FIRST CLASS…YOUSSOU NDOUR : «Michael Jackson nous a tous inspirés»

le Samedi 27 Juin 2009 à 02:13 | Lu 2959 fois



FIRST CLASS…YOUSSOU NDOUR : «Michael Jackson nous a tous inspirés»
Dans l’univers de la musique sénégalaise, il y a lui et les autres. Lui, c’est Youssou Ndour, star planétaire, pour avoir conquis le monde entier, son «Mbalax» en bandoulière. Mais «You» n’est pas que musicien. Il présente plusieurs autres facettes, dont celle de magnat de la presse, avec son groupe «Futur médias», qui compte déjà un quotidien, une radio, une imprimerie, sans parler de son projet de télévision. «You» est également médiateur social dans la crise de l’enseignement et acteur du développement avec le système de microcrédit «Birima». L’équipe de «First Class» l’a rencontré…

Entretien réalisé par Mody Diop et Chimère J. Lopy



Votre enfance à la Médina ?
Je suis né à la Médina dakaroise, où habitent mon père et ma mère. Comme tout enfant de la Médina, je me suis nourri des valeurs du quartier, celles de la solidarité, du partage. Je me rappelle encore, avec nostalgie, nos jeux dans la rue. Nous étions toujours entre l’école et la rue, et ça a toujours été du «Door daxxe» (chassés-croisés) avec les parents. Après, j’ai quitté mes parents pour rejoindre ma grand-mère, tout en continuant à fréquenter l’école. C’était très intéressant, car je continuais à habiter la Médina et je vivais la tradition griotte, fantastique, avec ma grand-mère. C’était des moments forts… Mais, c’est vrai que c’était un peu perturbant, parce que j’avais déjà la musique dans ma tête. Et, avec l’école, cela n’était pas pratique. Mon père tenait, coûte que coûte, à ce que je continue mes études. C’était un peu «speed» comme période, mais je me souviens de plein de choses qui se sont passées à la Médina.

Comment s’est opéré votre glissement vers la musique ?
D’une façon naturelle, l’occasion qui nous a été donnée en tant que jeunes artistes. Durant les grandes vacances, il y avait les cérémonies de circoncision marquées par les «kassaks» (chants exécutées lors des veillées), où on avait la possibilité, soit de «rapper», soit de chanter. C’est de là que sont venus les premiers fans, des gens qui écoutaient et aimaient nos voix. Après les «kassaks», il y avait une troupe théâtrale du quartier qui avait une pièce où deux jeunes garçons devaient chanter et c’était Mbaye Dièye Faye et moi. Nous avons été distingués lors de la Semaine nationale de la Jeunesse avec la troupe «Sine dramatique». Et un membre du jury m’a amené dans un orchestre. C’est comme ça que ça s’est passé.

Et votre première production a été «Khaliss»…

En fait, «Khaliss» n’est pas ma première production. Ma première production, c’était l’enregistrement de la chanson que j’avais dédié à Papa Samba Diop dit «Mba», le saxophoniste de l’ex-Star Jazz des Saint-Louis. Mais «Khaliss» était ma première production de l’Etoile de Dakar. Quand j’ai quitté «le Star Band de Dakar» de feu Ibra Kassé, avec les gars, on a mis en place «l’Etoile de Dakar», qui était en majorité composée des musiciens venus du «Star Band» et du «Super Sabord». Il y avait notamment le fameux guitariste Badou Ndiaye, qui venait du «Super Sabord» et c’est lui-même qui a écrit la chanson «Khaliss» et pas moi. Je l’ai aménagée, mais ce n’était pas son idée. Dès qu’il m’a proposé cette chanson, on a travaillé dessus parce que j’ai trouvé que c’était une chanson qui parlait de l’actualité, tout en étant marrante.

Parlez-nous de Peter Gabriel.

