et le manque de discernement des hommes. Sois simplement convaincue, en tant que fervente admiratrice de la vertueuse Sokhna Diarra Bousso, que tu érigeas en modèle, que tout ce que tu sèmeras consciemment dans tes relations avec ton époux, ton Seigneur t’en rendra un jour la moisson, sous une forme ou une autre, dans ce monde-ci ou dans l’autre. En attendant donc d’avoir un viatique plus valable du monde moderne, je te conseille de t’en tenir aux bonnes vieilles recettes de nos aïeules, voulant que  « Kou niouloug sa dieukeur, yakk sa doom » et « Kou beuggeu diour mbakhana, da ngay nangoo doon dall ». Bien sûr, cela ne doit nullement t’empêcher d’aspirer à te réaliser et à t’épanouir professionnellement ou de vouloir « faire carrière », ne serait-ce que pour valoriser tes diplômes. Ni d’exprimer toutes tes autres potentialités sociales, économiques ou même politiques. Mais prends toujours garde à ce que cela se fasse toujours dans les limites imposées par le Seigneur et en accord avec le sacerdoce pour lequel tu t’es librement engagée en te mariant. Sacerdoce qui constitue l’oeuvre la plus élevée et la plus noble, devant Dieu, à laquelle tu puisses te consacrer…

Ton époux aussi doit savoir cela.

Il ne peut et ne doit point abuser de ses droits sur toi qui ne sauraient s’exercer pleinement en dehors des devoirs lui incombant en retour. Une femme n’est point un esclave ou un jouet avec qui l’on peut se permettre tous les écarts, serait-ce sous le couvert de la religion manipulée ou des usages sociaux dénaturés. Une femme, c’est une autre face de nous-mêmes. Une face qui, bien traitée et jouant pleinement son rôle, peut nous aider à devenir, un jour, une pièce complète du Projet de Dieu. Et si jamais, en vertu des vicissitudes du temps, ton mari songerait à ne plus supporter tes faiblesses et tes erreurs, je lui rappellerai volontiers, au moment où il s’apprêterait éventuellement à te maltraiter, la règle des sept barrières du mariage que l’expérience m’a inculquées et que je lui transmettrai volontiers.

A ton mari je dirai donc, espérant que tu lui transmettras (de même qu’à tous les actuels ou futurs époux, puisqu’il n’existe pas encore, à ma connaissance, d’ « école de formation en sciences du mariage »), ceci.

Serigne bi,

Fais tout ce qui es en ton pouvoir pour rendre ta femme heureuse, en la considérant comme un dépôt de Dieu pour lequel tu devras un jour rendre compte. Avant de faire souffrir gratuitement une femme (en suivant ses passions égoistes, pour se venger ou même pour la punir), un homme dans le cœur duquel réside ne serait-ce qu’une infime parcelle de la présence de Dieu, devrait escalader au moins sept barrières qui, en principe, s’interposent entre lui et son mauvais comportement (certaines de ces barrières étant également valables pour la femme, bien que dans un sens différent). Ces barrières, tels de délicats boîtiers imbriqués, constituent ensemble l’écrin au fond duquel repose le précieux dépôt qui t’est aujourd’hui confié et auquel l’on ne peut accéder et le jeter qu’après les avoir écorchés un à un.

La première barrière à franchir, avant de maltraiter injustement une femme, est celle de Dieu. Car si jamais tu oublies que la domination que tu crois pouvoir exercer sur ta femme, au point de la tourmenter impunément, est moindre par rapport à celle de ton Seigneur sur ta faible personne, alors vas-y, fais ce qu’il te plaira. Mais souviens-toi seulement qu’il existe infiniment plus Fort et plus Omnipotent que toi et qu’un jour viendra, ici-bas ou à l’au-delà, où ce soi-disant pouvoir terrestre vaudra infiniment moins qu’une goutte d’eau dans un océan et s’y diluera complètement. Un jour où tous seront rigoureusement interrogés sur ce qu’ils faisaient, y compris comment ils ont usé de la puissance leur étant auparavant pourvue.

