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En concert à Dakar le week-en prochain : Wasis, le come-back d’un globe-trotter
Vendredi et Samedi, de 21 heures à 22 heures 30 à l’Institut français et les mêmes jours à partir de 23 heures au Just 4 U, Wasis Diop fait face au public Dakarois. Très attendues, ces prestations interviennent quelques mois après la sortie de Judu Bék (mai 2008).
Source : Walf Fadjri Le musicien sénégalais Wasis Diop se produit le week-end prochain à Dakar lors de deux concerts, à l’Institut français Léopold Sédar Senghor (ex-CCF) et de soirées ‘intimistes’ au Just 4 U, des prestations au cours desquelles l’artiste compte servir au public sa musique faite de mélodies recherchées et raffinées. Vendredi et Samedi, de 21 heures à 22 heures 30 à l’Institut français et les mêmes jours à partir de 23 heures au Just 4 U, Wasis Diop revient à la rencontre de son public dakarois qui devrait apprécier la richesse thématique de son répertoire. Très attendues, ces prestations interviennent quelques mois après la sortie de Judu Bék (mai 2008), un album dont le parti pris acoustique ne s’éloigne pas pour autant de la ligne de fusion entre sonorités africaines occidentales dans laquelle il s’est inscrit depuis le milieu des années 70. Dans Judu Bék, un disque apaisant et solide sur le plan des thèmes, sorti une dizaine d’années après Toxu (L’Exil, en wolof), Wasis fait le point après s’être impliqué dans la réalisation de musiques de films, et le succès de l’Opéra du Sahel pour lequel il a sillonné l’Afrique pendant trois ans, à la recherche de ses héros. L’aventure musicale de Wasis Diop, un des artistes africains les plus recherchés et admirés sur la scène internationale, commence en 1974 quand il rencontre le musicien Umban Ukset avec qui il fonde le groupe West African Cosmos. C’est alors parti pour une musique mêlant sonorités africaines et occidentales pour créer un afro-jazz avant ce que la critique appelle aujourd’hui world music. Le chemin de cet artiste au timbre particulier est le lieu de rencontres qui lui permettent de porter vers d’autres cieux ce que lui a apporté son Colobane natal. Après West African Cosmos qu’il quitte en 1979 pour travailler seul, il sillonne le monde, rencontre Yasuaki Shimizu, musicien japonais, Lee Scratch Perry, musicien et producteur jamaïcain. Il se rend régulièrement à Londres, entre 1982 et 1984, travaille avec Robin Millar. Sa rencontre avec Martin Meissonnier, après son retour à la musique en 1986, donne naissance à diverses compilations produites par Radio Nova en France et par Shimizu au Japon. Amina Annabi, chanteuse d’origine tunisienne, Prix Eurovision en 1991, est aussi sur sa liste des collaborations. Auteur de L’Opéra du Sahel Fort de ses rencontres mais soucieux d’imprimer sa propre marque à sa démarche artistique, Wasis Diop sort son premier album en 1993. Bande originale du film Hyènes de son frère Djibril Diop Mamlbety, il est considéré comme un album à part entière tant l’artiste l’a rendu personnel. Un des titres de cet opus, Dune, est plus tard samplé par Trackmaster et Dr Dre pour l’album The Firm (Nas, Foxy Brown and AZ). Le musicien confirme en 1995 par No Sant, dont un des morceaux, African Dream, entre dans les charts anglais. Ce disque l’installe définitivement dans la Cour des grands. En 1998, Wasis Diop sort Toxu, son troisième album. Mais avant de connaître le succès avec la musique, Wasis Diop a commencé comme acteur dans Badou Boy (1970), un des premiers films de son frère réalisateur, Djibril Diop Mambéty. Il joue encore occasionnellement, dans Les princes noirs de St Germain des Près (de Ben Diogaye Bèye, 1975), Le onzième commandement (Mama Keïta, 1998) et Fleurs de sang (Myriam Mézières, 2002). Wasis Diop a composé de nombreuses bandes originales pour le cinéma et la télévision, aussi bien pour des productions japonaises que françaises, brésiliennes et africaines. En plus du film Hyènes (1992) de Mambety, il y a Tgv de Moussa Touré (1998), La Petite vendeuse de soleil (1999), Ndeysaan -Le prix du pardon de Mansour Sora Wade (2002), Djogo-Les couilles de l’éléphant (2002), Un amour d'enfant Ben Diogaye Bèye de Ben Diogaye Bèye (2004) et Africa Paradis de Sylvestre Amoussou (2007). Les portes de l’Amérique lui sont ouvertes après la reprise de sa chanson, Everything ...Is Never Quite Enough, dans le remake de L’Affaire Thomas Crown de John Mc Tiernan en 1999. Wasis Diop est honoré dans la ‘Grande Bibliothèque De Paris, en mars 2004, par la structure de production MK2 qui l’invite aussi à jouer en concert la bande originale de Hyènes. Wasis Diop a aussi composé L’Opéra du Sahel produit par la Fondation Prince Clause ayant pour but de ‘créer un opéra qui offre aux artistes de la région l’occasion de faire la démonstration de leurs prodigieux talents et des diverses traditions musicales et artistiques du Sahel’. La première européenne du spectacle a été jouée à Amsterdam en juin 2006 et la première française au Théâtre du Châtelet en octobre 2007. Cette envie de toujours aller à la rencontre de l’autre, d’échanger avec lui pour ‘donner et recevoir’ est résumée dans ces propos du musicien qui parle avec une sérénité qui transparaît dans ses œuvres : ‘Dans cette vie, rien n’est statique... Le seul danger est de ne pas s’adapter, de ne pas voyager, de rester au même endroit, musicalement ou spirituellement. Notre réponse en tant que musiciens est d’aller de l’avant.’ Nouveau commentaire :
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