Ma rencontre avec Peter, c’est quand j’ai commencé à voyager en Europe, en 1985. Parce qu’après la sortie de l’album «Emigrés», on a commencé à nous inviter en Europe. J’étais en Angleterre, lors de notre première tournée, je jouais et je pense qu’il était au courant du concert. Mais moi, je ne le connaissais pas. Il est venu et il a dit qu’il était un de mes fans. Après, il est venu à Paris où je donnais des concerts. C’est là, à Paris, qu’on a attiré mon attention pour me dire que «l’homme qui vient de sortir est un grand chanteur anglais, il a beaucoup de respect pour toi…».

Et, le lendemain, on m’a présenté un disque de Peter Gabriel dans lequel on retrouvait la très populaire chanson «Steve Biko». Vraiment, quand j’ai écouté la chanson, j’ai eu des frissons, et c’est là que j’ai ouvert les yeux. Je me suis dit que cet homme est intéressant. Quelques mois plus tard, j’étais à la Médina en train de boire du thé. Et, à ma grande surprise, c’est Peter Gabriel qui arrive en vacances pour 15 jours à Dakar, afin de me voir. Mon orchestre, le «Super Etoile», jouait à l’époque au «Sahel» et il venait chaque soir me voir en disant qu’il aimait ma voix. Quelques mois après, quand je suis parti à Londres pour lui rendre la monnaie de sa pièce, je lui ai téléphoné et il m’a invité à 100 Km de la capitale anglaise, parce que ses studios n’étaient pas à Londres. Je suis parti là-bas. Il enregistrait son album «So», en 1985.

On avait chanté toute la journée et après, il m’envoie une petite cassette en me disant : «Voilà ce que je voudrais utiliser de ta voix dans ma chanson» ; je trouvais cela très «nice» (joli). Tout est donc parti de là… Après, il m’a invité en tournée et on est devenu amis. On a écrit, on a fait plein de choses ensemble, musicalement. Il m’a présenté à son public, c’est énorme ! Mais, moi aussi, je l’ai présenté à mon public, bien que son public soit, à ce moment-là, plus important (en nombre) que le mien. Mais je suis très content quand les Africains parlent de Peter Gabriel, parce que c’est grâce à moi qu’il est connu du public africain.

Quel regard jetez-vous sur le cheminement de votre carrière ?

Moi, j’essaie toujours de calquer ma carrière sur ce que les Sénégalais ont voulu d’un chanteur qu’ils aiment. Ils m’ont protégé, encouragé sur une longue période, parce que j’ai commencé la musique à l’âge de 12 ans. Et, à 14 ans, j’étais déjà connu du public. Donc, je n’ai pas vu les choses passer. Quand je marchais dans les rues de la Médina, sans me coiffer, il y a des mamans qui me demandaient «pourquoi tu ne t’es pas coiffé ou peigné ? Ne fais des rastas !». C’était ce que les gens voulaient de moi et moi aussi, me retrouvant dans ma passion, j’ai suivi la mouvance sur le travail, le renouvellement de mon répertoire... Et cela a permis de devenir un artiste que la majorité des Sénégalais aime : que Youssou Ndour soit non seulement un grand chanteur, mais qu’il ait une vision, qu’il s’engage... Et tout cela n’est pas venu de moi car, comme je l’ai dit, j’ai commencé à chanter à l’âge de 12 ans. Il y a plein de choses que j’ai découvertes et j’ai foncé.

Votre chantier actuel ?

Nous sommes en train de faire la promotion du film «I bring what i love» (je porte ce que j’aime). Il est sorti avec succès aux Usa. Après, ce sera l’Europe et enfin l’Afrique. Derrière ce film, il y a un disque de rappel des titres. On a presque fini. Je travaille également sur le fameux projet d’aller en Jamaïque pour travailler avec des Jamaïcains, afin d’amener quelque chose de nouveau. C’est dans le cadre du Festival mondial des Arts nègres (Fesman), pour mieux nous préparer, afin d’être très présent et de rendre dignement hommage à Bob Marley et Lucky Dube.

