Les sénégalais doivent consommer sénégalais, d’ici à quelques années. Pour régler la question de l’autosuffisance alimentaire, les acteurs de ce secteur de l’agriculture et de l’Agro-industrie sont en conclave pour réfléchir sur les objectifs fixés par le nouveau gouvernement, pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. « L’agriculture sénégalaise occupe encore une place centrale dans le secteur primaire pour assurer la satisfaction des besoins alimentaires des populations, augmenter la création de richesses et contribuer à la réalisation d’une sécurité alimentaire durable au plan national », déclare le représentant de la stratégie de croissance accélérée. Pour atteindre cette autosuffisance alimentaire que les nouvelles autorités se sont fixées, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, M. Benoit Sambou fera savoir : «il faut déterminer ce qu’il faut produire, identifier les zones de culture, fixer les objectifs de production pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, élaborer une démarche qui va s’appuyer sur la maitrise de l’eau, la mécanisation, la formation de la richesse, surtout réunir tous les acteurs autours de ces objectifs ».
La qualité des produits sénégalais demandant une réflexion approfondie, M. le ministre invite les différents acteurs à définir la stratégie de la démarche qualité pour régler les questions de compétitivité de notre production.
« Nous avons retrouvé une plateforme semencière complètement désaffectée. A titre d’exemple, nous avons pu constater qu’au Sénégal, cette année, nous n’avons pas pu trouver 3000 tonnes de semences d’arachides, ce qui est une catastrophe pour un pays qui, il y a 20 ans, était le premier pays producteur d’arachides au monde », fera-t-il remarquer.
Le financement de campagne agricole mérite une réflexion. L’Etat du Sénégal subventionne à coup de milliards l’achat de l’engrais et des semences. « Faut- il continuer à subventionner les semences ? Nous devons réfléchir sur les moyens d’accompagnement de nos producteurs, et à les pousser à épargner leurs propres semences. Ce qui permettrait à l’Etat de faire des économies substantielles. La qualité de production est un problème sérieux pour nos agriculteurs », précisera le ministre.
« La filière horticole a connu une très grande percée, ces dernières années. Les acteurs de la filière oignon sont prêts à relever le défi. Ils ont réussi à écouler 53 mille tonnes d’oignons produites cette année », a déclaré M. Cheikh Ngane. Mais, Ahmet Amar, de la filière maïs, demande, quant à lui, la réduction des intermédiaires dans ce secteur. « Le riz est un véritable problème dans ce pays. Il y a énormément d’intervenants dans ce secteur », a fait entendre Babacar Fall du secteur rizicole. Il pense, pour une bonne qualité du riz local, qu’il faut respecter les normes de décorticage.
Fara MENDY (Stagiaire)
REWMI QUOTIDIEN