Aurais-tu fait fi de cette première barrière divine, que je te rappellerai celle du Prophète (PSL), pour t’inciter à traiter avec respect ta femme. Ne sais-tu pas que, malgré son haut rang et ses vertus éminentes (que tu ne saurais jamais atteindre), l’Envoyé de Dieu (PSL) faisait tout ce qui était en son pouvoir pour bien traiter ses épouses et ses filles, jouant avec elles, ne rechignant même pas à les aider dans les travaux domestiques ? Lui dont l’une des ultimes recommandations à sa communauté, au cours de son dernier sermon, fut « Ô mon peuple ! Il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais sachez qu’elles aussi ont des droits sur vous. », « En réalité, les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le mieux leurs femmes.»

Cette barrière prophétique ne te suffirait-elle pas non plus ? Tu prendrais alors peut être garde à la troisième barrière, celle de ta belle-famille… Car, souviens-toi que cette femme, que tu t’apprêterais peut être un jour à malmener, fut d’abord un fœtus dont la mère a du supporter stoïquement neuf mois de supplice, pour devenir ensuite un bébé remuant dont il fallut aux parents s’occuper avec patience et espérance (tu sauras ce dont je parle quand tu auras des enfants, incha Allah), à travers les insomnies et les crises de pleurs intempestives, puis un jeune sauvageon qu’il fallut éduquer, élever difficilement, en acceptant toutes les privations, une jeune fille sur laquelle l’on dut veiller scrupuleusement, pour en faire finalement une femme que tu puisse aimer et épouser. Combien as-tu dépensé, toi, pour contribuer à ce qu’elle est devenue aujourd’hui ? Quelles ordonnances as-tu payées pour elle, quelles fournitures scolaires et quels habits de Tabaski as-tu achetés, quelles dépenses as-tu supportées pour la nourrir et la vêtir ? Quels sacrifices as-tu du endurer pour t’estimer légitimement, aujourd’hui, être en droit de profiter de leur fille, plus même que ses parents qui, sans même te connaître, ont semé, labouré, cultivé plus de vingt ans rien que pour toi, ô illustre inconnu ? Ton honneur (ngor), l’humanité la plus élémentaire, te permettent-ils, en détruisant si inconsidérément ce qu’ils ont mis des années à construire et à aimer, de décevoir la confiance que ces parents ont portée sur toi, toi qu’ils ont choisi parmi tant d’autres ? Ce n’est que le bonheur qu’ils verront sur le visage de leur fille épanouie par tes soins qui pourra peut être les soulager de ce sacrifice… Tâche donc de devenir, pour tes beaux-parents, un véritable fils. Tâche de les convaincre, qu’en te donnant leur enfant, ils en ont reçu un autre qui ne compte pas moins les rendre heureux et les assister que celle qu’ils t’ont offerte. Car, aux âmes nobles, l’on enseigne que « Téranga, téranga rekk a koy fay » et,  aux âmes basses et mesquines, « Ku wor ren ba déwén mu jig la, da ñu la koo jiiñ waaye du yaw »…

Si malgré tout cela, tu comptes passer outre cette barrière parentale et maltraiter tout de même ta femme, je t’en montrerai une quatrième qui devrait au moins t’émouvoir. Celle de vos enfants. Penses-tu au sort des enfants de couples divorcés, à la surcharge de difficultés et de complications que constitue cette épreuve pour leur avenir ? Imagines-tu leur souffrance ? Avant de frapper ou d’insulter ta femme, interroges-toi sur ton sentiment  probable devant ton gendre frappant ta fille, ton beau-frère insultant ta sœur ou même ton père maltraitant ta mère. N’aurais-tu pas plutôt aimé qu’ils fassent preuve d’indulgence, dans la limite du possible, face aux erreurs de ta fille, aux manquements de ta sœur ou de ta mère ? Ce que tu n’aimerais pas qu’on leur fasse, pourquoi le ferais-tu à une autre femme ? Car avant d’être ton épouse, celle-ci fut d’abord la fille d’un autre comme toi, la sœur d’un autre comme toi et la mère de tes enfants. Aie donc un peu de respect pour tes enfants. Car, pour être sous ton autorité, ils n’en sont pas moins des êtres humains à part entière, qui pourraient bien un jour te demander, directement ou indirectement, des comptes que tu serais bien embarrassé de rendre. D’autant plus que tu as respecté au moins jusqu’ici, en épousant une femme vertueuse et respectée, une part du contrat qui te lie à eux. Car le premier droit d’un enfant, il faut le savoir, est de lui trouver des parents dont il ne risque pas d’avoir honte un jour. N’épouse donc jamais une femme que tu ne voudrais jamais toi-même avoir pour mère, quelle que soit sa beauté et son pouvoir…

