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Injures publiques : Le procès opposant Aïda Mbodj à « Week-end » renvoyé...

le Mercredi 7 Janvier 2009 à 04:53 | Lu 2073 fois



Injures publiques : Le procès opposant Aïda Mbodj à « Week-end » renvoyé...
L’affaire opposant Aïda Mbodj et le magazine « Week-end » est loin de connaître son épilogue. Le tribunal correctionnel a ordonné un renvoi ferme au 19 février prochain pour plaidoiries. La députée libérale se sentait être injuriée publiquement dans l’une des parutions du magazine « Week-end ».

Source : Le Soleil


La députée libérale tient toujours à aller au bout des dossiers judiciaires qui l’opposent au magazine « Week-end » édité par le groupe « Avenir communication » et à l’hebdomadaire le « Témoin ». Elle reproche au premier groupe cité de l’avoir injuriée publiquement. Dans sa livraison n° 059 de la semaine du 8 au 14 août 2008, le magazine « Week-end » a, avec une photo de la dame en page de couverture, titré : « Vie privée/vie publique : les dessous de Aïda Mbodj ».

Aïda Mbodj n’a pas non plus aimé certains passages de l’article incriminé en page 26 : « Jadis au Parti socialiste, elle fait office de porteur d’eau. Quel est son secret ? Comment a-t-elle fait pour monter si rapidement les marches bleues ? Que cache sa vie de femme ? » Selon la plaignante, ces propos sont des insinuations malveillantes de nature à jeter le discrédit sur sa personne, car un lecteur peut vite en déduire qu’elle a eu recours à des secrets de femmes pour accéder aux fonctions qu’elle a occupées dans le pays. Il est aussi écrit : « A la loupe, elle présente plutôt un Cv parsemé de blancs ? Une vie sentimentale d’actrice de Telenovela et une carrière politique remplie de reniements inavouables et de revirements politiciens ». Il en est de même de ses trois divorces interprétés ainsi à la page 31 de ladite livraison : « Aïda Mbodj...aurait laissé filer sa vie amoureuse sur la mode des montagnes, des unions calculées pour se tirer d’affaire et échapper ainsi aux contingences... ». Selon la plaignante, les auteurs de cet article ont volontairement tu les raisons de ses trois divorces. A son avis, l’article en question est ponctué d’expressions outrageantes, de mépris et d’invectives ne renfermant l’imputation d’aucun fait. C’est pour ces raisons qu’Aïda Mbodj a jugé utile de déposer une plainte pour injures publiques contre Mame Saye Diop, Pape Samba Diarra et Madiambal Diagne respectivement auteur de l’article incriminé, directeur de publication du magazine « Week-end » et administrateur du groupe Avenir Communication, éditeur dudit magazine. Devant les enquêteurs, Mame Saye Diop a nié s’être focalisée sur la vie privée d’Aïda Mbodj, comme celle-ci l’a fermement soutenu. Selon la journaliste, son enquête a été menée de façon générale et équilibrée sur la personnalité publique de la député libérale. En parlant de la vie politique de la plaignante, son objectif n’était pas de porter un jugement sur elle ou sur ses compétences, disait la journaliste. Elle niait avoir mis en doute les compétences d’Aïda Mbodj ou une quelconque corrélation de ses fonctions étatiques avec sa vie de femme. Pape Samba Diarra a précisé, qu’à travers cette enquête, il n’y avait aucune intention de nuire à la plaignante. Le directeur de publication du magazine « Week-end » avait déclaré à l’enquête que si celle-ci trouve le titre de l’article et le contenu insultant, c’est parce qu’elle ne s’est peut-être pas arrêtée sur les subtilités de la langue française. Car, selon lui, il est fréquent dans la presse qu’on parle des « dessous d’une affaire ». Tout cela pour dire que quand ils choisissaient ce titre à la une, ils ne se sont aucunement arrêtés sur sa nature de femme mais sur sa personnalité publique. M. Diarra a par ailleurs précisé que leur hebdomadaire n’a jamais cherché à nuire Aïda Mbodj ni à l’injurier sous quelque forme que ce soit. En sa qualité d’administrateur général du groupe « Avenir Communication », Madiambal Diagne avait reconnu à l’enquête être civilement responsable des activités du magazine « Week-end ». Il a précisé que dans l’article incriminé, les journalistes s’étaient entourés de toutes les exigences professionnelles. Sur demande de la défense cette fois-ci, le tribunal correctionnel a ordonné un renvoi ferme jusqu’au 19 février pour plaidoiries.


Mercredi 7 Janvier 2009 - 04:53