You et le sport, car on vous sait passionné de football…

Pour moi, le sport est une partie intégrante des vertus de la personne humaine. La personne doit pratiquer ou aimer le sport, parce que le sport fait partie de nous, il nous fait du bien, nous donne du plaisir… C’est vrai qu’il y a des gens qui disent qu’ils n’aiment pas le sport. Mais, quelque part, on voit qu’ils aiment une branche du sport. Ensuite, le football. Nous, jeunes issus des pays en voie de développement, on a aimé le foot parce qu’on n’avait pas autre chose. Moi, j’aime le football depuis que je suis môme. Je suivais le foot à la télé et je rêvais. J’aime bien le foot parce que je le connais, mais j’aime aussi d’autres sports comme le tennis, la lutte… J’aime beaucoup les performances.

Votre participation au Mondial 98 est mémorable…

Etant fan du foot, c’était comme un cadeau. Je rêvais juste de suivre la Coupe du monde au stade, et voilà qu’on me demande d’en chanter l’hymne. J’étais très content, à la fois de chanter et de suivre la Coupe du monde au stade. A l’époque, je représentais le Sénégal parce que, je me souviens que la seule chose que je pouvais faire, c’était de mettre le drapeau du Sénégal autour du micro, une façon de dire au monde que nous ne sommes pas sportivement présent mais, culturellement, nous sommes au cœur du Mondial.

C’était des moments très forts, mais 2000 et 2002 sont les moments les plus forts ; c’était les résultats et le patriotisme. En 2000 et 2002, le Sénégal m’a fait énormément plaisir, il m’a rendu fier… Les jeunes ont montré qu’on pouvait y arriver, dans tous les domaines. Comme je le résume, je disais aux jeunes que nous, les musiciens, «on a parcouru le monde pendant 15 ans et on est toujours en train de faire le tour du monde pour faire connaître le Sénégal… Vous, vous l’avez réussi en 90 minutes et d’une manière extraordinaire». Je n’oublierai jamais ces grands moments et c’est pourquoi je dis que, même si les temps sont aujourd’hui difficiles au niveau du foot, je n’aimerai pas qu’on oublie le mérite de ces garçons qui nous ont fait énormément plaisir.

Quel est justement votre point de vue sur la crise du football ?

Je prends toujours les choses avec dépassement. J’essaie d’avancer parce que le foot, c’est un ballon rond. Aujourd’hui, il tourne pour toi, demain c’est un autre. Mais pour les perspectives, je pense qu’il faut rebâtir, avoir une bonne base, organiser le football au niveau local… il faut aussi recréer cet esprit de patriotisme que les jeunes de 2000 et 2002 avaient. Je crois qu’il y a le potentiel, et le Sénégal pourra se repositionner parce que c’est un pays de football. Au niveau local, on pouvait imaginer une idée que j’essaie toujours de partager avec les dirigeants du football local : que des grands joueurs, en fin de carrière, reviennent jouer dans les clubs locaux pour booster le championnat au niveau national. Certes, ils ne vont pas gagner la même chose qu’en Europe, mais ils seront dans de très bonnes conditions et créeront un engouement. Par exemple, voir un Khalilou Fadiga porter les couleurs de la Jeanne d’Arc attirerait certainement le public. Il faut, dans tous les cas, faire quelque chose pour booster notre football.

Un mot sur le Fesman…

Ce sera l’événement culturel de la décennie et nous, musiciens, devons y apporter une contribution remarquée.

Comment se comportent You et le Groupe «Futurs Médias» ?
L’histoire du groupe est naturelle, parce que tout ce que je fais touche aux medias. Du coup, j’ai commencé dans la presse avec des amis. On ne s’est pas bien entendus, mais moi j’ai continué. Quand j’ai crée le groupe «Futurs Médias», je voulais faire un groupe professionnel. Je suis allé dans ce sens en essayant de voir des professionnels, avec un équipement professionnel, et être légalement dans la compétition. Aujourd’hui, nous comptons augmenter nos produits, parce que nous sommes un groupe qui a déjà un journal et une radio, mais nous allons vers la télévision qui sera pour bientôt. En tout cas, avant la rentrée. Nous pensons aussi avoir des magazines, des radios thématiques…

Nous sommes un groupe ambitieux, qui essaie de mettre les pieds «step by step» (pas à pas), tout en restant modestes. Maintenant, moi j’ai une vision particulière des choses, car lorsqu’on a groupe, on veut, bien entendu, qu’il marche. Mais, si ce n’est pas le cas, il n’est pas question que le propriétaire apporte tout le temps son soutien. Je pense que l’entreprise doit être rentable et pouvoir s’autofinancer. Je crois qu’aujourd’hui, Dieu merci, nous avons réussi sur tous nos projets et nous pensons que l’extension de ce groupe «Futurs Médias» pourra même se faire au-delà du Sénégal, parce que nous avons des ambitions panafricaines.