Au-delà de cette barrière des enfants, il te faudra bien, si tu ne consens toujours pas jusqu’ici à reculer, en gravir une cinquième de taille ; celle de ta femme elle-même. Souviens-toi de la confiance et de l’amour qui l’ont fait porter son choix sur toi. Peut être bien qu’il en fut d’autres probablement mieux placés ou mieux lotis que toi pour prétendre à sa main. En acceptant de t’épouser, ta femme est pleinement consciente des enjeux de rester près de toi pour la vie : « Nga suul ko, wala mu suul la », comme on dit. Aucune femme digne de ce nom ne voulant avoir des enfants de pères différents. En tant que musulmane, elle sait aussi qu’elle ne pourra avoir qu’un seul mari à la fois. Alors que toi, l’Islam, sous certaines conditions, te permet d’en épouser d’autres. Ne devrais-tu pas être sensible à ce choix exclusif sur ta personne, ou bien te dis-tu simplement, comme d’autres hommes, que puisque « rang bi da fa serré », c’est plutôt elle la chanceuse ? Au contraire, tu devras tout faire pour qu’elle n’échoue pas dans son choix, lui faciliter le chemin vers l’Agrément de Dieu et ne pas lui créer des embûches inutiles que ses « faiblesses de femme » ne pourraient surmonter sur cette voie. La valeur de la vie humaine est en réalité telle que, du moment que l’on détient une responsabilité sur n’importe laquelle d’entre elles, tout homme tenu par l’honneur se retrouve, qu’il le sache ou non, entravé par la responsabilité de s’en occuper, dans la limite de ses possibilités. Et il n’existera, tant que cette responsabilité perdurera, un objectif plus noble que de faire le bonheur de ta femme, un but plus digne que de rendre au moins une personne heureuse sur terre. Tu me parles de ses défauts ? En réalité, il n’existe de pire mari que celui s’avérant incapable ne serait-ce que d’orienter sa  femme et de l’aider patiemment à se défaire de certains défauts (en dehors, bien sûr, des cas irrécupérables). Prodigue lui constamment tes conseils, la communication étant le fondement d’un mariage réussi. Ne la rectifie jamais en public, car elle se sentira humiliée, attends toujours d’être seul avec elle pour lui faire calmement tes remontrances. A ses sautes d’humeurs ou phrases assassines, réponds par le silence et le dépassement, car sa langue, constituant la principale arme de sa faiblesse,  profère souvent des propos qui dépassent son coeur ; propos qu’elle est d’ailleurs en général la première à regretter tout de suite après. Aussi avant de la critiquer, examine-toi scrupuleusement, pour voir si ton attitude à toi ne nourrit pas justement ces défauts ou si tu constitues un vrai modèle pour elle…

Cette barrière franchie, malgré mes avertissements, tu te retrouveras devant celle des amis et des ennemis. Il n’existe, tant il est vrai, de couples qui ne suscitent des sympathies ou des antipathies. N’offrez donc jamais l’occasion, tous les deux, à vos ennemis de jubiler, en leur donnant raison sur vous, lorsqu’ils apprendront que ce couple qu’ils ont tant honni a finalement éclaté comme prévu. Évitez aussi de peiner vos amis qui, contre vents et marées, ont toujours cru en vous, en les poussant à regretter leur confiance en vous et en votre couple.

