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Gilles Delafon sur 'Une vie pour l'Afrique' : 'l'objectif du livre, c'était d'amener Wade à dire sa vérité sur des questions brûlantes'
Continuateur de l'ouvrage ''Une vie pour l'Afrique'' commencé par Jean Marc Kalflèche, Gilles Delafon est conscient de toutes les interprétations que les lecteurs peuvent faire de cette initiative de s'associer à l'écriture d'un livre pour un président en exercice.
Source : African Global News Dans cet entretien avec l'envoyé spécial de l'APS à Paris, il a affirmé que l'expérience lui a été ''très bénéfique'' avec l'opportunité qui lui était ainsi donnée de recueillir le point de vue du président Abdoulaye Wade sur certains ''dossiers chauds'' dans son pays, sur l'Afrique et sur l'itinéraire d'un Africain qui ''résume 50 années d'histoire du continent africain''. QUESTION : Pourquoi le choix s'est porté sur votre personne pour terminer le livre d'entretiens entre Me Wade et Jean Marc Kalflèche ? GILLES LAFON : Me Wade a choisi de faire ce livre avec un de ses amis journalistes français, Jean-Marc Kalflèche, aujourd'hui décédé . En ce moment, Me Wade était encore un opposant très célèbre au Sénégal. Par fidélité pour son ami et parce qu'il tenait à dire certaines choses sur son itinéraire personnel, il fallait trouver un journaliste et c'est le hasard qui m'a mis sur la route de cette aventure. Je connaissais très peu le Sénégal et je ne connaissais pas le président Wade. Nous avons été mis en contact par l'éditeur. Q : On peut s'interroger sur l'identité d'un livre d'entretiens, l'intervieweur ou l'interviewé ? R : Soyons clairs, il ne faut aller chercher loin, ce n'est pas mon livre mais celui du président Wade. C'est lui qui l'a commencé avec Jean-Marc Kalflèche. Il a mené les débats, vous le connaissez certainement mieux que moi, c'est quelqu'un qui est dans la politique depuis assez longtemps pour ne pas subir un débat. Simplement, il a besoin de quelqu'un pour le relancer. Et ce que j'ai exigé de lui, qu'on puisse parler de tout, il a accepté que je lui pose toutes les questions possibles mêmes les plus gênantes. Q : Si ce n'est pas votre livre, on peut s'interroger sur ce que vous avez tiré de cette expérience ? R : Le président Wade avait un message à adresser aux Africains et au-delà au monde entier, il fallait qu'il le sorte en l'expliquant très clairement aux gens à travers quelqu'un, moi, qui ne maîtrise pas bien certains dossiers. Et pendant ces entretiens, moi ce que j'ai retenu pour quelqu'un de pas si jeune, j'ai trouvé une forme de modernité et d'enthousiasme dans sa façon d'aborder les choses qui est incroyable. Et dans son livre, il a tracé plus de 50 années d'histoire de l'Afrique, il résume tout un itinéraire, du panafricanisme de (Kwame) Nkrumah jusqu'à aujourd'hui avec l'idée des Etats-Unis d'Afrique pour faire face à la mondialisation. Sur le plan personnel, en tant que journaliste, est-ce que vous connaissez des journalistes qui refuseraient d'avoir un accès aussi privilégié avec quelqu'un qui est un élément de l'histoire de l'Afrique ? Q : Vous venez de reconnaître que vous ne connaissez pas bien les sujets développés, n'y-a pas t-il un risque de passer à côté des questions essentielles ? R : Evidemment, il y a un risque. C'est quelqu'un qui est un fin politique, à qui on ne peut pas faire dire ce qu'il ne veut pas dire. Et qui sait se jouer de la presse. Il a aussi un discours d'une rare franchise. Au bout d'un moment, j'avais cette peur-là mais cela m'a obligé de me plonger dans des livres écrits ces derniers temps sur le Sénégal souvent très violents, accusateurs contre le président Wade. Et j'ai pu lui poser des questions sur ces accusations et ou entre guillemets ces vérités et nous avons eu des rapports très francs. Q : L'autre risque, c'est la crainte d'avoir fait une hagiographie de Me Wade à travers cet ouvrage ? R : C'est le risque puisque c'est son livre et c'est lui qui menait les débats. Mais je crois que nous avons parlé de tout, même si je ne suis pas d'accord sur tout ce qu'il dit. Il faut reconnaître que je l'ai trouvé très franc et juste dans ses réponses. Il est vrai qu'on peut craindre d'être en train de défendre sa cause. J'espère l'avoir fait de la façon la plus honnête possible en l'interrogeant sur des dossiers parfois très sensibles comme celui de l'ancien Premier ministre incarcéré puis libéré (Idrissa Seck), l'assassinat d'un juge constitutionnel (Me Babacar Sèye), du passage à tabac d'un jeune opposant (Talla Sylla), du scandale de l'Afrique Aide l'Afrique, du naufrage du bateau Le Joola, etc. Mais après tout, je ne suis pas un accusateur public. Le but c'était de l'amener à dire sa vérité sur toutes les questions brûlantes, on pourra toujours dire que nous ne sommes pas allés assez loin. Personnellement, ça m'a permis de saisir la vision de l'Afrique et la vision d'un Africain qui compte dans les problèmes de la mondialisation actuelle. Je garderai un souvenir de lui, il m'a fait saisir et comprendre par des mots simples et un dessin sur une carte lors d'une rencontre dans sa résidence de Popenguine, de l'isolement du continent africain dans le commerce mondial. Jeudi 15 Mai 2008 - 23:21
Vendredi 16 Mai 2008 - 13:24
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Brèves
24/02/2008
14:30
Agriculture : Le savoir-faire sénégalais exposé à Paris
Le savoir-faire sénéglais est présent sous différents aspects au Salon international de l'agriculture de Paris (SIA) qui s'est ouvert samedi à Paris. Le Sénégal est représenté à ce grand rendez-vous de l'agriculture française et mondiale, par une délégation conduite par le ministre de l'Agriculture et de l'Elevage en partenariat avec l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture du Sénégal (UNCCIAS).
24/02/2008
14:16
Le Synpics s'installe chez Madiambal
Les travailleurs du groupe Avenir communicateur ont récemment mis sur pied une section syndicale affiliée au Syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (Synpics). L'installation de cette section s'est déroulée dans les locaux du groupe sous la supervision de deux membres du bureau exécutif national (Ben) du Synpics, au cours d'une assemblée générale, précise un communiqué reçu à l'APS. |
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