De bonnes politiques d’efficacité énergétique permettront de pouvoir mieux faire face aux situations de crise énergétique, comme celle que le Sénégal a connue, ces derniers temps, et qui n’est pas encore complètement éradiquée, a signalé Boubacar Mbodj, conseiller technique du ministre de l’Energie et des Mines, lors de l’ouverture de l’atelier régional de la CEDEAO sur les énergies renouvelables. Selon M. Mbodj, l’espace économique commun que constitue la CEDEAO, demande la nécessité « d’harmoniser les politiques pour rendre l’Afrique de l’Ouest plus attractive en matière d’énergies renouvelables », vu que ses états membres font face à de « sérieux problèmes pour satisfaire la demande en énergie ». Poursuivant, il pense qu’il sera judicieux d’instaurer un nouveau domaine, afin que les énergies puissent permettre au Sénégal de « diriger la manne financière mise dans les énergies fossiles (pétrole, gaz), et de l’utiliser pour d’autres objectifs de développement ». Par ailleurs, Ibrahim Soumaila, expert en efficacité énergétique au sein de la CEDEAO, a précisé que le monde est à l’heure des énergies renouvelables, même si le continent africain est toujours à la traîne, en matière d’utilisation de ces ressources énergétiques. Cet atelier qui se poursuit jusqu’au 28 Juin, s’inscrit dans le cadre de « l'expression d'une réelle volonté de développement des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, en vue de renforcer l'accès des populations aux services énergétiques ». Des progrès remarquables ont été notés dans des pays tels que le Cap-Vert, le Ghana et le Sénégal, dans la « formulation et la mise en application de politiques, lois, normes et mécanismes d'incitation pour créer un cadre favorable aux investissements, dans les Energies Renouvelables et l'Efficacité Énergétique ».
Yaye Moussou TRAORE
REWMI QUOTIDIEN