Vous n’en êtes pas à votre première expérience cinématographique, mais votre dernier film cartonne fort, nous dit-on…

Oui, par rapport au film «i bring what i love», si vous allez sur le site «www.ibringwhatilove.com», vous verrez l’impact, l’importance et la perception de ce film aux Etats-Unis. La réalisatrice m’a suivi, accompagné pendant quatre ans et il y a une grande partie du film qui est liée à l’album «Egypte». C’est un film très intéressant, où il y a ma famille, mon pays, ma religion, ma musique… Avant ce film, j’avais participé a un film-documentaire «Child Vasalory». Mais, vous avez raison, ma première expérience, c’est un film qui parlait de l’abolition de l’esclavage en Angleterre, dans lequel je jouais le rôle d’un poète africain qui s’appelle Allado Ackiyano. C’est une expérience fantastique, bien que j’ai joué peu. Au final, je crois que je n’ai pas assez de patience pour faire du cinéma.

Vous avez été médiateur dans la crise scolaire…

Très naturellement, car je suis parent d’élève et donc directement ou indirectement concerné. Je crois que ce problème dure depuis quelques années, entre l’Etat et les syndicats. Chaque année, il y a des menaces et, par la grâce de Dieu, il y a plus de peur que de mal. L’objectif était d’abord de mettre tout le monde devant ses responsabilités. J’ai essayé de parler aux différents syndicats, qui m’ont d’ailleurs bien accueilli. Ensuite, j’ai vu le ministre, le président de la République… Bref, j’ai rencontré tout le monde et tout le monde ne demandait que le dialogue pour trouver une solution.

Nous avons organisé la rencontre qui était une bonne rencontre, parce que tout le monde a dit ce qu’il avait à dire. Je me suis dit que c’était mon objectif de les mettre ensemble. Ils se sont, ensuite, donnés rendez-vous autour de calendriers et j’ai vu que cela a été concrétisé. Je m’en félicite donc et d’ailleurs j’ai eu même à écrire. Mais je pense que c’est dans la culture du Sénégal, parce qu’il y a des gens qui règlent des problèmes sans se dévoiler. Des gens ont voulu que ma démarche réussisse, je les remercie et je ne compte pas m’arrêter là, car dans ma vision, je travaille sur le long terme. Les parents d’élèves devaient constituer un autre pole qui interviendrait entre l’Etat et les syndicats, un genre d’observatoire. Autour du Conseil présidentiel qui est prévu, nous arriverons à quelque chose qui permettrait d’équilibrer, pour ne pas avoir les mêmes difficultés, les années à venir, si les engagements ne sont pas respectés.

Comment se porte le projet de microcrédit «Birima» ?

Je pense que Birima marche normalement. C’est une manière de lutter contre la pauvreté. Tout le monde sait que je préfère apprendre à pêcher à l’individu que de lui donner, tout le temps, du poisson. Il m’est venu à l’idée de créer ce projet, parce qu’on est dans une société de solidarité. Les gens demandent de l’aide et moi, je ne pouvais pas aider tout le monde, malgré ce que je fais. Alors, je me suis dit que si j’ai, par exemple, 100 millions Fcfa que je peux mettre à la disposition d’une mutuelle qui permet de faire du crédit aux gens, qu’ils puissent travailler et gagner leur vie, ce serait bien. Je suis parti voir les professionnels qui m’ont fait mon projet, j’ai eu un bon lancement et le projet suit son cours. Un projet pareil a besoin de soutien, et nous attendons toujours que l’Etat du Sénégal fasse du microcrédit une priorité, parce qu’il lutte contre la pauvreté et que les gens sont fatigués du chômage.

