FIRST CLASS - ARTISTE COMPOSITEUR : Coumba condamne les viols sur les fillettes et les meurtres contre les femmes

le Vendredi 24 Juillet 2009 à 23:51 | Lu 2639 fois

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FIRST CLASS - ARTISTE COMPOSITEUR : Coumba condamne les viols sur les fillettes et les meurtres contre les femmes
La rédaction de Rewmi quotidien, a eu un entretien avec la diva Coumba Gawlo Seck artiste de renommée internationale. En prélude à sa tournée nationale, elle nous a accordé une interview exclusive axée sur ses activités, la situation sociale, politique et économique du Sénégal. Mais aussi sur le Fesman et l’état actuel de la musique sénégalaise et de la culture de manière générale. Entretien…


Bonjour Coumba Gawlo, expliquez nous le concept «Sabar Développement Villes et Loisirs».

«Sabar Développement Ville et Loisirs» est un concept que nous avons concrétisé en organisant chaque année des manifestations. L’objectif est de sensibiliser les populations à travers la musique sur les thèmes qui tournent autour des OMD, de la lutte contre toutes les formes de violence faites aux femmes, la scolarisation des filles et leur maintien à l’école, contre le Sida, la drogue etc…

Comment se présente l’Edition 2009 ?

L’édition 2009 à une particularité. D’abord, elle sera organisée sur les plages. Habituellement cela se faisait dans les quartiers. Mais pour cette année, nous avons voulu changer le site qui abrite les journées. Les plages sont envahies par les populations, les jeunes et les femmes en ces périodes de grandes vacances. Alors, pour moi, c’est l’occasion idéale pour les sensibiliser sur ces thèmes forts. En plus, la jeunesse est notre cible dans le cadre de tels événements. C’est pour moi un grand honneur de faire cette manifestation en prenant la musique comme prétexte et comme support pour véhiculer les messages. Parmi les thèmes de cette année, il y a la préservation du littoral. C’est un thème d’actualité. Nous avons constaté de plus en plus qu’il y a une occupation anarchique du littoral par des gens. Ce qui constitue une menace contre l’environnement. Et plus grave, ce phénomène prive les jeunes d`espace de jeux, de loisir et d’épanouissement.

Quels sont vos partenaires ? Et qui finance cette tournée ?

Nous avons beaucoup de partenaires qui sont des habitués du programme. Je peux en citer le Pnud et certains de ses départements tels que le Prp. Par ailleurs, nous comptons parmi nos partenaires pour cette année : la Mairie de Dakar, le Ministère de la Femme, de la Famille et de la petite enfance sans oublier le studios «Tama» entre autres.

Pensez-vous associer des artistes au cours de cette tournée en dehors de ceux que vous avez cités dans le show de clôture ?

Effectivement, j’y invite chaque année des artistes. Car le but de ces événements est de réunir autour de moi le plus grand nombre d’artistes pour véhiculer des messages dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Tout au long du programme des artistes chanteurs tels que Daba Sèye, Ndiolé, Ndiaya, Alex vont assurer les premières parties.

D’où vient cette détermination à accompagner le Pnud dans la lutte pour les OMD ?

Vous savez, j’ai toujours cru et continué toujours de croire que la musique est un excellent vecteur de communication. C’est à travers la musique que beaucoup de choses pourront changer. Les mentalités d’abord, ensuite elle peut conscientiser les populations sur des problèmes de notre société. Enfin, la musique véhicule des messages qui, pour la plupart retiennent le public. Je suis une passionnée et une grande citoyenne de mon pays. Je pense que c’est par la conjugaison et l’addition des efforts personnels que nous arriverons à atteindre les objectifs fixés dans le court, le moyen et le long terme. Il faut tout simplement y croire! Et nous y croyons.

Pensez-vous mener un combat contre les viols contre les filles âgées de moins de 8 ans et les meurtres contre les femmes ?

J’ai commencé ce combat il y a longtemps déjà. Et cela bien avant que cela fasse l’actualité comme c’est le cas en ce moment. A travers mon association «Lumière pour l’Enfance» depuis sa création en 1992, je n’ai pas arrêté de m’impliquer personnellement pour combattre ces errements humains. D’ailleurs, il est prévu une sensibilisation à grande échelle de milliers de spectateurs qui viendront regarder mes concerts pendant les vacances. Et à chaque étape de cette tournée, je mettrais l’accent sur ces affaires graves devenues hélas récurrentes dans notre société.

Les gens ne cessent de parler de la vie chère, de la crise économique et financière dans le pays et dans le monde ? Comment les artistes vivent cette crise ? Est-ce qu’elle impacte dans vos activités et

votre vie d’artiste ?

