FACE AUX DANGERS QUI MENACENT L’ANNEE SCOLAIRE PROCHAINE Le conseil national du Saems-Cusems appelle le gouvernement à des négociations

le Samedi 22 Septembre 2012 à 10:51 | Lu 587 fois



L’édition 2012 du conseil national du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems-Cusems) s’est tenue, hier, à l’Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Social. Une occasion, pour le Secrétaire Général, d’énumérer les maux de l’école Sénégalaise, et d’inviter le Gouvernement à des concertations, afin que l’année scolaire 2013 se déroule sous de bons auspices.


FACE AUX DANGERS QUI MENACENT L’ANNEE SCOLAIRE PROCHAINE Le conseil national du Saems-Cusems appelle le gouvernement à des négociations
L’édition 2012 du conseil national du syndicat unitaire, une instance de réflexion et de proposition réunissant l’ensemble des responsables départementaux, s’est tenue, hier, dans un contexte assez particulier. Le Secrétaire Général du syndicat Mamadou Lamine Dianté, de préciser : « nous abordons la rentrée des classes, dans une totale incertitude, en ce sens que les problèmes sont réels et le Gouvernement affiche un mépris et une insouciance vis-à-vis des problèmes de l’école. C’est en ce sens que nous avons associé dans nos réflexions la Fenapes, le Cnds et l’ensemble des organisations syndicales d’enseignants, pour que nous puissions engager la réflexion, afin de placer la prochaine année dans une parabole de sécurité ».
Conscient que le Gouvernement a un rôle prépondérant à jouer, dans la stabilité de l’école, il avertira : « nous ne sommes pas les seuls à assurer la stabilité de l’école, il faudrait que le Gouvernement joue sa partition. C’est pour cela que les recommandations de nos réflexions iront dans ce sens de mettre le Gouvernement devant ses responsabilités, si jamais les dispositions ne sont pas prises». Faisant état de manquement grave, de la part des autorités de tutelle de l’enseignement, il déplorera que, pour la première fois au Sénégal, aucun comité régional de développement ne soit tenu pour se pencher sur la prochaine année scolaire, malgré le bilan de l’année écoulée, avec les perturbations connues. « Aucune disposition n’est prise pour libérer les écoles occupées par les Sénégalais. La démarche cavalière du ministre de l’éducation à fixer, unilatéralement, la date de la deuxième session du Bfem, va amputer la prochaine année scolaire de plusieurs semaines de cours », constatera-t-il.
Autant de problèmes auxquels l’école est confrontée et devant lesquels des solutions sont préconisées. « Aujourd’hui, les préoccupations des enseignants sont pendantes devant les autorités, il faut que des négociations franches soient ouvertes, pour que des engagements soient pris, de part et d’autres et des réponses concrètes données aux enseignants, afin de stabiliser l’école, pour atteindre les objectifs du millénaire pour le Développement », a-t-il dit, pour conclure.
Mamadou DIOUF
REWMI QUOTIDIEN

Samedi 22 Septembre 2012 - 10:51



1.Posté par citoyen le 23/09/2012 00:55
Sauvons nos universités publiques du naufrage

Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l'enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l'UNESCO. Nos instituions d'enseignement supérieur ont surtout un problème de management (mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire (avantages indus, intimidations, etc.), des autorités étatiques qui, jusqu'à présent, feignent de ne rien savoir (n'ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe ?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques !) qui sont nommés à la tête de ses structures et qui agissent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.

Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s'évertue à demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d'existence » et parfois au détriment des intérêts de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l'inaction de l’État.

En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c'est le début du CHAOS.

A l’État de faire l'état de la gestion de ceux qu'il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d'étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.

L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d'enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.

Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je proposent des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d'être juge et parti.


Il n'est jamais trop trad pour bien faire un devoir citoyen.

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