Vous sortez d’une caravane de lutte contre le paludisme ?

La lutte contre le paludisme est un combat que j’ai commencé en 2004 et qui se renforce chaque année. Nous avons fait une bonne journée de sensibilisation, le 20 juin dernier, et beaucoup d’artistes de mon label et d’ailleurs ont participé à la fête, qui a connu un franc succès. Je pense que la lutte contre paludisme est une cause que nous partageons tous. Ce n’est pas une exclusivité Youssou Ndour et nous devons tous lutter contre. Mais je tiens à préciser que ce ne pas une commande du gouvernement, ni de qui que se soit. C’est ma propre initiative, une initiative de ma fondation. Donc, je n’ai de compte à rendre à personne. Mais tout le monde a sa place dans ce combat, étant entendu qu’il n’y a pas de cachet dans cette affaire. Seulement du bénévolat.

Est-ce que Youssou Ndour est un homme comblé ?

Je rends grâce à Dieu, c’est tout ce que je peux dire. Mais les regards que les gens ont sur ma personne m’encouragent. Je pense que c’est bien que j’ai pu créer plus de deux cents emplois. Maintenant, je tiens à ce que personne ne cherche à détruire ces efforts, parce que ce n’est pas pour moi, mais pour eux. C’est une manière de dire que je n’attends pas que mon pays fasse quelque chose pour moi et j’en suis fier. D’autres personnes font la même chose.

Youssou Ndour Président ?

La politique ne m’intéresse pas, parce que déjà je suis bien où je suis. Les bases politiques ne sont pas les bases qui permettent à tout le monde de faire la politique. La démocratie que nous chantons sur tous les toits n’existe pas au sein des partis politiques. Il n’y a pas de démocratie, pas de renouvellement… Comment Obama est arrivé au pouvoir ? C’est parce qu’il est passé par les primaires. Mais ici, c’est un chef, un parti pour 25 ans et c’est pour cela qu’on a beaucoup de partis.

S’il y avait une vraie démocratie dans les partis, des primaires auraient eu lieu et beaucoup de gens seraient intéressés par la politique. A l’époque, la politique aurait pu m’intéresser, mais maintenant, ce n’est plus le cas. Je crois qu’il faut renforcer la démocratie interne dans les partis, pour permettre à des gens comme nous de participer, de dialoguer, de se battre pour arriver à quelque chose. Mais on ne peut pas se lever comme ça pour prétendre à quelque chose, il faut avoir des bases.

Nous venons d’apprendre le décès de Michael Jackson. Qu’est ce que cela vous inspire ?

Beaucoup de peine, car c’était un très grand artiste, mais aussi grand danseur que chanteur. Il nous a tous inspirés et nous devons lui rendre hommage pour tout ce qu’il a apporté à la musique. La mort, très souvent, on l’imagine mal, car c’est toujours une surprise. Cette disparition est une grande perte pour le monde de la musique, surtout pour l’Amérique, car on n’avait toujours pensé qu’il est avec nous et le sera toujours. Une page de la musique vient d’être fermée avec la mort de Michael Jackson. Il est vrai que je n’ai jamais rencontré le défunt, même si j’ai eu à s’entretenir avec ses frères et sœurs.

Le mot de la fin…

Je voudrais profiter de cette occasion pour parler de Mbagnick Diop, propriétaire du groupe Promo consulting, qui est un ami à moi. Il est quelqu’un de bien, dans la mesure où il sait les besoins avant d’intervenir. Il est dans la communication, mais il est surtout quelqu’un qui a très tôt parlé d’emplois. Je voudrais l’encourager avec le groupe et lui souhaiter bonne chance. Et, surtout, l’extension de ses activités au niveau du Meds, qui prend de plus en plus de l’ampleur. Je l’encourage vraiment dans ce sens. Je voudrais dire merci aussi aux Sénégalais pour tout, car je si suis toujours là, en train de faire de la musique, c’est grâce à eux et je rends grâce à Dieu. All right ? (rires).

Samedi 27 Juin 2009 - 02:13