Connectez-vous S'inscrire

KARIM : IL N'Y A PAS D'OPPOSITION AU SENEGAL

le Vendredi 20 Mars 2009 à 21:32 | Lu 2430 fois



Invité de la RFM, le leader de la Génération du concret Karim Wade a montré une autre facette de lui. Son engagement à briguer le suffrage des Sénégalais, sa «maîtrise» des dossiers, la pertinence de son discours ont été tellement manifestes que certains doutent de la pertinence des questions posées. Karim Wade devenant même à un certain moment du débat agressif, offensif et… taquin.


KARIM : IL N'Y A PAS D'OPPOSITION AU SENEGAL
Le chargé de la Communication du fils du Président Cheikh Diallo a choisi le bon moment pour faire parler son candidat. Une sortie très attendue en ces moments marqués par les élections qui ont vu la première participation du leader de la Génération du concret. Cela n’est pas sans rappelle Obama à la veille de la présidentielle américaine. C’est en effet à la veille de la date de clôture de la campagne que le leader de la Génération du Concret a décidé de communiquer au niveau des radios les plus écoutées par les populations. C’est donc deux journalistes, Mamoudou Wone Directeur de publication du journal «L’Obs » et Mamoudou Ibra Kane Directeur de la Rfm qui étaient les représentants des 10 millions de Sénégalais qui voulaient interpeller Karim Wade sur certaines questions concernant la marche du pays. Au terme du débat, beaucoup de questions demeurent cependant sans réponses.
L’essentiel des questions a porté sur sa gestion des 376 milliards de l’Anoci. Par rapport à cela, le fils du Président a confirmé ce que nous disons dans l’une de nos éditions, à savoir que un an après le Sommet de l’Oci Karim Wade était toujours sans bilan en précisant cependant qu’un rapport avait été fait et qu’il sera présenté au Président de la République. Seulement, la question qui n’a pas été posée porte sur le contrôle des fonds. Le fils du Président a réussi sa sortie qui était plutôt une promenade tellement il était à l’aise face à ses invités (précisons que le débat s’est tenu dans son bureau à l’Anoci, au 10 étage de l’immeuble Tamaro). Selon Karim Wade, l’Anoci fait l’objet d’un bilan permanent : » Nous allons présenter le bilan au Président de la République et au Parlement » a-t-il laissé entendre non sans s’interroger sur les raisons qui empêchent les Sénégalais d’exiger un compte rendu sur sa gestion du Sommet . Le rapport financier est prêt révèle t-il. Par ailleurs, pour démontrer la transparence qui existe dans la boîte qu’il dirige, le leader de la Génération du concret a précisé que la Raddho dirigée par Alioune Tine, le Forum civil de Mamadou Mbodji, le Secteur privé, Abdoulaye Diop, le Ministre de l’Economie, le Sénat, l’Assemblée Nationale et le Contrôle Financier sont présents dans le Conseil de Surveillance de l’Anoci. Selon Karim, l’audit est permanent et ce sont les bailleurs de fonds qui surveillent la gestion des fonds alloués. Très sûr de lui, le Président de l’Anoci estime que sa structure est l’une des Agences les mieux gérées dans ce pays et cela le Fmi l’a reconnu. Tout est beau dans le discours. Mais Karim Wade n’ignore pas que le rapport qui sera présenté au Président et soumis à l’appréciation du Peuple sénégalais ne sera crédible que s’il est fait par des organes de contrôle indépendants. Le Contrôle financier, l’Ige, la Cour des Compte sont tous des organes dépendants directement de la Présidence de la République. Il faut par compte lancer un appel d’offre international pour avoir un Cabinet d’Audit indépendant présentant un rapport exhaustif sur la gestion des 376 milliards de l’Anoci. C’est seulement en ce moment que les Sénégalais seront convaincus de la bonne gestion et de la transparence de l’Anoci.
Karim Wade a été aussi clair dans sa convocation par Macky Sall à l’Assemblée Nationale. «Je n’ai jamais refusé de me présenter à l’Assemblée Nationale. Macky le sait. Le président de l’Assemblée Nationale n’avait tout simplement pas respecté les procédures » soutien-t-il. Et le leader de la Génération du concret d’avancer que « aller à l’Assemblée Nationale est une chose formidable».
Par rapport au Président, Karim déclaré qu’il est intransigeant quand il s’agit de malversations.
On notera qu’aucune question n’a été posée sur le retard dans la livraison des hôtels. Et pourtant c’était là une question essentielle à laquelle Karim Wade devait répondre. Par contre, sa réponse a été pertinente sur l’utilité des travaux qui ont généré de nombreux emplois. Par ailleurs, Karim a souligné qu’aujourd’hui, beaucoup de bailleurs de fonds arabes se précipitent pour faire des prêts au Sénégal. Le Pds, c’est son premier foyer politique. «J’ai grandi dans le Pds. Je me suis battu pour la victoire de Me Wade en 2000 » a-t-il soutenu tout en précisant n’être membre d’aucune structure. Le cas Pape Diop a été évoqué également. Et le fils du Président Wade a déclaré que Pape Diop est son ami.
Selon Karim, le maire sortant de Dakar a servi «loyalement» le Président de la République. «Il est la tête de liste. Pape Diop et moi travaillons avec intelligence. Il est l’ami de la famille. C’est mon oncle » a tenu à préciser .le leader de la Génération du concret. Il en a profité pour souligner que sa structure est un «mouvement qui grossit et s’organise». Après les élections son Mouvement sera «organisé», «structuré». Sur sa maîtrise de la langue Wolof, une ou deux questions auraient dues être posées dans cette langue pour que les Sénégalais sachent si oui ou pas Karim parle le Wolof. Là, i tout le monde est restés sur sa faim. Et le Jet privé ? Est-il marié avec qui ? Son patrimoine ? Autant de questions que les Sénégalais attendaient.
De plus, Karim Wade, sans détour à levé le voile sur ses ambitions de succéder à son père. Et selon lui, il y a «de grande démocratie dans le monde où le fils a succédé à son père ». A en croire le leader de la Génération du concret, le suffrages se dérouleront dans la transparence. Et son ambition de faire de la Génération du concret un mouvement « fort » au Sénégal reste maintenant sans ambiguïté. Karim Wade dit n’avoir peur de personne parce que pense-t-il «chacun va se battre et les sénégalais vont choisir ». Le retour de Idrissa Seck a été au cœur du débat, mais le fils du Président Wade estime qu’il n’est pas celui qui doit décider du retour d’Idrissa Seck. Mais le plus révélateur dans l’interview de Karim : Je suis un gagnant. Je suis quelqu’un qui dans la vie n’a jamais perdu. Pour moi, il n’y a pas de défaite possible ». Le non-dit est bien dit...

Vendredi 20 Mars 2009 - 21:32




Dans la même rubrique
< >

Vendredi 3 Septembre 2010 - 11:45 MAROC : Quand les islamistes traînent la police devant la justice

Vendredi 3 Septembre 2010 - 11:15 Kognbi: Korité de folie