Bien sûr que cette crise a des effets colossaux surtout sur notre métier. Les disques ne se vendent plus comme avant. Les prix des concerts sont parfois cassés, sans compter tous les autres problèmes auxquels nous sommes confrontés au sein de nos familles. J’invite les sénégalais à plus de rigueur dans la gestion de leur revenu. Il faut aussi plus d’organisation.

Vous avez mis sur pied récemment les studios «Tama» dans ce contexte difficile, quel est votre secret ?

Je sais pas si j’en ai un. Je pense qu`il faut toujours croire en ce que l`on fait et continuer à rêver. Avec la foi et de la volonté tout peut arriver. La musique est mon métier. A mes débuts de carrière, je m`étais fixé comme objectif, de faire partie des artistes qui marqueront l`histoire de la musique et de l`industrie culturelle sénégalais voir mondiale. Et je fais mon possible pour réussir mon pari avec l’aide de Dieu. La musique est un secteur rentable si on la formalise. Mais il faut qu’on refuse systématiquement l’anarchie. Il faut garder les pieds sur terre.

Que pensez-vous du Fesman ? Est-ce que vous avez été impliquée dans les préparatifs ?

Je pense que le Fesman, s`il arrive à avoir lieu, peut être une excellente chose pour notre pays et la culture nègre de manière générale. Car il va réunir dans notre pays des artistes, intellectuels et créateurs culturels venus du monde entier. Le Sénégal sera la grande attraction et on sera davantage connu à travers le monde. Seulement, faudrait-il que cela se tienne et surtout, que cela soit un succès. Car il ne s’agit pas d’organiser un simple festival. C’est beaucoup plus important que cela. Il faut mettre les personnes qu`il faut, à la place qu`il faut pour arriver aux résultats escomptés. Pour ma part, j`ai été effectivement choisie parmi les ambassadeurs du Fesman. J`ai accepté ce rôle avec fierté. C’est toujours un honneur moi de représenter mon pays.

Quelle idée avez-vous de la musique sénégalaise qui peine à s’imposer à l’étranger ?

Il faut savoir que la musique sénégalaise est une musique mi-traditionnelle et mi-moderne, ce qui n`est pas toujours évident pour une musique, qui dans ce cas de figure veut percer au même titre que la musique américaine ou occidentale dont le rythme est différent. Mais il faut avouer quand même que le Sénégal compte des artistes tels que Baaba Maal, Ismaïla Lô, Youssou Ndour, Touré Kunda et moi qui ont réussi à jouer cette musique sur les grandes scènes et à occuper les hits parades.

Paraît-il que vous êtes un fan de Michael Jackson. Qu’est ce que sa mort vous a fait ?


C’est vrai j’ai toujours été fan de Michael Jackson étant jeune fille. Je collais ses posters dans ma chambre. Je chantais ses morceaux. Et parfois même, je pleurais en regardant ses clips vidéo et ces films documentaires. Sa mort m’a bouleversée. Il n’y aura plus jamais un artiste comme Michael. Il était extrêmement doué. C’était un individu dont personne ne pourra cerner globalement toutes les facettes à mon avis. Qu’il repose en paix

Coumba pensez-vous faire de la politique dans l’avenir, et pourquoi pas à être la première femme Maire de Dakar ?

Oh la la ! Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que je suis une passionnée. Dès fois, je pleure en silence quand je vois des choses tourner de manière pas jolie pour mon pays. Peut-être un jour, si cela peut-être avantageux pour mon pays je ne dirai pas non. Mais pour l`instant, j`en suis pas encore là. Je mène certes des combats engagés pour améliorer la cause des enfants, des femmes, des jeunes, etc...On verra demain!

Que vous fait le rappel à Dieu de votre sœur et amie Katoucha Niane ?

Un grand vide autour de moi. Elle était ma confidente, mon amie, ma soeur spirituelle. Je me sens terriblement seule. Elle me manque. C`est rare d`avoir de nos jours des amis sincères. Elle était plus qu’une amie pour moi. C`est difficile parfois de repenser à sa disparition.

Coumba est-elle une femme riche ?

Cela dépend de ce que vous entendez par richesse. Je dirai que je suis riche de mes amis, de ma famille, des gens que j`aime et qui m`aiment aussi. Mais pour répondre plus directement à votre question, je dirai que je rends grâce à Dieu. J`arrive à régler les choses que je veux. Je me fais de petits cadeaux parfois. Je peux acheter une voiture, une maison. J`ai de la chance contrairement à d`autres filles de mon âge. Je ne me plains pas Dieu merci.

Vendredi 24 Juillet 2009 - 23:51




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