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France:Martine Aubry élue avec 42 voix d'avance à la tête d'un PS déchiré

le Samedi 22 Novembre 2008 à 14:13 | Lu 1159 fois

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C'est le camp Royal qui le premier s'était déclaré victorieux. Mais c'est bien la maire de Lille Martine Aubry que les militants ont élue à la tête du PS, vendredi soir, la direction l'a finalement reconnu, près de 8 heures après le vote : Martine Aubry l'emporte avec 50,02% des voix, ce qui correspond à un écart de 42 voix seulement sur 137 000 votes. Chez les partisans de l'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal, on évoque des fraudes, et on affirme du coup « ne pas vouloir se faire voler la victoire ». L'affrontement menace, après la tension et le suspense. Un Conseil national sera convoqué pour tenter de résoudre la crise.


France:Martine Aubry élue avec 42 voix d'avance à la tête d'un PS déchiré
Ce que tous les militants socialistes redoutaient a donc fini par se produire : une guerre des chefs qui tourne au pugilat.
C'est le camp Ségolène Royal qui a tiré le premier, revendiquant très tôt la victoire, et parlant ensuite d'un écart qui se resserrait mais restait en faveur de l'ancienne candidate à la présidentielle.

Mais dans l'entourage de Martine Aubry on est formel, c'est bien la maire de Lille, et mère des trente-cinq heures, que les adhérents du PS ont élue à leur tête à l'issue d'un second tour extrêmement serré ; dans la nuit on parle encore d'une différence de quelques centaines de voix, il s'avèrera que le vote s'est finalement joué... à 42 voix près !

Pendant une partie de la nuit, les sympathisants des deux camps se sont apostrophés aux abords de la rue de Solférino, siège du PS.
Huit heures plus tard, la direction du parti rend finalement son verdict, et c'est bien Martine Aubry qui devient la nouvelle Première secrétaire du PS, mais avec seulement 50,02% des voix. Elle bénéficiait pourtant d'un avantage certain sur le papier, avec le ralliement du troisième candidat, le député européen M. Benoît Hamon. Mais l'aura de Ségolène Royal continue manifestement de lui attirer de très nombreux militants, qui font fi des consignes de vote.
Contestations, accusations et noms d'oiseaux vont donc encore fleurir d'ici la réunion du Conseil national, destiné à réosudre la crise. Il est à craindre que loin de clarifier la situation, le vote de vendredi n'ait finalement fait que déchirer le PS encore un peu plus.

Source:RFI

Samedi 22 Novembre 2008 - 14:13




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