La dernière et ultime barrière, c’est… toi-même.

Comporte-toi toujours avec ta femme de sorte à pouvoir te regarder seul dans une glace, à ne jamais être obligé de changer de rue à la vue d’une quelconque personne que tu aurais honte de croiser sur ton chemin. Respecte-toi, en la respectant. Ta dignité, ta foi et ton honneur valent plus que les misérables jouissances et passions matérielles qui ne feront que te rabaisser et faire de toi un sous-homme. Refuse de battre en retraite devant les tentations du monde. Car, saches-le, tu vaux infiniment mieux que ce monde. A travers ta femme, en réalité, c’est avec toi-même que tu traiteras. La traiter en sous-femme, fera de toi un sous-homme. L’élever ne fera que te grandir et te rehausser davantage. Ton bonheur se fera à travers le sien, souviens t’en. Et le malheur dans lequel tu la plongeras se retournera, tôt ou tard, sur toi. Car quiconque tue par l’épée, périra par l’épée. Ne te tue donc point. Prends soin d’elle, excuse avec indulgence ses erreurs et ne les divulgue pas, aime-la pour l’amour de Dieu. Sois, avec ta femme, tendre mais sans faiblesse, ni lâcheté ou laxisme. L’amour, saches-le, même le plus pur et le plus sublime, ne saurait justifier la bassesse, ni les indignités ou la désobéissance à Dieu. Ne confonds pas, non plus, autorité et autoritarisme. Sois toujours juste, patient et endurant avec elle, pour la seule Face de Dieu, l’Honorable. Discute avec elle des questions sur lesquelles elle doit légitimement se prononcer, consulte la à chaque fois que de besoin, mais tranche aussi sans faiblesse lorsqu’il le faudra et remets t’en à Dieu. Virilité ne veut surtout pas dire dureté, démocratie non plus ne rime pas avec anarchie. Lorsque tu te trompes, n’aies nullement l’orgueil de ne pas l’accepter devant elle. A chaque fois que tu tomberas involontairement dans le péché, demande humblement pardon à ton Seigneur, relève-toi au plus vite et reprends aussitôt le chemin du salut. Fais toujours preuve, envers les créatures, de l’indulgence que tu espères de ton Créateur. N’aie point peur et sois prêt à affronter, avec elle, les épreuves et les pires échecs. Car les échecs, en réalité, ne sont rien d’autres que les marches du pénible et long escalier de Dieu menant vers les sommets de la réussite…

Puissiez-vous, avec l’Aide Dieu, accéder au faîte de la félicité et de l’Agrément divin.

Bon ménage, Sokhna si.

Ndokkalé.

PS : Je m’excuse de ne pas avoir pu assister à la cérémonie de mariage et de ne pas m’être encore acquitté, en bon « thiamigne », de mon « ndawtal ». J’espère, en attendant, que cette modeste lettre pourra en tenir provisoirement lieu ; -)

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→ Réponse à un Condisciple « Daanukat »← Nouvelle Conscience Morale
Commentaires
Mouhamed Lo dit :
15/05/2012 à 01:31
amna solo pour les ménages !!!

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Adja dit :
15/05/2012 à 02:33
macha ALLAH, Meut neu seuk, lettre qui devrait être distribuée a tous les nouveaux, aspirants, prétendants et actuels maries.

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Aliou Soung Reffane dit :
15/05/2012 à 07:35
Diareudieuf Mbacke
On n peut que vous remercié, vs etes sur l’ensegnemt du serviteur d’allah kou Tedki, donner d tres bon conseil a mes compatriot ki n sav rien, pour moi votr page est un livre a parceurissé grace a son importance continu com ça avec ns Mbacke ça partira incha allah diareudieuf diareudieuf infinimt si j coment ou non j suis avec vi. Aammiinnee…!

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Cheikh dit :
15/05/2012 à 09:07
Great!

