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Filière avicole : 10 000 emplois risquent de disparaitre

le Jeudi 4 Octobre 2012 à 04:22 | Lu 1119 fois



La filière avicole, à travers sa composante exploitation du poulet, est, depuis 2005, dans une dynamique de développement, avec 10 000 emplois officiellement créés. Mais voilà que L’Usapeec, le géant américain des produits avicoles fait une opération de charme, en direction des autorités sénégalaises pour la levée de l’importation des poulets. La dernière visite du Président Macky Sall aux Usa a été une occasion renouvelée pour Usapeec de faire du lobbying, pour pénétrer le marché sénégalais. Malheureusement, si les américains s’installent, c’est plus de 10 000 emplois qui risquent de disparaitre, si l’on en croit les provendiers sénégalais.


Filière avicole : 10 000 emplois risquent de disparaitre
A l’occasion de la dernière visite du chef de l’Etat aux Etats Unis, des contacts ont été noués. Et des industriels américains, dont un des géants mondiaux dans l’exploitation de produits avicoles, établi à Atlanta, en l’occurrence, l’Usapeec (Instance fédérale d’exploitation de produits avicoles), a mené une opération de charme, en direction des autorités sénégalaises. Fort de son rayonnement mondial, en matière de production, d’exploitation et de distribution du poulet américain, l’Usapeec est dans une dynamique de séduction du marché sénégalais. Elle en a même profité pour se servir des journalistes sénégalais qui ont fait le déplacement à Atlanta, pour vanter ses mérites dans le domaine de l’exploitation du poulet américain. Aussi, profitant de l’occasion, cette firme américaine a-t-elle manifesté son désir d’investir le marché sénégalais, porte d’entrée des autres marchés du continent africain. « L’intention de pénétrer le marché africain, en passant par le Sénégal d’où partiraient les convois de poulets est, en somme, l’appât que l’Usapeec veut utiliser, pour s’installer chez nous », confie un des 8 provendiers établis à Dakar. Et de confier que la filière avicole est, depuis 2005, avec l’arrêt des importations de poulets, dans une dynamique de développement. En témoigne, les 10 000 emplois directs créés dans la filière, selon les données officielles qui font abstraction des milliers d’emplois indirects qui accompagnent les professionnels. Pour le moment, les professionnels américains du poulet sont dans une logique qui, si elle aboutit, sonnera la mort certaine de la filière du poulet sénégalais. Le cas échéant, ce sont des entreprises spécialisées dans la production de poussins, l’exploitation, mais aussi, la commercialisation du poulet sénégalais qui vont disparaitre. De même que celles actives dans la production d’aliments, communément, appelées provendiers qui risquent de mettre la clé sous le paillasson.
De plus, des professionnels sénégalais qui ont décidé de révéler toutes les manigances du géant américain du poulet, ont certifié que dans son opération de charme, l’Usapeec entend faire du Sénégal un déversoir de cuisses de poulets congelés. Or, tout le monde sait que les cuisses ne font pas partie des parties nobles du poulet, en ce sens que c’est le lieu de concentration de graisses et autres activants du cholestérol. A ce titre, nous risquons, non seulement de perdre nos jeunes installations industrielles, les emplois avec, mais à terme, c’est la préférence nationale qui va en prendre un sérieux coup.
Moussa DIA
REWMI QUOTIDIEN

Jeudi 4 Octobre 2012 - 04:22



1.Posté par pat le 04/10/2012 10:05
cela rejoint le problème de la vente des terres agricoles aux étrangers. Pourquoi laissez les Américains vous envahir avec des poulets élevés avec des aliments aux OGM, vous vendre de la viande de merde, faire perdre des milliers d'emplois au Sénégal? C'est un combat qui doit être mener au Sénégal aussi bien contre les USA / la CEE et tout autre pays . Le protectionisme doit être appliqué dans le cas présent

2.Posté par Gaby le 04/10/2012 11:02
La filière avicole, bien que placée dans une dynamique de développement, ne profite qu’à ces groupements d’importateurs de poussins (chairs et pontes) , d’œufs à couver . Les consommateurs sénégalais ne gagnent rien dans cette affaire et deviennent tout le temps la victime de ces spéculateurs commerçants . Il est donc nécessaire de libéraliser le cadre de manière à entrainer les animateurs de cette filière à revoir leur prix à la baisse

3.Posté par fagor le 04/10/2012 13:15
LES ANCIENS GOUVERNANTS ONT SU RESISTER A CES APPELS ET PRESSIONS DES AMERICAINS. QUE FERONT MAKY ET COMPAGNIE? SAURONT ILS RESISTER? PAR CONTRE GABY ON NE PEUT PAS LIBERALISER QUAND ON EST PAS PRÊT. LES AMERICAINS NE S ATTAQUENT A UN MARCHE QUE LORSQU ILS SONT EN POSITION DE FORCE. NOUS RISQUONS COMME LE FAIT COMPRENDRE L ARTICLE D ETRE REDUITS EN CONSOMMATEURS DE POULETS MADE IN AMERICA. PERSONNE NE PEUT FAIRE FACE A LEUR SYSTEME DE DUMPING. ON NE POURRA PLUS PRODUIRE DU POULET CHEZ NOUS ILS SERONT TROP CHERS DONC INVENDABLES
http://rewmi

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