Gestion 'défectueuse' du Sénégal : Jacques Habib Sy indexe l’âge avancé de Wade

le Vendredi 25 Juillet 2008 à 03:24 | Lu 1099 fois

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Gestion 'défectueuse' du Sénégal : Jacques Habib Sy indexe l’âge avancé de Wade
Le décret 2008-419 portant nomination du président du Sénat pour diriger le Congrès du Parlement au grand dam de l'Assemblée nationale, dont les représentants sont élus au suffrage universel national, est-il un retour à la case départ, pour la démocratie au Sénégal ? En tout cas, c'est le sentiment de Jacques Habib Sy sur la prééminence du Sénat sur l'Assemblée nationale.

Source : Le Matin

Réagissant à ce débat qui fait rage, le patron de l'Ong Aid Transparency que nous avons joint au téléphone hier a qualifié l'acte «d'anticonstitutionnel» «Tout le monde se pose la question de la préséance du Sénat sur l'Assemblée nationale. On n'a jamais vu dans aucun pays du monde les députés qui sont des élus du peuple se ranger derrière le Sénat», déclare-t-il. Trouvant cela «condamnable», notre interlocuteur dira que ça prouve encore le «caractère ambigu» de l'Assemblé nationale telle qu'elle se présente aujourd'hui. C'est pourquoi il pense que le président Abdoulaye Wade amène les Sénégalais au concept de « parti-Etat.» Pour M. Jacques Habib Sy, le rubicond vient d'être franchi au Sénégal avec cette énième violation de la Charte fondamentale du pays.

C'est pourquoi M. Sy estime qu'on est arrivé maintenant à une phase où le peuple sénégalais est en droit de savoir si l'homme qui est à la tête de son pays est à même de continuer à le diriger encore. Du coup, évoquant l'âge du président de la République, le dirigeant de Aid Transparency se demande si Me Absoulaye Wade «dispose de toutes ses facultés physiques et mentales. » La raison, pour lui, est que le chef de l'Etat ne fait que s'illustrer du jour au lendemain à travers des actes «impopulaires» et des «promesses non tenues.» À ce propos, il déclare que «le président fait trop de promesses.

D'ailleurs, il a qualifié l'homme comme une «véritable moulinette à promesses.» «Il dit (Wade) une chose, c'est le contraire demain. Tantôt il est à droite, tantôt à gauche», déplore-il. À propos de la modification de l'article 27 relatif au mandat présidentiel, M. Sy soutient que l'argument avancé par les autorités est cousu de fil blanc. À l'en croire, il suffit qu'un amendement soit introduit pour changer le cours des choses, en rendant la loi rétroactive.


Vendredi 25 Juillet 2008 - 03:24