Lien recommandé ‘’J’ai dit ici que je ne serai jamais d’accord avec le Nepad qui promeut l’esprit de mendicité’’, a dit M. Jammeh, en référence à la demande de financement adressée aux pays du G8 pour le projet.
Le chef de l’Etat gambien s’exprimait ainsi dans un discours prononcé à l’occasion de la célébration du 14-ème anniversaire de la ‘’révolution’’ du 14 juillet 1994 qui l’a porté au pouvoir. La manifestation a eu lieu en présence des Premiers ministres du Sénégal, Cheikh Hadjibou Soumaré, de celui de la Guinée Conakry, Ahmed Tidiane Souaré, ainsi que de nombreux diplomates étrangers.
Lancé en 2001, le Nepad, construit autour de huit secteurs prioritaires (agriculture, éducation, santé, infrastructures, énergie, environnement, nouvelles technologies, accès aux marchés extérieurs), tarde à être mis en oeuvre.
M. Jammeh a, dans la même lancée, rejeté le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), une initiative de l’Ua destinée à évaluer et à promouvoir la bonne gouvernance politique et économique sur le continent.
‘’J’ai refusé d’adhérer au Maep, parce qu’au lieu d’amener la paix en Afrique, il peut être source de conflits’’, a-t-il expliqué.
‘’Imaginez le Tchad en train d’évaluer le Soudan et l’Ethiopie en train d’évaluer l’Erythrée. Est-ce que l’Ua peut juger les chefs d’Etat africain ?’’, a-t-il interrogé.
Six pays africains se sont déjà soumis au processus du Maep, ce volet du Nepad adopté en mars 2003. Quelque 26 pays, représentant 75 pour cent de la population africaine y ont adhéré.
Jusqu’ici, seuls le Ghana, le Kenya, le Rwanda, l’Afrique du Sud et le Bénin ont terminé le processus d’évaluation. Le Burkina Faso, le Nigeria et l’Afrique du Sud sont également sur le point de boucler de leur processus. Assane Diagne (Envoyé spécial à Banjul)