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mohammed dit :
15/05/2012 à 11:36
trop bon! Salam

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Sokhna Awa dit :
15/05/2012 à 11:44
Machala!!!!!! serigne bi wakh dji amna solo lol sakh ndianrigne la si gnom gnar gneup
Yalna yalla sam khamkham bi si barké kou tedki!!!!!

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Moustapha dit :
15/05/2012 à 12:11
am na solo machallah on pourrait même titrer « Lettre au couple » avec tous ces conseils à l’époux

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Adja fatou dit :
15/05/2012 à 13:36
Dieuedieuf kou téde .Li damaz ko partager ba paré dore ko lire ndakhe khame ndiarigne li si néke .Sokhna yeupe ak goor yalla yeupe ware nagne ko lire nguire khame nni seuye dou ‘je t’aime moi non plus « rek .Li lène siye khare métina yague na té dara yombou si .
Sante le rek mo gnou ware nguire lérale yi.
jam ak Xewele ak tayssire

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Falilou dit :
15/05/2012 à 17:03
MashaAllah amna solo torop! cela devrait même être titré Lettre aux nouveaux mariés! car y’a d’utiles conseils pour les hommes aussi!

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sall dit :
15/05/2012 à 17:59
Macha’Allah!!! sama serigne batt yi tedd naniou, am solo ci diamono ji niou nek!!! lou mata jotali diam yi!!! qu’Allah t’agrée et que le ménage de soxna bineta, que je connais bien pour avoir été son camarade de promo en maîtrise, fasse partie des meilleurs!

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Wury dit :
15/05/2012 à 21:24
Euskey… li dé térré leu nak le parfait itinéraire pour réussir son mariage et avoir l’agrément d’Allah SWT, am neu solo lole li nak gueum nané kou ko top ya ngui Firdawssi. Puisse Dieu nous guider sur le droit chemin, et Bénisse cette trés bélle Union Machallah Ci barké Khadim Rassoul. Heureux Ménage Dieuwrigne et suis bien ces conseils.
« un époux est une porte d’accès vers Dieu. Que donc ses faiblesses humaines ne t’empêchent pas d’en faire un seigneur. Regarde-le toujours avec les yeux du cœur et de la foi….. l’homme idéal n’existe pas, ce qui existe plutôt, c’est un homme que tu as la mission de rendre idéal. »
« Une femme n’est point un esclave ou un jouet avec qui l’on peut se permettre tous les écarts, serait-ce sous le couvert de la religion manipulée ou des usages sociaux dénaturés. Une femme, c’est une autre face de nous-mêmes. Une face qui, bien traitée et jouant pleinement son rôle, peut nous aider à devenir, un jour, une pièce complète du Projet de Dieu. »

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Aly BABA dit :
15/05/2012 à 22:53
Machala,
Bi lettre deh kouki diangu ci ci dal ak teey di nga ci diuelai ndiarign boudoul diekh.
En tant que nouveau marier je le lis et le fais lire a ma femme pour qu’on puissse en tirer bien des choses.
Yalla na yalla yok kham kham bi ak kheweul yi.
Jazakalahou khayrane

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MAME SELE dit :
16/05/2012 à 10:43
SANTATI SERIGNE TOUBA BOU WEER!!!!!!!
sage réflexion un exemple à suivre pour tous les jeunes mariés .
si vous le permettez serign bi, je garderais un exemplaire de cette lettre qui nous servira pour toujours.
Heureux ménage aux jeunes mariés!!!
Di nianal serigne Abdou Aziz Mbacké yague fi té wéer! liguéye bi rafét na. les articles que vous publiez sur le net sont riches et pleins d’enseignements. vous étes une reférence pour cette nouvelle jeunesse mouride!!!!
dieuredieuf serigne bi!!!!

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Ibrahim L. dit :
16/05/2012 à 10:54
Barakallahou fikoum.
Très instructif.

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Lissa laye dit :
16/05/2012 à 16:33
yalla na niou thi am dégue dégue bou lèr té top ko! Thi ndimbalou yalla!
dieureudieuf kou done mbeur wara done ay larom

Répondre
diop dit :
16/05/2012 à 16:51
très touchée diadieuf serigne bi yokouté

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Moustaph dit :
17/05/2012 à 02:38
Très bon papier riche en enseignements et conseils. Cette lettre sera mon livre de chevet et sera consultée autant que nécessaire pour aider ma femme et perenniser mon couple.Diedieuf

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baye fall pouye dit :
17/05/2012 à 17:51
kéén Dou Serigne Touba

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mashaarib dit :
18/05/2012 à 10:12
Chez les spécialistes de Fiqh, la compréhension intelligente des enjeux sociétaux et des réalités du terrain fait partie des conditions de la validité d’une prédication.
Merci Serigne Aziz d’offrir à notre génération, la possibilité d’une compréhension de l’islam tout en restant des hommes et femmes de notre temps !

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niasslg dit :
18/05/2012 à 20:55
xana dolli sant serigne aziz mou bak mi

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lo dit :
21/05/2012 à 18:57
dieureuf Mbacké

je pense que cette lettre devais être lu par toute les femmes, car ce qui manque aujourdhui aux jeunes mariées c’est la vraie connaissance de la notion de mariage.

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Sokhna Bineta dit :
22/05/2012 à 07:34
Assalamu haleykum!!!
ziar, di sant rek tey rafetlou lettre bi! I was very amazed and proud of jawabu Penda Diop. Now I can happily says that this letter is just for me!!! « jawabu soxna Bineta » and Diop, that’s me  I am very grateful and aware of the great challenge this letter constitute for all mankind. It revitalizes our foyers, reconstitutes our hearts to yearn for what is right and also serves as a good platform for our future children. I am forever thankful that I now have such an excellent masterpiece to lean on. My only fear is that we live in a world so polluted. And reading this letter brings tears to my eyes because it make me realize that there such greatness and purity filled with love and honor gathered around our Muslim lives yet when i look around i see so much darkness in my fellow brothers and sisters hearts; So I cannot help but pounder upon the days that you letter can be actualized so that its words could become the embodiment of our daily lives. My heart is crying and my heart is yearning for the days where we could all be standing all together and witness the above characters on each other. I pray to Allah the Almighty that this letter sits beneath my heart and becomes its under-layer so that I can walk with it everyday. Dear Serigne your letter transcend this world and makes us too beauftful for this dunya. I hope to follow it so it can make me and my dear husband two individuals that shines in this world so that we may we continue to live it all the way to Janah!!!!!!!!!!

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lala fall dit :
26/05/2012 à 20:30
maachaa ALLAH!!!! très instructif! yalna YALLAH fay!

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NDONGAL NDONGOYI dit :
05/06/2012 à 19:52
SANTATI NANU LOOL. AKASSA

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MAR LAMINE dit :
11/06/2012 à 16:58
C’est avec beaucoup d’intérêts que j’ai lu votre sage article sur « conseils aux jeunes et futurs mariés » je dirais. C’est un article qui mérite même une émission intégrale dans une chaine de télévision, une radio et même dans les hebdos. Car cette jeunesse actuelle a besoin d’être réorientée, recadrée et révoquée à aux valeurs digne de nos aïeuls.
La remarque qui a été faite c’est les deux dernières phrases de l’article qui doivent être parcoeurisées car on n’ose pas affronter l’échec. Et sans une bonne conduite de nos émotions on risque ne nous conduire vers l’échec…
Dieureudieuf feuti Serigne Aziz!!!

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4.Posté par diam le 19/06/2012 11:42
j'aime bien c'est genre d'article

5.Posté par Almamy le 13/07/2012 09:42
Vos articles ne servent plus a RIEN. Les femmes memes pour les baiser c'est un probleme, elles te font du chantage et exigent de muter le titre foncier de la maison a leur nom alors que c'est votre maison. Pire, elles ne pensent qu'a l'argent, elles ne cuisinent pas, et ne s'occupent pas des enfants c'est les bonnes qui font TOUT. De grace, les hommes d'aujourd'hui vivent une situation terrible dans la mesure ou des organismes de GENRE et des specialistes de la telerealite jouent enormement dans la psychologie feminine.

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